Compteurs intelligents d'Hydro-Québec : le gouvernement libéral doit rapidement élargir le débat à la régie de l'énergie
mardi 31 janvier, 2012
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Montréal – Le député de Marie-Victorin et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'énergie, Bernard Drainville, a rendu publique une lettre qu'il a adressée en septembre 2011 au ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, à l'égard du projet des compteurs intelligents d'Hydro-Québec. Le ministre Gignac n'a pas daigné y donner suite.

« Depuis près d'un an, cet important projet d'investissement d'Hydro-Québec suscite la controverse. Le Québec n'en tire pas les bénéfices économiques qu'il devrait puisque la société d'État a écarté des entreprises d'ici en choisissant un fournisseur suisse. Résultat : à peine 75 emplois seront créés alors qu'on aurait pu en créer des centaines. Aujourd'hui, la controverse prend une autre dimension et les gens s'inquiètent des impacts sur leur santé. Tous les motifs sont réunis pour que le gouvernement élargisse le débat à la Régie de l'énergie; il faut intégrer les aspects sociaux et environnementaux pour une décision éclairée », a déclaré Bernard Drainville.

Le député souligne que la politique d'acquisition de biens et de services d'Hydro-Québec est limpide. « Hydro-Québec s'engage à privilégier le recours aux entreprises québécoises tout en s'assurant d'une saine concurrence, […] et à utiliser son pouvoir d'achat pour favoriser le maintien et le développement de l'activité économique du Québec ». « La société d'État n'a pas, de toute évidence, respecté sa propre politique. Les dirigeants d'Hydro-Québec nous doivent toujours des explications », a soutenu Bernard Drainville.

Les gains ne sont toujours pas démontrés

Comme plusieurs intervenants, le Parti Québécois se questionne aussi sur les gains qu'obtiendrait éventuellement la société d'État en procédant au remplacement des compteurs électriques par des compteurs intelligents (lecture à distance). « Il y a peut-être des retombées positives à cette modernisation, mais pour l'instant, les explications d'Hydro-Québec sont peu convaincantes. Qui plus est, comment se fait-il que la société d'État ait donné le contrat pour le remplacement des 3,8 millions de compteurs alors que la Régie de l'énergie n'a toujours pas avalisé le projet? », se questionne le député de Marie-Victorin.

Le ministre Clément Gignac doit sortir de son mutisme

Bernard Drainville trouve par ailleurs inconcevable que le ministre Gignac refuse, jusqu'à maintenant, de prendre ses responsabilités. « En plus de laisser filer le contrat de fabrication, le gouvernement libéral ne répond pas aux inquiétudes des citoyens, exactement comme dans le cas des gaz de schiste. Or, il a le pouvoir de le faire. Nous lui demandons d'exercer ce pouvoir », a-t-il ajouté.

En effet, l'article 73 de la Loi sur la Régie de l'énergie précise que « dans l'examen d'une demande d'autorisation, la Régie tient compte des préoccupations économiques, sociales et environnementales que peut lui indiquer le gouvernement par décret ».

« C'est exactement ce que nous demandons au ministre Gignac : s'assurer que le Québec obtienne les meilleures retombées possibles dans une perspective de développement économique et de développement durable. Pour y arriver, il doit adopter un décret pour élargir le débat à la Régie de l'énergie parce qu'Hydro-Québec n'a pas fait le nécessaire depuis un an pour démontrer qu'elle est sur la bonne voie », a conclu Bernard Drainville.

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