Bombardier - « C’est toute une leçon de finance que la Caisse de dépôt et placement vient de servir au premier ministre » – Pierre Karl Péladeau
jeudi 19 novembre, 2015
Facebook
Twitter

Québec – En réaction à l’annonce faite conjointement ce matin par la Caisse de dépôt et placement du Québec et Bombardier, le chef de l’opposition officielle, Pierre Karl Péladeau, juge que cette entente prouve que le premier ministre libéral Philippe Couillard et son gouvernement n’ont pas la compétence économique ni financière pour diriger le Québec.

« Plutôt que d’assumer tous les risques dans le programme de la C Series – et d’investir dans un programme en développement ne comprenant aucune garantie de rendement, comme l’a fait le gouvernement –, les déposants de la Caisse, c’est-à-dire la grande majorité des Québécois qui cotisent à la Régie des rentes, vont avoir la garantie d’un rendement d’au moins 9,5 % et obtenir l’augmentation de valeur d’une entreprise qui génère plus de 6 milliards en revenus et plus de 600 millions en bénéfices d’exploitation. C’est toute une leçon de finance que la Caisse vient de servir au ministre de l’Économie. Le premier ministre dit que la Caisse soutiendra des emplois en Allemagne et non au Québec. Pourtant, Bombardier Transport employait, en mai dernier, plus de 1300 personnes à La Pocatière et à Saint-Bruno. Philippe Couillard l’ignore-t-il? », s’est questionné le chef de l’opposition officielle.

« Alors que tous les détails de l’entente conclue par la Caisse ont été annoncés ce matin, nous n’avons toujours pas le commencement d’un détail sur celle conclue par le gouvernement pour la C Series. Le premier ministre se targuait d’être transparent; quand va-t-il faire connaître au public les détails de cette transaction? », a ajouté le chef de l’opposition officielle.

« La seule information que le premier ministre nous a fournie sur son investissement de 1,3 milliard, c’est qu’il s’est fait en cachette, par son ministre de l’Économie, sans l’expertise requise pour une transaction aussi sophistiquée. À la lueur de l’investissement annoncé par la Caisse, le premier ministre doit nous dire comment il peut maintenir sa confiance envers son ministre », a conclu Pierre Karl Péladeau.