Budget Bachand 2012-2013 : un gouvernement incompétent qui perpétue l'injustice
mercredi 21 mars, 2012
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Québec – « Gouverner, c'est choisir. Le gouvernement libéral a fait le choix de taxer les contribuables de la classe moyenne et aujourd'hui, il distribue des petits bonbons électoraux. Le Parti libéral choisit délibérément de gérer les apparences plutôt que de s'attaquer aux grands enjeux que doit affronter le Québec. Ce budget confirme, une fois de plus, que le gouvernement libéral perpétue l'injustice pendant que le Québec stagne. »

C'est ce qu'a déclaré le député de Rousseau et porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement économique et de finances, Nicolas Marceau, en réaction au discours sur le budget présenté aujourd'hui par le ministre des Finances, Raymond Bachand.

En effet, à la lecture de ce budget, le gouvernement cherche à faire plaisir à tout le monde, en saupoudrant de multiples mesures. « C'est un petit budget rempli de petites mesures, mais les plus gros défis sont ignorés; il n'y a rien pour le décrochage scolaire, rien non plus pour l'accessibilité à un médecin de famille et la dette gonfle à vue d'œil. Jean Charest conserve son titre du premier ministre qui aura le plus endetté le Québec », a souligné M. Marceau.

La perte de contrôle des dépenses se confirme

Malgré l'avalanche de hausses de taxes et de tarifs imposées par le gouvernement libéral au cours des dernières années, les contribuables constateront aujourd'hui que leur gouvernement a perdu le contrôle de ses dépenses. « Les ministres du gouvernement Charest avaient promis que l'État ferait la plus grande part pour le retour à l'équilibre budgétaire. C'est faux. L'atteinte de l'équilibre budgétaire se fera parce que le gouvernement transfère ses hausses de dépenses à la dette. Ce tour de passe-passe est honteux, trompeur et irresponsable », a fustigé, pour sa part, le député de Richelieu et porte-parole de l'opposition officielle en matière de Conseil du trésor, Sylvain Simard.

L'opposition officielle fait aussi remarquer que le Vérificateur général soulignait il y a trois semaines que le gouvernement libéral allait dépenser 9,3 milliards de dollars de plus que lorsqu'il a présenté le plan de retour à l'équilibre budgétaire. Or, on apprend aujourd'hui qu'en trois semaines, cet écart vient d'augmenter de 1 milliard de dollars et atteindra 10,3 milliards de dollars de plus que les prévisions de départ.

Pour sa part, le député de Rousseau note que si l'équilibre budgétaire est atteint d'ici 2013-2014, c'est notamment grâce à l'entente sur l'harmonisation des taxes. « Pour 2014-2015, le ministre Bachand cherche encore 1 milliard de dollars. C'est donc signe que dans deux ans le risque est grand pour que le Québec se retrouve encore en déficit », prévient-il.

Dette : 11 G$ de plus que la prévision de 192 G$

Nicolas Marceau constate par ailleurs que le ministre Bachand rate sa propre cible pour le contrôle de la dette. « En 2010, le ministre prévoyait que la dette brute atteindrait 192 milliards de dollars en 2015. Le Vérificateur général nous a dit il y a trois semaines que ce serait finalement 202 milliards de dollars. On nous annonce aujourd'hui que ce sera 203 milliards de dollars. En clair, le gouvernement peut prétendre contrôler ses dépenses, mais ça demeure fictif : il augmente la dette pour y arriver », a reproché le député.

Une croissance économique anémique

Il déplore également l'incapacité du gouvernement libéral à redonner plus de vigueur à notre économie. « Les chiffres du ministère des Finances confirment que la croissance économique est moins élevée au Québec qu'ailleurs au Canada. Cette situation va perdurer encore pour les deux prochaines années. Il nous faut une vraie vision économique, une vraie stratégie qui va remettre le Québec sur les rails », a ajouté M. Marceau.

Plan marketing du Nord : une stratégie libérale qui coûte cher aux contribuables

Le Parti Québécois dénonce les façons de faire du gouvernement libéral qui veut laisser croire qu'il fait le maximum pour tirer le meilleur de l'exploitation de nos ressources naturelles. « Malgré une orgie de mots, il cache un fait implacable : les redevances ne rapporteront que 350 millions à 400 millions de dollars par année d'ici cinq ans. Pendant ce temps, se tenant debout devant le lobby des minières, le gouvernement australien fait le choix courageux de taxer le surprofit des compagnies minières qui exploitent les ressources non renouvelables. Le plan marketing du Nord de Jean Charest n'est pas la bonne stratégie pour enrichir le Québec », a noté le député de Rousseau.

Le Parti Québécois est particulièrement surpris et inquiet de constater que le ministre des Finances annonce dans son budget que la Caisse de dépôt et placement se lancera dans le développement d'une ligne ferroviaire. « Nonobstant le caractère douteux de cette orientation, comment le ministre peut-il expliquer cette proximité entre lui et la caisse alors qu'il ne cesse de prétendre l'indépendance? », se demande Nicolas Marceau.

Aide à l'emploi : une intention gouvernementale virtuelle

De son côté, le député Sylvain Simard note que le gouvernement libéral prétend déployer de multiples mesures pour l'aide à emploi. « On peut considérer qu'il ne s'agira que de vœux pieux; il suffit de lire les annexes pour constater que le gouvernement libéral sabre 25 millions de dollars. Ça manque franchement de cohérence », a soutenu le député de Richelieu.

RVER : pas de garantie sur les coûts de gestion

Étonnée que le gouvernement se lance dans le RVER avant les conclusions du rapport D'Amours, l'opposition officielle s'inquiète du peu de garanties fournies sur les coûts d'administration de tels régimes gérés par le secteur privé. « Pourquoi ne pas avoir mis les institutions financières et les gestionnaires de fonds d'investissement tout comme les gestionnaires gouvernementaux en compétition dans un appel d'offres? », s'interroge le député de Richelieu.

Vieillir chez soi : une utopie libérale

Il ajoute que le Québec doit amorcer un vrai virage pour améliorer la qualité de vie de nos aînés. « Investir dans le maintien à domicile, c'est moderniser notre système de santé et c'est contribuer à ce que nos aînés vivent mieux, chez eux. Le budget Bachand passe totalement à côté de cet enjeu majeur. Augmenter le crédit d'impôt de 93 dollars par année pour soutenir un aidant naturel, c'est risible », a fait savoir Sylvain Simard.

« Ce budget caractérise bien l'échec du gouvernement libéral, incapable d'avoir du courage et de prendre des décisions. On est rendu au 8e plan pour juguler la crise forestière, au 4e groupe de travail pour conseiller le gouvernement sur le financement de la santé. Ça devient ridicule », a conclu Nicolas Marceau.

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