Maîtres chez nous pour le bien commun!

Pauline Marois

Depuis quelques années, plusieurs se plaisent à remettre en question le modèle québécois. On se demande si c’est possible de maintenir en place le filet social hérité de la Révolution tranquille. Les programmes implantés à partir des années 1960 ont pourtant beaucoup contribué à faire avancer les Québécois, à développer leur plein potentiel et à […]

vendredi 27 juillet, 2012
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Depuis quelques années, plusieurs se plaisent à remettre en question le modèle québécois. On se demande si c'est possible de maintenir en place le filet social hérité de la Révolution tranquille. Les programmes implantés à partir des années 1960 ont pourtant beaucoup contribué à faire avancer les Québécois, à développer leur plein potentiel et à les faire rayonner à tous les points de vue, partout dans le monde : système de santé public, bien sûr, mais aussi financement de la culture, accès à l'éducation pour tous – dès les services de garde jusqu'à l'université – puis soutien social et économique favorisant l'égalité des chances, l'excellence et l'innovation.

Ces acquis sont menacés. Le gouvernement de Jean Charest a beaucoup travaillé au cours des neuf dernières années à nous convaincre de les laisser tomber, à nous mettre dans la tête que nous n'avions pas les moyens de nos ambitions, pas les moyens d'être ce que nous sommes. Qu'il fallait, en fait, s'en remettre aux autres pour nous développer.

Sauf que les moyens de nous entraider, de nous affirmer, nous les avons! Le Québec est riche. Il est riche de sa population, de sa jeunesse. Il est riche de son territoire. Il est riche, aussi, de ses ressources naturelles.

Que le gouvernement de Jean Charest les vende actuellement au rabais n'y change rien : nos ressources naturelles peuvent servir à nous enrichir tous, et non seulement une minorité.

Nous n'avons qu'à penser au Plan Nord, qualifié à juste titre de bar ouvert par Jacques Parizeau. En effet, 10 compagnies minières sur 19 n'ont payé aucune redevance à l'État québécois en 2010. Et que dire de la vente des droits d'exploitation pétrolière de l'île d'Anticosti à Pétrolia, alors qu'on y retrouverait plus de 40 milliards de barils de pétrole. Ce serait 4000 milliards de dollars dont se serait privé le Québec! Pensons encore à la centrale au gaz naturel de Bécancour, construite en 2007 mais dont la production a été arrêtée dès 2008, Hydro-Québec étant en surplus d'énergie. C'est près de 200 millions de dollars par année que nous devons payer depuis à TransCanada Energy, une compagnie albertaine, pour NE PAS produire d'électricité!

Et pendant qu'on y est, on pourrait aussi discuter des milliards de dollars en infrastructures payées trop cher, que le gouvernement libéral déverse dans la collusion et la corruption, et qui se sont ajoutés à la dette du Québec au fil des ans.

Le gouvernement de Jean Charest a non seulement fait preuve de négligence dans sa gestion de l'État, il a en plus renié l'héritage de Jean Lesage et de René Lévesque. Le cri des indignés de l'automne dernier, le grondement de la foule au Jour de la Terre, les casseroles du printemps érable ne résonnent pas pour rien au Québec. Nous voulons nous affirmer, nous enrichir et nous entraider, mais nous avons le sentiment que rien n'est fait en ce sens. Il est temps de faire le ménage, de reprendre le contrôle de nos ressources et de notre destinée, et de redevenir maîtres chez nous!

C'est ce que je propose avec l'équipe du Parti Québécois. Des redevances minimales obligatoires sur la valeur brute de la production de matière, une taxation du surprofit des minières, l'exigence de transformer les ressources extraites chez nous lorsque c'est possible, la réduction de la dépendance au pétrole par l'électrification de nos transports, l'indépendance énergétique!

S'enrichir pour s'affirmer et s'entraider, voilà ma vision du Québec. Un Québec fier, un Québec riche, un Québec qui se tient, c'est possible!

S'enrichir... en reprenant le contrôle de nos ressources naturelles!

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