Amiante chrysotile : encore une fois, les libéraux disent une chose et font le contraire
mercredi 4 mai, 2011
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Québec – Le député de L’Assomption et porte-parole de l’opposition officielle en matière de ressources naturelles, Scott McKay, et la députée de Taschereau et porte-parole en matière de santé, Agnès Maltais, sont complètement estomaqués par le refus des libéraux de donner à la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles (CAPERN) le mandat de se pencher sur les effets de l’amiante chrysotile sur la santé des Québécois.

« Après avoir hypocritement appuyé une motion unanime de l’Assemblée nationale qui demandait, en vertu de la position exprimée par les 19 directions de la santé publique concernant les dangers de l'amiante chrysotile pour la santé humaine, de s'assurer que la CAPERN se saisisse de cette question, les libéraux ont simplement refusé ce matin que la commission entende les experts », a expliqué la députée de Taschereau.

« C’est honteux de refuser de mettre à jour les études relatives à l’amiante chrysotile alors qu’on sait à quel point l’exploitation de cette ressource est controversée », a poursuivi le député de L’Assomption. « Les libéraux sont non seulement inconscients, mais en plus, ils tournent le Parlement au ridicule de plus en plus souvent en disant une chose en Chambre et en faisant exactement le contraire dès la porte du Salon bleu fermée », a-t-il poursuivi.

« Les objectifs que nous avions étaient assez simples, nous voulions que les parlementaires prennent une décision éclairée par des experts au regard de l’utilisation de l’amiante chrysotile et de ses effets sur la santé; quant aux conditions d’exploitation, de transformation et d’exportation de l’amiante chrysotile; afin d’évaluer les retombées économiques et les perspectives d’avenir pour cette industrie; et enfin pour examiner l’efficacité des mesures de réglementation et de contrôle », a affirmé Scott McKay.« Au lieu de cela, les libéraux ont décidé de faire plaisir au président de Balcorp, un proche du premier ministre et organisateur de cocktail de financement du Parti libéral en lui garantissant un prêt de 58 millions », a conclu le député de L’Assomption.