Le Parti Québécois à travers quatre générations - Amadou Dia

Amadou Dia

Militant du Parti Québécois dans Bourget

mardi 20 février, 2018
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De grandes ambitions.

À l’âge de 8 ans, je regardais la télévision avec mon père. On assistait à la victoire de Lionel Jospin en France aux législatives de 1997. C’est de là que me vient ma passion pour la politique. L’atmosphère d’espérance qui s’en dégageait m’a définitivement marqué. Je m’y suis reconnu, alors que, comme tous les enfants de 8 ans, j’avais mieux à faire, par exemple jouer au football ou regarder des dessins animés. Mon père m’a poussé à m’intéresser à la chose publique et, depuis, je souhaite m’y consacrer à plein temps.

L’espoir pour la société, voir les jeunes qui peuvent se construire un avenir grâce à la politique comme facteur de changement, voilà ce qui m’a accroché dans cette victoire. Depuis, je suis à la recherche de dirigeants politiques qui œuvrent pour toucher les revendications des gens, discuter des problèmes de la cité, aspirer à des politiques concrètes pour résoudre ces problèmes.

La politique africaine est violente. Au Sénégal, d’où je viens, la politique ne s’intéresse pas aux intérêts des citoyens. Ça fonctionne par insultes et on ne pense jamais aux couches les plus pauvres de la population. Il n’y a pas de vision à long terme.

C’est le genre de climat politique qui pousse au cynisme. On se demande : comment rester motivé et intéressé à la chose publique? Socialement parlant, j’ai été privilégié. J’ai eu une bonne éducation, dans une famille aimante. Mais les gens qui sont occupés à survivre n’ont pas le temps de s’intéresser aux décisions des politiciens qui se prennent dans leur dos.

Après le bac, au Sénégal, je baignais dans l'incertitude concernant la filière académique à choisir. Un jour, on m’a parlé des relations publiques et des communications, et j’y ai pris goût. Pour acquérir une expertise supérieure, j’ai décidé d’appliquer à l’Université Laval, à Québec. Quand j’ai dû dire au revoir à ma famille et à mes amis, ce fut très difficile. Je ne savais pas si j’allais les revoir. Ma grand-mère m’a donné plusieurs conseils avant de partir, et elle m’a rappelé à quel point je devais beaucoup à ceux que je laissais derrière et qui ont tellement sacrifié pour moi. Ça m’a donné une source de motivation très forte. En pensant à tous ces gens, je savais que je ne pouvais pas échouer dans ma nouvelle aventure et que j’allais tout donner, malgré les embûches!

En arrivant au Québec, j’ai pris le bus de Montréal vers la capitale et, déjà, je tombais en amour avec ce paysage que je voyais pour la première fois. J’ai vraiment réalisé toute la chance que j’avais d’atterrir dans ce beau pays.

À mon premier cours universitaire, je suis arrivé en retard. Quand j’entre dans la classe, tout le monde me regarde, car je suis le seul Noir. J’ai dû me présenter devant tout le monde, alors que j’avais de la difficulté à respirer tellement j’étais nerveux. Heureusement, tous mes camarades étaient sympathiques et j’ai été bien accueilli. Durant tout mon parcours universitaire, je me suis senti comme chez moi à Québec. On sent que cette ville est plus que la capitale d’une province. On sent que c’est une capitale nationale!

Lors de mon déménagement vers Montréal, j'ai rencontré une dame d'un certain âge. Alors qu'elle ne me connaissait pas, elle a décidé de refuser les préjugés et de me laisser une chance. Elle m'a offert de m'héberger le temps que ma situation en ville se stabilise. Pendant deux semaines, j'ai vécu chez elle et elle s'est occupée de moi comme une mère avec son fils. Nous sommes toujours en contact et je n'oublierai jamais ce qu'elle a fait pour moi. C'est à travers elle que j'ai connu le Parti Québécois. Elle m'a parlé d'indépendance d'une façon réellement renouvelée et positive.

À l’occasion des commémorations pour les victimes de l’attentat de la mosquée de Québec, j’ai vu Jean-François Lisée s’adresser à la foule. J’ai été très touché par la vague de soutien que l’ensemble de la société québécoise a envoyée à la communauté musulmane, dont je fais partie. Cet événement tragique a aussi poussé les gens à faire preuve de solidarité et a réaffirmer leur amour pour le Québec ouvert que nous connaissons.

Lorsque j’ai eu l’occasion, par la suite, de faire un stage en communication politique à la permanence du Parti Québécois, j’ai pu moi-même déboulonner les idées préconçues qu’entretiennent certains immigrants envers le parti. J’y ai découvert un parti ouvert, accueillant, où chacun se consacre à la réussite d’un projet plus grand que nature : faire du Québec un pays.

Surtout, je crois au programme du Parti Québécois. Un programme solide, progressiste, environnementaliste, ouvert sur la diversité et dans lequel la défense de la langue française est une priorité. C’est un programme qui cherche réellement à améliorer la vie des gens! Quelque temps après que je l’ai lu, on m’a proposé de devenir membre et de prendre ma carte du parti. Je n’ai pas hésité, et c’est ainsi que j’ai pu commencer mon engagement militant. Je me sens déjà Québécois, même si j’ai encore beaucoup à apprendre et que je n’ai pas ma nationalité. J’aime la façon dont se pratique la politique ici, car je vois les députés du Parti Québécois la faire proche des citoyens, sans piédestal, et en restant authentiques.

J’ai un message pour les jeunes de ma génération : je sais que plusieurs ne croient plus en la politique comme outil pour changer les choses. Je leur dis : responsabilisez-vous! Nous sommes la relève, nous avons un devoir de prendre en main notre destin et de nous mobiliser pour le faire. Si vous ne voyez pas à quel point la politique a un impact sur votre vie de tous les jours, c’est que vous vous fermez les yeux.

Prenons par exemple la question de l’environnement. Si les jeunes du Québec veulent ralentir les changements climatiques, ça prend plus que des changements d’habitudes. Ça prend des changements politiques, et ça ne peut être complètement possible sans avoir fait l’indépendance du Québec, puisque nous laissons encore à Ottawa une trop grande part de nos pouvoirs. Le Canada fait encore partie des grands pollueurs mondiaux, comme les États-Unis et la Chine. Les jeunes désirent autre chose pour le Québec? Oui, alors il faut qu’ils se prennent en main et qu’ils prennent connaissance de l’offre politique des différents partis. Ils verront que leur maison politique se trouve au Parti Québécois.

Je vous parle de souveraineté, moi qui suis d'origine sénégalaise et de la génération «Y». C'est mon témoignage pour un Parti Québécois plein d'ambitions!

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