Bilan libéral en santé - Philippe Couillard a-t-il perdu le contrôle de son ministre?
mercredi 8 juin, 2016
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Québec – Diane Lamarre, députée de Taillon et porte-parole du Parti Québécois en matière de santé et d’accessibilité aux soins, dresse un bilan pitoyable de cette session parlementaire pour les patients.

Le bilan libéral, c’est :

  • un million de Québécois qui, malgré toutes les réformes de structures et les primes Bolduc, n’ont toujours pas de médecin de famille;
  • un bilan désastreux de nos urgences, où l’attente est la plus longue en Occident et où sont perdues 13 millions d’heures chaque année, ce qui équivaut à un coût de 300 M$;
  • le rationnement des soins à domicile et des soins d’hygiène dans les CHSLD;
  • la fermeture du sans rendez-vous à la clinique d’infirmières SABSA et le refus de reconnaître l’apport des superinfirmières dans l’accès aux soins;
  • l’annonce de millions supplémentaires pour les médecins afin de créer de nouvelles structures, des « supercliniques », gérées par les médecins;
  • le dépouillement des CLSC de leurs ressources par l’envoi précipité en GMF des professionnels comme des travailleurs sociaux et des psychologues sous l’autorité des médecins;
  • le musèlement de toutes les instances de contrôle, de vérification et d’évaluation de la performance du réseau et de l’accès aux soins, dont l’abolition totalement injustifiée du Commissaire à la santé et au bien-être.

« Nous sommes forcés de constater l’échec lamentable du ministre Barrette qui, malgré ses méthodes fortes et son despotisme, ne fait que nuire à l’accès pour les patients. Encore une session "tout aux médecins, coupes dans les services aux patients" », a dénoncé Diane Lamarre.

« Après avoir aboli toutes les associations d’établissements – qu’il considérait comme des voix discordantes et dérangeantes, mais qui étaient, en fait, des évaluateurs vigilants qui nous donnaient l’heure juste sur le terrain –, voilà que le ministre s’en est pris au dernier chien de garde du réseau, le Commissaire à la santé et au bien-être, créé par Philippe Couillard lui-même alors qu’il était ministre de la Santé. Pourquoi museler ainsi la critique? S’il est si confiant par rapport à ses réformes, le ministre Barrette ne devrait pas avoir peur qu’on les évalue », a ajouté la porte-parole.

« De son côté, le Parti Québécois a été proactif et a déposé ce printemps le projet de loi 691 afin de supprimer le pouvoir réglementaire que s’était donné le ministre Barrette de dicter une liste de frais accessoires à payer par les patients. Nous avons aussi plaidé pour une meilleure utilisation des autres professionnels en première ligne, notamment des psychologues, des paramédics, des travailleurs sociaux, des infirmiers et des pharmaciens. Et nous avons réclamé le maintien de la clinique SABSA », a par ailleurs rappelé la députée.

« Comment se fait-il que Philippe Couillard laisse Gaétan Barrette détruire ainsi notre réseau de santé public? A-t-il perdu le contrôle de son ministre omnipotent? On peut faire tellement mieux. Les solutions existent et auraient donné des résultats, mais le modèle imposé par le ministre est déconnecté des gens, coûteux et sans résultats tangibles pour les patients. Une chose est certaine : nous allons poursuivre notre travail avec rigueur et vigilance pour apporter des solutions réellement orientées vers les citoyens », a conclu la députée.

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