Avenir des commissions scolaires : la confusion à la CAQ se poursuit
jeudi 23 février, 2012
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Québec – « C'est la cacophonie au sein de la CAQ : alors que le programme du parti propose l'abolition des commissions scolaires, le député de La Peltrie proposait l'adoption, par motion à l'Assemblée nationale, d'une révision de leur mandat et de leurs responsabilités. Avec autant de confusion, comment mobiliser le monde de l'éducation à la réussite de nos élèves? »

C'est ce que se demande le député de Jonquière et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'éducation primaire et secondaire, Sylvain Gaudreault, en réaction à la motion présentée par la CAQ et débattue cet après-midi.

Notons au passage que la moitié du caucus caquiste était absente lors de ce vote alors que la CAQ met cet enjeu au sommet de ses priorités en éducation. « François Legault doit nous expliquer pourquoi ce manque de discipline », a ajouté le député de Jonquière.

Le Parti Québécois a déjà réduit de moitié le nombre de commissions scolaires

Il rappelle que c'est sous un gouvernement du Parti Québécois que la moitié des commissions scolaires a disparu à la fin des années 90. On en dénombrait 153 à l'époque. « C'est un geste majeur qui a été posé par Pauline Marois. On dirait que pour les caquistes, parce que ça ne vient pas de François Legault, ça ne compte pas », a poursuivi Sylvain Gaudreault.

Il soutient que la présence des commissions scolaires sur le territoire québécois répond au désir de décentralisation et à la nécessité d'une répartition équitable des ressources sur le territoire. « Privilégier le maintien ne signifie pas le statu quo dans la gestion de ces organisations. Il y a des gains d'efficacité à faire. Des changements sont nécessaires afin que les commissions scolaires gagnent en légitimité et que les écoles jouissent de plus d'autonomie », a expliqué Sylvain Gaudreault.

« Notre objectif premier doit viser la réussite scolaire et la persévérance au premier plan de toutes les actions touchant le système scolaire public québécois. Ne voir l'éducation que d'un point de vue bureaucratique nous plonge dans un débat aussi stérile qu'inutile qui n'aidera en rien la réussite de nos élèves », a conclu le député de Jonquière.