« Aucun poste d'agent des services correctionnels ne sera supprimé » - le ministre Stéphane Bergeron
mardi 6 novembre, 2012
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Québec — Le ministre de la Sécurité publique, M. Stéphane Bergeron, tient à apporter des précisions à la suite d’informations erronées concernant les Services correctionnels du Québec et la réduction des dépenses au ministère de la Sécurité publique.

« Contrairement à ce qui a été véhiculé, le ministère de la Sécurité publique n’entend supprimer aucun poste d’agent des services correctionnels (ASC). Au contraire, de nouveaux postes d’ASC ont été accordés par le Conseil du trésor », a déclaré le ministre Bergeron. D’ailleurs, pour l’année en cours, deux cohortes de 48 ASC ont obtenu leur diplôme. Une troisième est actuellement en formation. Parmi cette cohorte, 24 personnes seront affectées à de nouveaux postes et les autres occuperont des postes vacants dès le 18 décembre 2012. L’ajout de ces ressources permettra notamment de réduire les coûts en heures supplémentaires.

Quant à la fermeture des postes d’accueil et d’admission la nuit, il ne s’agit là que de déplacement d’effectif. En effet, très peu de détenus sont admis entre minuit et 7 heures. La majorité des entrées se font le jour ou le soir. Ainsi, le personnel de nuit sera réaffecté là où se trouvent les besoins en personnel carcéral.

Quant au contrôle des personnes condamnées qui purgent une peine dans la collectivité, il sera bonifié par la mise en place de mesures de vérification supplémentaires. Ainsi, tout en poursuivant nos vérifications sur le terrain, nous accroîtrons le nombre d’appels téléphoniques aux sursitaires et amorcerons la réalisation d’un projet pilote utilisant des nouvelles technologies.

L’affectation de certains ASC à d’autres fonctions est notamment due au fait que, pour la dernière année, il y a eu une baisse de 4 % du nombre de sursitaires à encadrer dans la communauté. Avec l’entrée en vigueur de la Loi fédérale sur la sécurité des rues et des communautés, la Loi C-10, une diminution supplémentaire de ces encadrements est à prévoir.

Enfin, au regard de l’objectif de réduction des dépenses de l’ordre de 12 M$, il importe de préciser que cet objectif vise l’ensemble du ministère, contrairement aux informations reprises par certains médias. Les décisions prises n’auront pas d’incidences négatives sur les opérations ni sur les services à la clientèle du ministère de la Sécurité publique. « Nous avons la responsabilité d’assurer une saine gestion des finances publiques; il nous faut donc optimiser l'allocation de nos ressources », a conclu monsieur Bergeron.