Agressions sexuelles à l’Université Laval - Les victimes sont tannées d’attendre le gouvernement libéral
lundi 17 octobre, 2016
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Québec – La porte-parole du Parti Québécois en matière de condition féminine, Mireille Jean, ainsi que le porte-parole en matière d’éducation, de recherche et de persévérance scolaire, Alexandre Cloutier, sont consternés par la série d’agressions sexuelles survenue la fin de semaine dernière sur le campus de l’Université Laval. Leurs pensées vont aux victimes de ces actes; ils souhaitent que celles-ci obtiennent tout le soutien nécessaire pour passer à travers cette épreuve.

« Après les évènements liés aux activités d’initiation survenus au début du mois de septembre, nous avons eu, vendredi dernier, une autre preuve que la situation est intenable sur les campus universitaires. Plutôt que de faire des sorties médiatiques chaque fois qu’il y a un feu, la ministre responsable de l’Enseignement supérieur, Hélène David, devrait convaincre son gouvernement qu’il faut agir à la source du problème. Elle doit d’abord établir des standards québécois en matière de lutte contre la violence sexuelle, puis exiger des institutions d’enseignement postsecondaire l’adoption de politiques internes répondant à ces standards; c’est une question de cohérence », a déclaré Alexandre Cloutier.

« La stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles est attendue depuis plus de trois ans. Que fait la ministre responsable de la Condition féminine, Lise Thériault? Depuis 2013, comme il n’y a pas de plan d’action, il n’y a pas eu d’investissement suffisant en cette matière. Les conséquences sont importantes : il y a de moins en moins d’actions de prévention et, surtout, les listes et le temps d’attente pour le traitement des plaintes des victimes s’allongent dramatiquement. C’est inacceptable! Je demande à la ministre Thériault de déposer dans les plus brefs délais la nouvelle stratégie gouvernementale. Je réclame aussi que les budgets qui y seront consacrés soient conséquents. J’ajouterais par ailleurs que le maigre 2 M$ sur 5 ans prévu dans le dernier budget est nettement insuffisant, comparativement aux 60 M$ que consacrait le plan d’action 2008-2013 à la lutte contre les violences sexuelles », a conclu Mireille Jean.

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