Bureaux de scrutin dans les cégeps et universités : « Le gouvernement doit reconsidérer sa position et permettre aux jeunes de voter en plus grand nombre lors des prochaines élections » - Mathieu Traversy
vendredi 8 juin, 2012
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Québec – Le député de Terrebonne et porte-parole de l'opposition officielle pour la jeunesse et les affaires étudiantes, Mathieu Traversy, demande au gouvernement de Jean Charest de reconsidérer sa position et de permettre aux jeunes de pouvoir voter dans leur établissement d'enseignement lors de la prochaine élection.

« Ça fait plusieurs années que le Parti Québécois a mis de l'avant cette proposition pour faciliter le vote des jeunes. Mesure qui fait d'ailleurs consensus auprès d'une majorité d'organisations dont les ailes jeunesse de tous les partis politiques, y compris celle du Parti libéral. Il est déplorable que seul le gouvernement de Jean Charest s'objecte à cette mesure qui permettrait de hausser le taux de participation des jeunes aux élections d'autant plus que le Directeur général des élections a confirmé que la proposition pourrait être réalisée lors du prochain scrutin », a souligné Mathieu Traversy.

« Il est de notre responsabilité à titre d'élus de favoriser la participation de tous les électeurs aux élections y compris celle des plus jeunes. Il existe déjà des incitatifs similaires pour faciliter le vote des « snowbirds », des militaires, des détenus et dans quelque 700 résidences pour personnes âgées et CHSLD. Pourquoi ne pas en faire autant dans les cégeps et les universités quand on sait que plusieurs étudiants ont quitté leur région d'origine afin de poursuivre des études supérieures? », a ajouté le député de Terrebonne, en faisant référence à la lettre de Léo Bureau-Blouin et Pier-André Bouchard St-Amant publiée ce matin dans Le Devoir.

« Jean Charest, responsable des dossiers jeunesse, a le devoir de donner tous les outils nécessaires aux étudiants du Québec afin qu'ils puissent participer à notre vie démocratique. Lors des dernières élections, en novembre 2008, le taux de participation des 18-24 ans n'a été que de 41,2 %. C'est moins de un jeune sur deux qui s'est prévalu de son droit de vote. Le premier ministre a dit que la crise étudiante allait se régler aux urnes. Il doit cesser de s'objecter, laisser de côté la partisanerie et donner les moyens aux jeunes de participer en plus grand nombre », a conclu Mathieu Traversy.