Changements climatiques : Le Parti Québécois a un plan solide pour s’y attaquer, tout en développant l’économie
vendredi 20 octobre, 2017
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Québec, le 20 octobre 2017 – Le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Sylvain Gaudreault, et le porte-parole en matière d’économie, Alain Therrien, ont présenté le plan solide du Parti Québécois pour allier croissance économique et lutte contre les changements climatiques.

EN BREF

Le Parti Québécois a un plan solide pour s’attaquer aux changements climatiques tout en développant notre économie. Ce plan comporte 4 objectifs principaux :

  • Tirer un meilleur parti du marché du carbone;
  • Développer l’accès au capital pour les entreprises;
  • Miser sur le développement de la recherche et de l’innovation;
  • Faire de l’État un stratège et un transformateur.

« Le gouvernement libéral parle d’environnement, mais n’a rien fait rien de nouveau depuis 2014 pour lutter contre les changements climatiques. Du côté de la CAQ, on ne se préoccupe tout simplement pas d’environnement. Au Parti Québécois, nous avons mis sur pied, grâce à des consultations avec les représentants de plusieurs secteurs industriels, un plan solide pour s’attaquer aux changements climatiques tout en développant notre économie », a déclaré Sylvain Gaudreault.

Le porte-parole soutient que lorsque les GES ont diminué, sous le gouvernement libéral, c’est parce que des usines ont fermé. C’est notamment le cas de plusieurs émetteurs importants, comme la raffinerie de Shell dans l’est de Montréal, et Norsk Hydro et la centrale de TCE, à Bécancour. « Du côté du Parti Québécois, on ne veut pas fermer des usines pour réduire nos émissions de GES; on veut augmenter les investissements pour les moderniser et mettre en place les protocoles nécessaires pour que les améliorations environnementales de nos entreprises deviennent des sources de revenu pour elles! », a-t-il poursuivi.

Le Parti Québécois est favorable à la prolongation du marché du carbone après 2020. Cependant, il veut s’attaquer aux fuites de capitaux vers les États-Unis que le gouvernement libéral refuse de reconnaître. « Plutôt que de payer des millions de dollars en taxe sur le carbone pour acheter le droit de polluer tout autant, nous voulons permettre à nos entreprises d’investir cet argent dans l’optimisation de leurs procédés et dans l’innovation technologique, ce qui améliorera réellement leur bilan carbone ainsi que leur rendement commercial », a de son côté indiqué Alain Therrien.

« Actuellement, les entreprises québécoises ne peuvent pas monnayer leurs réductions de GES, comme le fait la Californie avec l’émission de crédits compensatoires. Par exemple, le gouvernement libéral ne profite pas de la captation de carbone dans notre secteur forestier pour vendre sur le marché nos propres gains environnementaux. Nous visons aussi l’instauration d’un crédit d’impôt à la commercialisation qui s’appliquerait en extension du crédit d’impôt à la recherche et au développement », a poursuivi le porte-parole.

« Nous voulons en outre cibler certains domaines clés de la transition énergétique et soutenir financièrement quelques joueurs pour qu’ils deviennent des champions internationaux dans ces domaines, exportent leur savoir-faire et conquièrent des marchés internationaux. Nous mettrons en place une veille technologique constante par secteur industriel pour identifier les meilleures technologies faibles en carbone commercialisables. De plus, nous voulons que chaque secteur industriel puisse profiter d’un centre de recherche en transformation des procédés, et ce, afin de moderniser notre économie à moyen et à long termes. Enfin, l’État doit donner l’exemple. Nous proposons que les ministères, organismes, réseaux public et parapublic et municipalités adoptent des critères dans les appels d’offres publics favorisant l’acquisition de technologies propres », a indiqué Sylvain Gaudreault.