Chute de l’immigration francophone - L’immobilisme libéral nuit au français
vendredi 27 octobre, 2017
Facebook
Twitter

Québec, le 27 octobre 2017 – La porte‑parole de l’opposition officielle pour la Métropole ainsi qu’en matière d’immigration et de communautés culturelles, Carole Poirier, se désole des derniers résultats présentés par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) concernant l’accueil d’immigrants francophones. En 5 ans, leur proportion a radicalement baissé, passant de 62 % à 42 %. Mme Poirier réclame des mesures concrètes pour renverser immédiatement cette tendance.

 

EN BREF

  • Le Parti Québécois déplore le déclin du nombre d’immigrants ayant une connaissance du français avant leur arrivée.
  • Nous demandons que 100 % des immigrants sélectionnés maîtrisent le français à leur arrivée au Québec.
  • Nous souhaitons également que les réfugiés puissent profiter d’une période de francisation et d’adaptation rémunérée.

 

« Les chiffres présentés hier par le MIDI sont un constat d’échec pour le gouvernement libéral. De toute évidence, une tendance aussi lourde ne sera pas renversée par les changements mineurs que le ministère a apportés à la grille de sélection des nouveaux arrivants. D’ailleurs, de son propre aveu, il ne pense pas être en mesure de renverser cette tendance à court terme. Qu’est-ce que cela signifie? Que nous chuterons sous la barre des 40 % l’année prochaine? Et ensuite sous les 35 %? Si on se fie à la tendance depuis 5 ans, sans qu’aucun geste ne soit fait pour la renverser, c’est une possibilité. Pourtant, la première cause du déclin du français, notamment à Montréal, est l’échec de la francisation de nos immigrants », a souligné Carole Poirier.

 

« Pour renverser la vapeur, le Parti Québécois souhaite atteindre l’objectif de francisation 100 %. Pour cela, nous proposons d’assurer que chaque travailleur qualifié sélectionné ainsi que sa conjointe ou son conjoint aient une connaissance intermédiaire ou avancée du français. Nous souhaitons également que les réfugiés puissent profiter d’une période de francisation et d’adaptation rémunérée. C’est ainsi que nous assurerons la pérennité de notre langue », a‑t‑elle renchéri.