Adoption du projet de loi 20 - Les patients paieront davantage… et attendront encore
mardi 10 novembre, 2015
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Québec – « Un recul historique pour l’accès aux soins et services de santé. » C’est en ces termes que le chef de l’opposition officielle, Pierre Karl Péladeau, et la députée de Taillon et porte-parole du Parti Québécois en matière de santé et d’accessibilité aux soins, Diane Lamarre, ont qualifié l’adoption du projet de loi 20, rendue possible en raison de l’appui de tous les députés libéraux.

« De manière sournoise, plusieurs mois après que les consultations aient eu lieu, le ministre a inséré à son projet de loi un amendement légalisant les frais accessoires. Ainsi, nous privons des milliers de Québécois des soins de santé auxquels ils ont droit, en leur facturant 50 M$ pour des services déjà financés par les taxes et les impôts. C’est bien davantage qu’une brèche dans notre système de santé public. C’est une véritable trahison du gouvernement envers le contrat d’assurance maladie, d’autant plus que le sujet n’avait rien à voir avec l’objet et le principe du projet de loi initial », a dénoncé Pierre Karl Péladeau.

Le ministre Barrette a résolument fait la preuve qu’il est le ministre des médecins, pas celui des patients du Québec. « Un des effets immédiats du projet de loi 20, c’est que les médecins de famille recevront 25 M$ pour l’inscription de nouveaux patients – c’est le retour de la prime Bolduc – et les spécialistes, 50 M$ en frais accessoires payés par les patients. Un beau cadeau, en somme, alors que le ministre tente de faire croire qu’il a fait de l’accès aux soins sa priorité. Que gagnent les patients, en contrepartie? Rien du tout. Ils n’auront pas plus de services et n’attendront pas moins pour y avoir accès. Et ceux qui n’ont pas les moyens de payer devront vraisemblablement se priver de soins pouvant s’avérer essentiels », a poursuivi Diane Lamarre.

L’adoption du projet de loi 20 vient marquer un autre transfert au privé : la fin de la couverture publique de la fécondation in vitro (FIV). « Le ministre pénalise les couples infertiles pour faire, de son propre aveu, des économies de bouts de chandelles. Comment peut-il sciemment empêcher des couples de devenir parents? Même le Commissaire à la santé et au bien-être, qui s’était pourtant montré très critique envers le programme, a recommandé son maintien et la préservation de la couverture publique de la FIV. Cette décision est incompréhensible et sera préjudiciable à un grand nombre de Québécois », a conclu la députée de Taillon.

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