Bombardier - Le premier ministre libéral doit renégocier sa mauvaise entente
mercredi 17 février, 2016
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Québec – À la lumière des plus récents résultats financiers de Bombardier, le chef de l’opposition officielle, Pierre Karl Péladeau, a demandé au premier ministre Philippe Couillard de renégocier la mauvaise entente que son gouvernement a conclue avec l’entreprise.

« Les résultats montrent une situation très difficile. Bombardier annonce la suppression de 7000 emplois, dont 3000 dans le secteur aéronautique. Le gouvernement libéral a décidé d’investir 1 milliard de dollars américains dans une transaction concernant uniquement le projet de la CSeries. Il est prêt à prendre tous les risques financiers associés à ce projet, alors que les experts disent que cette transaction est mal ficelée. Déjà que l’entente initiale était mauvaise, elle l’est encore plus aujourd’hui si on tient compte des emplois perdus. L’ancien ministre de l’Économie n’a même pas cru bon d’y prévoir une clause assurant le maintien des emplois au Québec. Le gouvernement doit renégocier cette mauvaise entente avant qu’elle soit signée de façon définitive. Je demande au premier ministre de protéger tous les emplois de Bombardier ici, au Québec », a déclaré Pierre Karl Péladeau.

Une politique économique et industrielle

« L’industrie aéronautique constitue un secteur névralgique de l’économie québécoise, et elle est en difficulté. Bell Helicopter a supprimé 1000 emplois depuis deux ans, CAE a également annoncé l’abolition de 350 postes. Entre-temps, nous attendons, ici, au Québec, la mise en œuvre d’une véritable politique économique et industrielle issue du gouvernement. Quand le premier ministre va-t-il enfin faire son travail? », a ajouté le chef de l’opposition officielle.

« Le premier ministre doit renégocier la mauvaise entente de principe et la lettre d’intention qu’il a signées avec Bombardier. Mais il doit aussi prendre son téléphone et appeler le premier ministre du Canada pour qu’il participe à l’effort de redressement de Bombardier. Depuis trois mois, il ne s’est rien passé. Pourtant, rappelons-nous, le fédéral n’a pas autant hésité lorsqu’il a été question de sauver l’industrie de l’automobile en Ontario. Est-ce que le premier ministre Couillard peut intervenir afin que le gouvernement fédéral cesse de procrastiner, et avant qu’il ne soit trop tard? », a conclu Pierre Karl Péladeau.