Bilan libéral en santé : les patients écopent
vendredi 20 mai, 2016
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Québec – Diane Lamarre, députée de Taillon et porte-parole du Parti Québécois en matière de santé et d’accessibilité aux soins, a interpellé le ministre de la Santé, ce matin, sur le bilan des deux années de gouvernement libéral et l’austérité en santé. « Le seul constat qu’on peut faire, c’est qu’encore une fois, ce sont les patients qui écopent. Et la seule réponse qu’a le ministre à leur offrir quant au manque d’accès, c’est d’attendre encore deux ans, au cas où ça irait mieux », a lancé la députée.

« Avec une annonce, dans le budget 2016-2017, d’investissements nouveaux de 88 M$ pour les soins et les services, on vient à peine combler 13 % de toutes les compressions libérales effectuées depuis deux ans, qui se chiffrent à près de 700 M$. Pour les patients, ça s’est traduit par une dégradation de l’accès et un fossé encore plus grand à rattraper qu’il ne l’était à l’arrivée de ce gouvernement austéritaire », a déclaré Diane Lamarre.

« C’est sans compter le refus du ministre de laisser des experts indépendants évaluer les effets de ses réformes et de ses décisions arbitraires. Il n’écoute ni les critiques du Vérificateur général, ni celles du Protecteur du citoyen, et il a récemment annoncé l’abolition injustifiée du Commissaire à la santé et au bien-être. De plus, depuis le 9 mai, le ministre a en main le plus récent rapport du Commissaire sur la performance du réseau de la santé; qu’attend-il pour le rendre public? Si ses choix et ses décisions sont si bons, pourquoi a-t-il peur que d’autres les évaluent? », a ajouté la porte-parole.

« Aujourd’hui, nous avons interpellé le ministre sur les besoins des patients et sur les problèmes d’accès qu’ils vivent au quotidien. Nous lui avons parlé des patients – pas des structures, pas des médecins, sur lesquels le ministre tente de faire porter toute la responsabilité de l’amélioration de l’accès, alors que le travail de première ligne et la prise en charge des patients ne doivent pas reposer uniquement sur les épaules des médecins. Il est plus que temps de mettre à profit les compétences des autres professionnels de la santé, d’élaborer des solutions qui tiennent compte du patient d’abord. Et ça, ça passe entre autres par des infirmières praticiennes à qui on donne les moyens de mettre toutes leurs compétences à profit, par des pharmaciens qui peuvent vacciner, comme ça se fait partout ailleurs, et par des psychologues plus nombreux dans le système public », a conclu Diane Lamarre.

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