Bureaux régionaux d’Investissement Québec - La CAQ maquille la réalité, dénonce le Parti Québécois
mardi 25 août, 2020
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Québec, le 25 août 2020 – Le député de Rimouski et porte-parole du Parti Québécois en matière de
développement régional et de ruralité, Harold LeBel, ainsi que le député de René-Lévesque et
porte-parole pour les PME, Martin Ouellet, dénoncent une entourloupette de la CAQ, qui tente de faire
croire à la population que les bureaux d’Investissement Québec (IQ) en région sont pleinement occupés,
fonctionnels, et qu’ils répondent adéquatement aux besoins des entrepreneurs du Québec.

EN BREF

  • La CAQ tente de faire croire que les bureaux régionaux d’IQ sont bien pourvus en personnel,
    mais la réalité est tout autre.
  • Alors que nos entrepreneurs, dans toutes les régions, ont besoin d’appui, le gouvernement
    devrait d’abord s’assurer de leur donner l’heure juste au lieu de maquiller les faits à son
    avantage.
  • La ministre Marie-Eve Proulx doit fournir des explications et rétablir la vérité quant au nombre
    réel d’employés œuvrant dans les bureaux régionaux d’IQ.


« En consultant le site Web d’Investissement Québec, on pourrait croire qu’un grand nombre de
fonctionnaires sont déployés dans les bureaux régionaux, au service exclusif des entrepreneurs de nos
régions. Or, un examen approfondi permet de constater que mis à part les employés des bureaux de
Montréal et de Québec, la vaste majorité d’entre eux sont rattachés à plus d’un bureau », a d’abord fait
savoir Martin Ouellet.


« Autrement dit, les gens désignés comme intervenants régionaux ne sont pas physiquement présents
dans les bureaux pour accueillir les entrepreneurs. On ne peut donc pas, en toute honnêteté, les
compter parmi les fonctionnaires déployés dans les régions », a enchaîné son collègue de Rimouski.
En analysant attentivement les données des pages Web du réseau régional d’IQ, les députés et
conseillers politiques du Parti Québécois ont en effet pu déterminer qu’une même personne pouvait être
associée à 12, à 16, voire jusqu’à 23 bureaux. Une autre ferait partie de l’équipe régulière dans
12 régions différentes, lesquelles comptent souvent plus d’un bureau.


« À Montmagny, par exemple, on pourrait croire que 5 personnes occupent à temps plein le bureau et
sont disponibles pour nos entrepreneurs. Mais, en réalité, une seule semble y avoir sont port d’attache
régulier. Même chose à New Carlisle : un seul employé se consacre uniquement à ce bureau, alors que
la page Web parle de 7 personnes. Idem à Val-d’Or, à Chandler… Quant au bureau de Drummondville, il
partage 9 de ses 12 employés avec celui de Victoriaville », a entre autres remarqué le député de
René-Lévesque.


Constatant cela, Harold LeBel a donc beaucoup de questions pour la ministre déléguée au
Développement économique régional, Marie-Eve Proulx. « Pourquoi tenter de faire croire aux Québécois
en général, et aux entrepreneurs en particulier, que les bureaux régionaux d’IQ comptent plus
d’employés qu’en réalité? Pour camoufler les effets néfastes de la disparition des antennes régionales
du ministère de l’Économie et de l’Innovation? Parce que ça paraît mieux? Et quels ont été les
avantages de la refonte d’IQ, à la lumière de tout ceci? »


« Chose certaine, les fonctionnaires d’IQ ne sont pas adéquatement déployés sur le territoire. Dans les
faits, quelle est la part de pouvoir décisionnel se trouvant réellement en région? C’est important que les
Québécois le sachent », a conclu Martin Ouellet.

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