Cannabis - « Il faut des consultations ouvertes à tous »
jeudi 16 novembre, 2017
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Québec, le 16 novembre 2017 – Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé publique et de prévention, Sylvain Pagé, demande au gouvernement d’ouvrir les consultations pour le projet de loi sur le cannabis à tous les citoyens du Québec.


EN BREF

  • Le projet de loi sur le cannabis doit être étudié avec la plus grande attention et nous souhaitons que tous les citoyens puissent participer aux consultations.
  • Le gouvernement a finalement accepté plusieurs de nos recommandations qu’il refusait au départ, comme le fait qu’une société d’État soit chargée de la distribution.
  • Il reste cependant plusieurs aspects du projet de loi qui devront être améliorés ou revus.


« Nous avons demandé au gouvernement libéral que les consultations concernant le projet de loi sur le cannabis soient ouvertes à tous les citoyens du Québec. Celles qui se sont tenues dans certaines régions ne portaient pas sur le projet de loi puisque personne ne savait, à l’époque, ce qu’il allait contenir. Ceci dit, nous accueillons favorablement le fait que plusieurs recommandations du plan du Parti Québécois se retrouvent dans le projet de loi, comme le fait qu’une société d’État soit chargée de la distribution », a déclaré Sylvain Pagé.

« Par contre, a-t-il poursuivi, le gouvernement semble avoir abdiqué face au fédéral quant au contrôle des autorisations sur le plan de la production. Maintenant que cette production n’est plus que pour des fins médicinales, il n’y a aucune raison pour que le fédéral s’en mêle. Il y a des emplois à créer pour les régions; ne laissons pas le fédéral nous forcer à nous approvisionner hors Québec. Ce serait un non-sens! »

« Il reste par ailleurs plusieurs aspects du projet de loi qui devront être améliorés et clarifiés. Le manque de précision quant à l’usage en milieu de travail est source d’inquiétude, autant chez les dirigeants que chez les travailleurs. Il en va de même pour la vente en ligne, ainsi que l’encadrement relativement aux logements et aux copropriétés. Les citoyens veulent des balises plus claires et c’est le mandat que nous nous donnons pour l’étude de ce projet de loi », a ajouté le porte-parole.

« Nous avons une position claire quant au fait que le cannabis ne doit pas devenir une source de profits importants pour le gouvernement. C’est pourquoi nous sommes surpris de constater que seulement une part des profits réalisés par la vente du cannabis sera consacrée à la prévention et à la recherche en santé et en sécurité publiques. Enfin, il est déplorable qu’au moment du dépôt du projet de loi, le gouvernement ne dispose d’aucun scénario économique en ce qui concerne le prix, la taxation et le partage des revenus, notamment avec les municipalités, qui auront des charges importantes à assumer en lien avec le cannabis », a conclu Sylvain Pagé.