Le Parti Québécois à travers quatre générations - Marc-Olivier Neveu

Marc-Olivier Neveu

Militant du Parti Québécois dans Saint-Jérôme

vendredi 2 mars, 2018
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Je me suis intéressé à la chose politique dès l’âge de 11 ans, alors que mes parents écoutaient les nouvelles à la télé. Je me rappelle avoir été marqué par le débat et les reportages sur les gaz de schiste. À cette époque beaucoup de citoyens étaient inquiets face à l’exploitation de cette filière par le gouvernement Charest. J’y voyais un non-sens qu’un gouvernement, élu par le peuple, ne considère pas le point de vue des citoyens concernés par ce dossier. Dans ce même bulletin de nouvelles, j’avais apprécié voir le Parti Québécois défendre leurs intérêts. J’avais beau être jeune, ma génération est la première à avoir grandi avec la cause environnementale comme enjeu majeur.

On parlait beaucoup d’actualité à l’école, mais je n’étais pas encore sensibilisé à la cause de l’indépendance du Québec. J’étais fier d’être Québécois, mais sans plus. Quand l’élection fédérale de 2011 est arrivée et que le Bloc Québécois a subi une défaite historique, j’ai réalisé que le Québec ne pourrait jamais être aussi bien défendu par les députés des partis fédéralistes, toutes orientations confondues. Avec les conservateurs de Harper majoritaires à l’époque, avec à peine cinq sièges au Québec, c’est à ce moment que j’ai compris l’importance de pouvoir prendre toutes nos décisions par nous-mêmes. Il faut à tout prix que le Québec puisse être pleinement soi-même. C’est ce triste événement qui m’a poussé à vouloir m’impliquer en politique.

En 2012, j’assistais à mon premier conseil national du Parti Québécois à titre d’observateur. J’avais alors 12 ans et j’ai eu la chance de rencontrer Mme Marois, ce qui m’avait grandement impressionné. Le Parti Québécois est un parti proche des gens depuis sa fondation, mais de pouvoir discuter avec cette femme d’État, celle qui est devenue la première femme première ministre, m’a réellement touché. En 2013, j’ai pu commencé à assister aux événements organisés par l’association locale du Parti, puis durant la campagne de 2014 j’ai vécu mes premières expérience de militantisme électorale pour le candidat vedette qu’était Pierre-Karl Péladeau dans Saint-Jérôme. À 16 ans, j'ai finalement pu prendre ma carte de membre. Ça voulait dire beaucoup pour moi. Les jeunes de mon âge ont généralement hâte d’avoir leur permis de conduire. Moi, c’était ma carte de membre du Parti Québécois que j’attendais le plus.

Un autre élément qui a motivé mon intérêt pour la politique est le monde municipal. De voir la réalisation de projets concrets pour les citoyens dans nos milieux, sur le terrain et de façon accessible, c’est très stimulant. Vers 15-16 ans j’ai réalisé que les politiciens pouvait réellement servir le bien commun lorsqu’il existe un lien entre eux et leurs concitoyens.

En commençant mon implication pour le Parti Québécois, j’ai eu immédiatement l’impression d’avoir un impact direct pour l’avenir de notre nation. Le cynisme actuel vient du fait que nos gouvernements ne sont pas à l’écoute de la population. Ou en tous cas, pas assez. Comme militant je cherche à combattre ce cynisme en collaborant avec d’autres jeunes et moins jeunes qui aiment réfléchir et agir pour changer les choses. Les exemples sont nombreux de situations où la population appuie des mesures justes qui ne sont pourtant pas soutenues par les gens au pouvoir. En ce moment même, l’entente sur la rémunération des médecins spécialistes en est un cas flagrant. On peut penser aussi, il y a quelques années, à l’annulation de la taxe sur le capital bancaire par Jean Charest. De telles décisions ne servent pas l’intérêt et le bien commun. Comme beaucoup d’autres, je milite au contraire pour aider le monde, pour aider les citoyens et non les nombreux lobbys et corporations.

Quand je regarde la situation actuelle, avec la montée des populismes, je crois que le programme du Parti Québécois, solidement progressiste et avec l’idéal d’un pays, est la solution au cynisme ambiant. Je crois aussi qu’on sous-estime l’intérêt des jeunes envers la politique. Il faut continuer à aller vers les gens pour discuter de la chose publique, même avec ceux qui sont désillusionnés. L’idée des cours d’éducation à la citoyenneté est d’ailleurs souvent évoquée. En gros, si le Parti Québécois est à l’écoute de la jeunesse, alors la jeunesse sera à l’écoute du Parti Québécois! Il faut continuer de rendre le militantisme plus convivial et plus accessible. Partout au Québec les exécutifs locaux du parti y contribuent déjà beaucoup. Comme nouveau président de l’exécutif de Saint-Jérôme, je souhaite continuer dans cette direction.

À ceux qui disent «de toute façon, les politiciens sont tous du pareil au même», je réponds ceci. Oui il y a des défis mais c’est justement pour ça qu’il faut agir. Critiquer c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. Certains pensent que le changement ne passe plus par les partis politiques. Effectivement, il existe d’autres vecteurs de changement très louables. Cependant, même du haut de mes 18 ans je constate à quel point la possibilité de former un gouvernement progressiste et au service du peuple est la meilleure façon d’avoir un impact positif dans la vie des gens. Que ce soit concernant l’appui aux petites et moyennes entreprises, l’organisation et la gestion des transports collectifs ou la défense de notre environnement, l’action d’un gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple peut avoir un effet hautement bénéfique sur notre vie de tous les jours.

Mon implication dans la campagne récente de Marc Bourcier, lors d’une élection partielle en 2016 dans Saint-Jérôme m’a vraiment confirmé que j’avais fait le bon choix. Voilà un excellent exemple d’un député de terrain, qui veut faire une différence même dans des situations et des milieux souvent difficiles, pour aider son monde. J’ai beau être encore jeune, la force d’une idée n’est pas déterminée par l’âge de son instigateur. Je veux prendre de l’expérience et aider mon exécutif à travailler pour une autre victoire dans notre circonscription. Je pense que nous pouvons accomplir beaucoup, mais je suis aussi déjà fier de ce qui a été accompli dans les derniers mois. Entre autre, c’est la première fois que les deux cégeps des Laurentides (Lionel-Groulx et Saint-Jérôme) peuvent compter sur leur propre comité étudiant de jeunes du Parti Québécois. Je suis fier d’y contribuer. C’est du temps bien investi pour, petit à petit, bâtir le pays!

J’ai tout de même eu à surmonter certains défis. Pour plusieurs, j’étais trop jeune pour accéder à des postes importants dans la structure d’implication militante du Parti. Ça m’a forcé à remettre en question mes capacités, mais j’en suis tout de même arrivé à la conclusion que je pouvais amener beaucoup au sein de cette organisation. J’ai envie de contribuer et je crois humblement que je peux aussi inciter d’autres jeunes de ma génération à le faire et à prendre goût à la politique. Il faut réussir à faire réaliser aux gens à quel point le militantisme politique est une implication emballante. De penser qu’à partir de discussions militantes peuvent découler des propositions adoptées en congrès national, puis ensuite devenir par force de lois de véritables actions gouvernementales, c’est très gratifiant! C’est ce genre de processus de démocratie plus direct qui redonne à la population confiance en nos institutions. Malheureusement ce ne sont pas tous les partis qui fonctionnent ainsi. Ça prend un parti démocratique et social-démocrate comme le nôtre afin d’y arriver.

J’aimerais souligner une chose. De plus en plus, au Québec, nous avons un défi de solidarité inter-générationnelle. Cela se répercute aussi au sein des instances des partis politiques. Comme jeune militant au sein du Parti Québécois, malgré tout ce qu’on peut dire, je tiens à mentionner que je suis impressionné par l’ouverture que manifestent les militants plus âgés à notre égard. Ces derniers possèdent une expérience inestimable et sont prêts à la partager aux nouvelles générations. De notre côté, nous voulons avoir l’occasion coûte-que-coûte de prendre notre place et de passer à l’action. Quelle meilleure combinaison que celle de la fougue et de l’expérience? C’est ça la base militante du Parti Québécois!

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