Affichage en français : le gouvernement récompense l'ignorance de la loi 101
lundi 14 novembre, 2011
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Québec – Le député de Drummond et porte-parole de l’opposition officielle en matière de langue, Yves-François Blanchet, se dit inquiet du refus répété de la ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, et de l’Office québécois de la langue française (OQLF) d’appliquer la loi en matière d’affichage. Il dénonce avec véhémence le coût d’une autre campagne de sensibilisation de l’OQLF auprès des entreprises afin de les inciter à prendre acte de la loi en matière d’affichage et de formulation de raisons sociales.

« Cette campagne, au coût de 500 000 dollars, est risible. C’est beaucoup d’argent pour dire aux gens que le respect de la loi, au Québec, c’est un choix. Les entreprises n’ont pas beaucoup de respect pour la loi 101 tout simplement parce que l’actuel gouvernement n’en a pas non plus. Plutôt que de sanctionner, on va subventionner les entreprises qui accepteront de franciser leur affichage. C’est un manque flagrant de respect envers notre langue », a dénoncé le porte-parole du Parti Québécois.

Selon le député Yves-François Blanchet, « il y a des quartiers de Montréal et maintenant des banlieues où on pratique l’affichage unilingue anglais dans les petits commerces. Ce n’est pas seulement les grandes chaînes qui protègent leurs marques de commerce et qui ne voient pas de raison de les franciser. Dans les centres commerciaux, la majorité des commerces est en contravention de la loi. Qu’est-ce que la ministre donne comme moyens à l’OQLF? Elle autorise le droit de faire des chèques aux contrevenants qui se conforment plutôt que de leur imposer des amendes prévues à la loi », s’insurge-t-il.

« Trente-quatre ans plus tard, la loi 101 a tellement été attaquée qu’on ne peut plus la réparer; il faut la réécrire. Ce n’est pas une tâche à confier à des apprentis sorciers qui reportent les luttes nationales par opportunisme. C’est le mandat du gouvernement d’une nation. Il n’y a que le Parti Québécois qui s’engage à redonner au français son statut de langue officielle, commune et nationale », a conclu le député de Drummond.