100 premiers jours d'un gouvernement péquiste majoritaire : Pauline Marois abolira la loi 78 et la hausse des droits de scolarité
lundi 27 août, 2012
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Sorel-Tracy – Dans les 100 premiers jours d'un gouvernement majoritaire du Parti Québécois, Pauline Marois s'engage à abolir la loi 78, à annuler la hausse de 82 % des droits de scolarité et à tenir un sommet sur l'enseignement supérieur. C'est l'engagement qu'a pris la chef du Parti Québécois, alors qu'elle participait à la rentrée des étudiants du Cégep de Sorel-Tracy.

« En se donnant un gouvernement majoritaire, le Parti Québécois va rapidement concrétiser ses engagements. La loi 78 pourra être abolie et les droits de scolarité annulés dans les 100 premiers jours. Un sommet sur l'enseignement supérieur se mettra en place avec les représentants des étudiants, les directions d'établissements, les représentants syndicaux et patronaux. Ce sommet portera notamment sur l'accessibilité à l'enseignement supérieur pour tous, l'évaluation des coûts globaux des droits de scolarité, incluant les frais afférents, la qualité de l'enseignement et de la recherche, le financement et la gestion des universités », a-t-elle assuré.

La chef du Parti Québécois a profité de la rentrée au Cégep de Sorel-Tracy pour exprimer sa solidarité à l'endroit des revendications des étudiants. « Je tiens à réitérer la solidarité du Parti Québécois à l'endroit du mouvement étudiant. Nous avons assisté ce printemps au réveil d'une génération et à la démonstration de toute sa détermination. Devant la fermeture du premier ministre, les étudiants n'ont jamais baissé les bras, a rappelé Pauline Marois. Les étudiants des cégeps ont décidé de retourner en classe plutôt que de poursuivre la grève. C'est tout à leur honneur. Je leur garantis qu'un gouvernement majoritaire du Parti Québécois respectera ses engagements. »

La chef du Parti Québécois a saisi l'occasion pour présenter la vision du Parti Québécois en matière d'éducation. « L'éducation est une priorité pour le Parti Québécois. Il faut travailler à augmenter le nombre de diplômés. Plus les Québécois seront bien formés, plus nous nous enrichirons collectivement. C'est pour cette raison que le Parti Québécois s'engage à conserver des droits de scolarité accessibles à tous tant que le Québec n'aura pas atteint la moyenne canadienne du taux de diplomation », a-t-elle déclaré, en notant que la vision du Parti Québécois en matière d'éducation comprend tous les niveaux d'enseignement.

Les enfants avant la guerre des structures

« La CAQ de François Legault pense qu'en coupant dans les structures, tous les problèmes du monde de l'éducation seront réglés comme par magie. Rien n'est plus faux. Le monde de l'éducation n'a pas besoin d'une guerre de structures. Pour le Parti Québécois, ce sont les enfants d'abord; pour la CAQ, ce sont les structures avant tout », a déploré Pauline Marois, en rappelant que le Parti Québécois s'est engagé à embaucher 600 professionnels de plus d'ici 2015 dans les écoles primaires et secondaires. Le Parti Québécois s'engage également à implanter la maternelle quatre ans dans les milieux défavorisés.

Le développement de la formation professionnelle dans les établissements d'enseignement collégial fera également partie des priorités du Parti Québécois en éducation. Aussi, le Parti Québécois facilitera, dans le cadre d'une politique d'éducation des adultes, la fréquentation des travailleurs aux cours professionnels ou techniques dans les écoles secondaires ou les cégeps, notamment en modulant les horaires de cours.

« Au Québec, nous avons besoin de toute la vigueur de notre jeunesse pour relever les défis qui se présenteront à nous. L'avenir du Québec passe par une jeunesse instruite et éduquée, c'est pourquoi nous ferons tout pour lui faciliter l'accès à l'éducation postsecondaire ou à la formation professionnelle », a conclu Pauline Marois.