Les Fermes Lufa, première ferme urbaine au monde installée sur un toit à Montréal : une inspiration pour les Français

Permanence nationale

Équipe de services aux membres du Parti Québécois.

vendredi 22 mars, 2013
Partagez
Partagez
Partagez

Dans le cadre de la 17e Rencontre alternée des premiers ministres québécois et français, qui se tenait du 14 au 17 mars derniers, le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé de l'Économie sociale et solidaire et de la Consommation, Benoît Hamon, était en visite au Québec. À cette occasion, la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, l’a invité à visiter la toute première ferme urbaine du monde. En effet, les Fermes Lufa a érigé 31 000 pieds2 de serres sur le toit du 1400, rue Antonio-Barbeau, un immeuble à bureaux de l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville.

Son fondateur, Mohamed Hage, a accueilli les ministres Zakaïb et Hamon. Il leur a expliqué les rouages de sa ferme urbaine. Ils sont par la suite montés sur le toit pour circuler dans les immenses serres où plus de 25 variétés de légumes, de pousses et de fines herbes sont cultivées sans pesticide ni antifongique ou herbicide.

La fertilisation de ces serres hydroponiques est possible grâce à des faux bourdons qui y volent librement; des coccinelles contrôlent par ailleurs les insectes nuisibles qui pourraient s’y introduire. L’eau d’arrosage est récupérée et réutilisée. Le fait qu’elles soient installées sur un toit réduit beaucoup les coûts de chauffage des serres en hiver, car le toit n’est pas gelé et les chauffe, d’autant plus que le soleil y plombe sans entraves. Les légumes et autres verdures cultivés sont cueillis le matin, selon les commandes reçues, à la tomate cerise près.

En effet, à partir du site Internet ou d’applications mobiles, les consommateurs concoctent et commandent eux-mêmes leurs paniers de légumes, qui sont ensuite acheminés dans 50 points de chute publics de la région montréalaise.

Agriculture urbaine, commerce de proximité, réduction de l’empreinte carbone, verdissement des toits et technologie réunis au bénéfice des citoyens : voilà une idée novatrice, bien de chez nous, que toutes les villes du monde peuvent mettre en application.

Les invités ont dégusté des légumes de la serre cueillis le matin même et ont été ravis de leur fraîcheur et de leur goût savoureux. La ministre Zakaïb a aussi offert une dégustation de fromages québécois au ministre Hamon et à ses conseillers politiques. Ils étaient un peu sceptiques, mais ont été impressionnés par les fromages d’ici.

Il s’en est fallu de peu pour que le ministre décide de s’installer au Québec. Enfin, c’est ce que le ministre Hamon a dit à la ministre Zakaïb… Du coup, le ministre Hamon est reparti en France avec la volonté d’importer le nouveau savoir-faire québécois.

Le ministre Hamon a invité la ministre Zakaïb à se rendre à Paris pour visiter à son tour Autolib’, le service de voitures électriques en libre-partage, et l’usine qui construit les véhicules. C’est un peu le Communauto parisien, mais avec une flotte entière de véhicules électriques. Ceci est inspirant pour le gouvernement Marois, qui s’engage dans l’électrification des transports.

Voilà, un nouvel élan est donné à la relation franco-québécoise, et c’est à suivre dans tous les secteurs où l’innovation et la créativité sont à l’honneur!

fermer

RESTONS EN CONTACT

Avant de continuer :
Le formulaire a détecté qu'il manque des informations.
Nous avons bien reçu vos informations!
Merci de votre intérêt pour le Parti Québécois.