Commission de révision permanente des programmes - Une somme de 3,8 M$ pour tenter de justifier les coupes idéologiques du président du Conseil du trésor
lundi 24 novembre, 2014
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Montréal – À la suite de la publication des premières recommandations de la Commission de révision permanente des programmes, le député de Sanguinet et porte-parole de l’opposition officielle pour le Conseil du trésor, Alain Therrien, juge que la somme investie pour effectuer ce travail idéologique aurait dû l’être ailleurs. Selon lui, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, devrait assumer ses responsabilités au lieu de les faire porter par une commission clairement déconnectée de la réalité.

« Cette commission fait un travail qui devrait être accompli par le président du Conseil du trésor. Cette farce a assez duré; Martin Coiteux doit prendre ses responsabilités, au lieu de comparer ses propositions à d’autres qui sont encore plus déraisonnables. Se distancer de recommandations complètement déconnectées pour faire passer les siennes, qu’il a d’ailleurs déjà annoncées, n’est pas la bonne façon de faire. C’est, ni plus ni moins, un exercice de communication raté; le jupon dépasse », a déclaré Alain Therrien.

Purement idéologique

« Pourquoi avoir ciblé 8 programmes parmi tous ceux du gouvernement? On ne sait pas pourquoi certains ont été visés, alors que d’autres, non. Il n’existe aucun classement global de l’ensemble des programmes. On choisit délibérément de s’attaquer aux régions, au monde agricole et aux familles. Par exemple : pourquoi ne pas avoir abordé le plus important poste budgétaire de l’État, la santé, et l’augmentation de 2,5 G$ de la rémunération des médecins? Ce travail est purement dogmatique, sans analyse d’impact ni prise en compte de la réalité. Qu’entend faire le gouvernement libéral de ces recommandations? », a poursuivi le porte-parole.

Une attaque frontale contre les familles, le monde agricole et les régions

Le député juge par ailleurs le rapport totalement déconnecté de la réalité des familles, du monde agricole et des régions. La commission Robillard propose notamment de geler le développement des places en service de garde, alors qu’il en manque partout au Québec. Elle recommande aussi de couper 300 M$ en agriculture, et près de 1,3 G$ dans les transferts aux municipalités.

« Avec une telle mesure, le gouvernement pellette son déficit dans la cour des municipalités. Lucienne Robillard applique une formule éprouvée par le gouvernement fédéral : le transfert des responsabilités financières à un autre palier de gouvernement. Elle l’a si bien pratiquée lorsqu’elle était au fédéral! Ottawa accumule les surplus budgétaires et, au lieu de s’y attaquer, le gouvernement libéral envoie son propre déficit aux municipalités, qui sont déjà aux prises avec des coupes de 300 M$, et ce, uniquement pour cette année. Le pire, c’est que cela se traduira par des augmentations de taxes pour les contribuables », a ajouté le député.

« Le Québec est en voie de devenir une province canadienne comme les autres. Tous les éléments qui nous distinguent du reste du Canada, comme la souveraineté alimentaire, la décentralisation, les services de garde et l’occupation du territoire, la commission juge qu’ils doivent être coupés », a déploré Alain Therrien.

« Les recommandations de Lucienne Robillard sont aux antipodes du principe de la souveraineté alimentaire et de l’importance de l’agriculture dans l’économie. Nous serons aux côtés des agriculteurs pour défendre la place qu’ils doivent occuper dans la relance économique », a conclu le porte-parole de l’opposition officielle.

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