Nous voulons faire du Québec un pays

Pierre Karl Péladeau

En tout premier lieu, je tiens à remercier les militants du Parti Québécois qui m’ont accordé leur confiance le 15 mai dernier. J’en suis honoré. Je m’engage à travailler sans relâche et à rester à votre écoute. Nous partageons le même objectif, celui de faire du Québec un pays, et je suis convaincu que nous […]

vendredi 29 mai, 2015
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En tout premier lieu, je tiens à remercier les militants du Parti Québécois qui m’ont accordé leur confiance le 15 mai dernier. J’en suis honoré. Je m’engage à travailler sans relâche et à rester à votre écoute.

Nous partageons le même objectif, celui de faire du Québec un pays, et je suis convaincu que nous avons tout ce qu’il nous faut pour réussir et enfin prendre la place qui nous revient dans le concert des nations.

Merci aux bénévoles qui ont travaillé avec beaucoup d’énergie tout au long de cette campagne. Vous êtes plusieurs centaines partout au Québec. Votre dévouement et votre engagement m’ont permis de remporter cette course et d’obtenir un mandat clair et fort. Je vous en remercie.

Merci du fond du coeur aux membres de mon équipe de campagne, qui ont su garder le rythme et donner le meilleur d’eux-mêmes au cours de cette longue campagne. Un remerciement tout spécial à mon organisateur de campagne, Alain Lupien, ainsi qu’à toute l'équipe qu'il a su recruter.

Merci à ma douce Julie et à mes adorables enfants qui me supportent dans cette grande aventure.

Également, je voudrais de nouveau féliciter Alexandre et Martine, ainsi que Bernard et Pierre pour leur entière loyauté pour notre objectif commun, nous donner un pays.

En terminant, je vous partage le discours que j'ai prononcé à la suite du dévoilement des résultats :


Québec, 15 mai 2015 - Notes d'allocution du député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau

L’allocution prononcée fait foi.

Le 20 mai 1980, il y a 35 ans presque jour pour jour aujourd’hui, j’effectuais le devoir le plus important et fondamental du citoyen. J’avais à peine 18 ans et je votais pour la première fois de ma vie.

Le 20 mai 1980, j’ai voté OUI pour l’avenir de notre nation; j’ai voté OUI pour notre société; j’ai voté OUI pour notre histoire; j’ai voté OUI pour notre ouverture sur le monde; j’ai voté OUI pour notre fierté et notre courage; j’ai voté OUI au Québec.

Jamais je n’aurais pensé être aussi fier en ce jour du 15 mai 2015, ce jour qui fait du sentier sur lequel je m’étais engagé un chemin que je suivrai, à mon tour, dans le plus grand respect de mes prédécesseurs, autant chefs du Parti Québécois que les centaines de ministres, les dizaines de milliers de militants, les centaines de milliers de sympathisants et les millions de Québécois qui ont dit OUI au Québec.

Cette énorme marque de confiance que vous venez de me témoigner m’encourage, m’inspire et m’impose de me consacrer tout entier à la dernière étape d’affirmation de notre belle et grande nation, de notre Québec de la modernité, de notre Québec de la liberté.

Ce soir, nous commençons autre chose… Ce soir, nous commençons le grand rassemblement du Parti Québécois. Ce soir, nous commençons le grand rassemblement des forces souverainistes.

Ceux réunis ici, à Québec, ceux et celles devant leur petit écran, ceux qui ont exercé leur droit de vote pour ce moment déterminant de notre avenir, vous, militants et militantes, qui formez le socle inaltérable de notre grand parti, je vous remercie très sincèrement et vous exprime ma profonde gratitude.

Tout au long de cette campagne, j’ai appris à connaître chacun de mes camarades de course. Grâce à vous, notre parti illustre de nouveau notre ouverture et notre courage.

Jean-François et Pierre, merci, Messieurs.

Jean-François, pour ton travail à l’aile parlementaire, mais aussi pour ton éclairage singulier sur plusieurs questions.

Pierre, pour ta perspective qui enrichit notre appréciation des enjeux sociaux.

Une attention toute particulière pour notre collègue Bernard : Bernard, tu as mené une campagne admirable, faisant montre de tes qualités exceptionnelles de tribun. Tu as choisi, il y a quelques semaines déjà, de lancer le signal du grand rassemblement et je ne peux que t’en féliciter.

Chère Martine, toi qui as et auras toujours cette puissance de conviction pour défendre tes idées. Inébranlable femme de caractère, nos défis sont nombreux et notre union ne peut que nous amener à réussir le projet qui nous réunit et qui porte notre espoir. Nous allons rassembler, nous allons travailler et nous allons convaincre.

Alexandre, quelle campagne magnifique! Avec Véronique, avec tous ceux et celles que tu as réunis, nous devons dire que tu es devenu un grand rassembleur. Tu le sais, Alexandre, notre tâche consiste à additionner nos forces et à construire le plus grand rassemblement de souverainistes, toutes tendances confondues, que l’on ait vu depuis longtemps au Québec.

Nous comptons tous sur toi. Tu as su retenir l’attention des jeunes. Nous le savons tous, il ne saurait être question de faire un pays sans un appui massif des jeunes. Et c’est pour cela que nous continuerons à aller à leur rencontre pour leur démontrer que ce pays du Québec saura les enrichir et leur procurer toutes les occasions auxquelles ils sont en droit de s’attendre.

Mes amis, tous rassemblés, nous avons la force pour réussir!

Voilà longtemps que nous avons eu une confiance aussi solide en notre option.

Chers membres du Parti Québécois, vous m’avez confié un mandat fort et clair : faire du Québec un pays! Il s’agit d’un objectif ambitieux, exigeant, et salutaire. Faire l’indépendance, ce n’est pas la tâche d’un seul homme ou d’une seule femme, nous le savons tous. Réussir l’indépendance, ce sera toujours un travail d’équipe.

Pour réussir, nous avons besoin de chacune et de chacun, nous avons besoin de nous tous. Le regroupement politique de tous les indépendantistes québécois est nécessaire.

Si nous formons l’opposition aujourd’hui, si nous laissons à d’autres le soin de gouverner le pays, si le Parti libéral du Québec est au pouvoir actuellement, force est d’admettre que les tenants du fédéralisme et les partisans du statu quo profitent de nos divisions.

Il est dans notre intérêt à tous d’y mettre fin et de placer l’intérêt supérieur du Québec avant nos ambitions personnelles.

L’indépendance ne se fera pas à droite ou à gauche; elle doit se faire, point à la ligne!

Dans les prochaines semaines, les prochains mois, je vous invite au dialogue et à cette ouverture d’esprit nécessaire pour planifier la suite des choses. La grande coalition pour l’indépendance doit renaître!

J’aimerais dire aux centaines de milliers de souverainistes et de nationalistes qui ont quitté notre parti que tous les projets de société seront réalisables lorsque nous aurons un seul État et que nous serons entièrement maîtres de notre destin.

Ce soir commence notre voyage vers un prochain rendez-vous électoral.

Et, comme le disait si bien Gaston Miron : « Nous sommes arrivés là où ça commence. »

Pour cela, notre formation politique doit se moderniser, s’ouvrir aux idées et accueillir les propositions avec une ouverture nouvelle.

Je veux que le Québec, avec le Parti Québécois, demeure à l’avant-garde et qu’il persiste dans son progressisme dans lequel il a toujours été engagé.

J’ai une pensée, ce soir, pour notre fondateur René Lévesque, cet homme qui n’a pas eu peur de faire des gestes forts d’affirmation nationale. Une pensée également pour l’ensemble des chefs qui se sont succédé à la tête de notre parti.

Regardez tout ce que nous avons fait ensemble. Nous pouvons être fiers du chemin parcouru. Cette fierté collective doit nous amener encore plus loin, aujourd’hui et toujours : être maîtres de notre destinée et libres de nos choix démocratiques.

Voilà ce que nous devons proposer aux Québécois de toutes origines. C’est l’engagement principal que je prends devant vous, ce soir : défendre et respecter la volonté démocratique du peuple québécois.

Je n’imposerais jamais aux Québécois des choix qu’ils n’ont pas faits. À l’inverse, jamais je n’accepterais qu’on impose à la population des choix qui ont été faits par d’autres et dont les conséquences sont néfastes à l’endroit de nos concitoyens.

Nous n’accepterons pas une constitution négociée derrière des portes closes. Pas plus que nous n’accepterons d’abandonner notre modèle – le modèle québécois – qui nous aura permis de nous hisser dans le palmarès de tête des nations les plus justes et les plus équitables.

Nous n’accepterons pas de disposer de nos joyaux collectifs comme Hydro-Québec pour satisfaire quelques économistes et idéologues néolibéraux. Nous n’accepterons pas de voir partir à petites doses les sièges sociaux de nos fleurons. Nous n’accepterons pas d’assister passivement au recul du français. Nous n’accepterons pas un gouvernement qui veut que le Québec soit une province comme les autres. Nous n’accepterons pas d’avoir aussi peu d’ambition.

La transparence, l’honnêteté, le respect et l’intégrité, voilà des valeurs qui me sont chères et fondamentales. Vous pouvez compter sur moi pour les défendre à l’Assemblée nationale, tout comme vous pouvez compter sur ma ferme volonté de combattre le cynisme.

Les Québécois me connaissent et savent exactement pourquoi je me suis engagé en politique. Ils connaissent les valeurs qui m’ont été inculquées : travail, persévérance, courage et victoire.

Ils savent aussi l’amour et le respect que je porte à Julie et à mes enfants. Ceux-là mêmes qui ont été mes premiers appuis dans cette course.

Chérie, mes cocos, je vous remercie énormément d’être là avec moi et de m’aimer.

Servir nos concitoyens avec les mêmes valeurs, c’est essentiel. J’exigerai le même engagement de tous les membres de notre parti.

Je souhaiterais aussi m’adresser ce soir à nos compatriotes anglophones, aux Canadiens ainsi qu’à tous les Nord-Américains.

As the new leader of the Parti Québécois, I would like to say to all of our friends in North America and in the world, after all those decades and centuries, always in full respect for democracy and the rule of law, that we want to have and enjoy our own country, position our people with the greatest opportunities and live happy and peacefully.

Our project is not against anyone or anything.

It’s not against Canada, it’s for the people of Québec, it’s for all citizens who believe in our capacity to live according to our best interest, to protect our culture and to flourish in this new world of the Twenty-first century.

I want all to be part of this great and legitimate objective.

« Il n’y a pas de limites à notre ambition, à part celles que nous nous donnons et celles que les autres nous donnent. Je pense que tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais. »

Ces paroles inspirantes ne sont pas de moi; elles sont d’un jeune cinéaste du nom de Xavier Dolan. Mais elles auraient pu être de vos parents, de vos grands-parents ou de tous ceux et celles qui, après plus de 400 printemps et autant de luttes, nous ont légué leur sens du devoir, de la solidarité et leur courage.

L’indépendance est plus vivante que jamais. Vivante ici au Québec avec les Québécois, mais aussi vivante à de nombreux autres endroits sur la planète où des peuples et des nations veulent se donner un pays, alors que tant d’autres s’en sont donné un depuis les 50 dernières années.

Continuons sur les traces de nos grands Québécois : Jean Lesage, René Lévesque, Jacques Parizeau, Lise Payette, Bernard Landry, pour ne nommer que ceux-là.

Inspirons-nous aussi des Québécois issus de l’immigration qui se sont refait une vie ici et qui ont réussi, qui sont devenus de fiers patriotes québécois, comme Maka Kotto.

Inspirons-nous de nos artistes qui rayonnent dans le monde entier, de nos entrepreneurs qui ont conquis les marchés mondiaux, de nos scientifiques qui sont partie prenante de grandes découvertes et de nos sportifs champions du monde.

Inspirons-nous de tous ceux et celles à qui l’on a dit que c’était impossible, mais qui n’ont pas accepté, qui ont persisté, qui se sont battus et qui ont réussi.

Il n’y a pas de projet plus légitime et plus puissant pour une nation que celui de se donner les outils pour défendre ses intérêts, que celui de se donner les moyens de protéger sa langue et sa culture, que celui de se donner les pleins pouvoirs afin de faire ses propres lois et définir ses propres valeurs, de se donner un pays pour accomplir ses ambitions.

Le 20 mai 1980, un drapeau s’est levé en moi et j’ai dit OUI.

Là, maintenant, le 15 mai 2015, vous venez de me dire OUI!

Alors, ce soir, j’ai le cœur en drapeau et vous réponds : OUI, je vais tout faire pour nous unir, nous rassembler afin que tous ensemble, nous réunissions nos forces, notre volonté, notre conviction et notre amour envers notre nation pour dire, fiers et légitimes, à la face du monde, OUI, nous voulons faire du Québec un pays, notre pays.

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