Notre identité : un Québec français qui se tient debout
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L’existence et l’épanouissement de notre identité nationale demeurent les fondements du projet souverainiste québécois. Le Québec souverain sera un pays francophone, libre de légiférer comme il l’entend pour garantir la prédominance du français partout sur son territoire, libre d’appliquer une politique conforme à ses intérêts et dotée de tous les instruments de l’État aptes à assurer la vitalité et le rayonnement de sa culture et de son histoire nationale.

Le Québec aura la responsabilité d’élaborer des partenariats féconds avec les nations autochtones, de perpétuer les droits des Québécois anglophones et aura la responsabilité et les moyens de faire rayonner au maximum la Francophonie dans les Amériques.

Le Québec continuera d’accueillir les personnes immigrantes, elles qui contribuent par leurs compétences et leur culture à l’épanouissement d’une nation québécoise pluraliste et ouverte sur le monde.

Le français, seule langue officielle du Québec

On constate depuis quelques années une régression importante du français sur le territoire québécois. Or, le Québec doit veiller à ce que sa langue commune soit respectée malgré les contraintes qui lui sont imposées par Ottawa, notamment au moyen de la Loi constitutionnelle de 1982, que le Québec a toujours refusé de signer.

Pour faire du français la seule langue officielle du Québec, un gouvernement souverainiste fera de la Charte québécoise de la langue française, garante de notre identité culturelle, un texte fondamental.

Dans l'espace public

  • Exiger que le Québec ait la compétence exclusive en matière linguistique sur son territoire.
     
  • Adopter une nouvelle Charte québécoise de la langue française pour remédier aux dégâts causés par divers jugements de la Cour suprême du Canada. Il s’agira de redonner à la nouvelle Charte sa cohérence, de la rendre plus claire et de l’étendre à de nouveaux domaines.
     
  • S’assurer que le français soit la langue prioritaire devant les tribunaux au Québec, incluant ceux de juridiction fédérale, notamment en immigration.
     
  • Offrir une gamme élargie de cours de francisation aux immigrants, en particulier les soirs et les fins de semaine, et rendra obligatoire les cours de francisation aux immigrants n’ayant pas une connaissance fonctionnelle de la langue française.
     
  • Modifier la Charte de la langue française afin de retirer le statut linguistique de l’organisme ou de l’établissement qui ne satisfait plus à la condition qui lui a permis d’obtenir la reconnaissance de ce statut en vertu de l’article 29.1.
     
  • Renforcer les pouvoirs et le financement de l’Office québécois de la langue française afin de lui donner des plus grands moyens d’investigation, plus d’inspecteurs, d’augmenter les pouvoirs de sanction et de rendre exécutoires ses décisions.
     
  • Bonifier le rôle et le financement du Conseil supérieur de la langue française.

Dans tous les commerces et les milieux de travail

  • Étendre graduellement les dispositions déjà existantes appliquées aux entreprises de plus de 49 employés, aux entreprises comptant de 11 à 49 employés dans la nouvelle Charte de la langue française.
     
  • Utiliser les moyens de l’État pour amener les petites entreprises commerciales à offrir leurs services en français.

Dans tous les institutions d'enseignement

  • Abolir la Loi faisant suite aux décisions judiciaires en matière de langue d’enseignement (loi 115).
     
  • Étendre aux écoles non subventionnées les dispositions de l’actuelle Charte de la langue française appliquées aux écoles subventionnées.
     
  • Étendre aux cégeps et aux écoles de formation professionnelle ainsi qu’à l’éducation des adultes les dispositions de l’actuelle Charte de la langue française appliquées aux écoles.
     
  • Instaurer une épreuve uniforme de français dans les cégeps anglophones
     
  • Favoriser l’apprentissage intensif de l’anglais langue seconde et/ou le français langue seconde, au moment le plus efficace à la fin du primaire ou du secondaire.
     
  • Permettre l’accessibilité à des cours optionnels intensifs dans plusieurs autres langues.

Dans les services de garde éducatifs

  • S’assurer que les services de garde éducatifs accueillent et interagissent en français avec les enfants.
     

Le rayonnement de la culture québécoise

La culture constitue le véhicule identitaire privilégié de la nation québécoise qui permet aux Québécois de s’affirmer et de s’épanouir ainsi qu’au Québec de se faire connaître dans le monde entier. Plus que jamais, le Québec doit faire du développement culturel, sur l’ensemble de son territoire, un objectif national.

Pour atteindre cet objectif, la nation québécoise a besoin de pouvoirs et des budgets actuellement contrôlés par Ottawa et qu’une nation ne peut pas confier à une autre nation, puisqu’il en va de son identité, de l’expression artistique de sa culture et des véhicules qui la portent et la diffusent. C'est ce que fera un gouvernement souverainiste.

Doter le Québec d'une véritable politique nationale de développement culturel

  • Reconnaître le rôle de l’école et du monde de l’éducation pour la démocratisation de la culture.
     
  • favoriser la vitalité des arts et de la culture – de la création à la diffusion – dans toutes les régions du Québec, tout en reconnaissant le rôle spécifique de Montréal et de Québec en matière culturelle.
     
  • Renforcer le réseau des bibliothèques publiques.
     
  • Renforcera de toutes les manières possibles le statut des créateurs et le processus créatif.
     
  • Stimuler la plus large participation des Québécois aux activités artistiques et culturelles.
     
  • Appuyer les organismes et entreprises impliqués dans le développement de la culture numérique.
     
  • Faire des arts et de la culture un vecteur majeur du rayonnement du Québec dans le monde.

Reprendre l’ensemble des pouvoirs et des budgets en matière de culture et de communications actuellement contrôlés par le gouvernement fédéral

  • Entamer des négociations avec Ottawa afin d’obtenir la compétence sur le droit d’auteur, un pouvoir que le Québec doit maîtriser pour protéger ses créateurs et contrôler le levier économique que représente la propriété intellectuelle.
     
  • Garantir, après le transfert des budgets fédéraux, un financement global de la culture au moins équivalent à celui qui est disponible actuellement.
     
  • Adopter une politique de la radiodiffusion et des télécommunications pour assurer un contenu québécois et francophone significatif dans les médias traditionnels et numériques et favoriser une présence régionale des médias électroniques (radio et télévision).
     
  • Assurant l’accès à la téléphonie sans fil et à Internet haute vitesse sur l’ensemble du territoire québécois.
     
  • Créer, dans Internet, un nom de domaine québécois;
     
  • Faire de Télé-Québec un véritable réseau national de télédiffusion en dotant Télé-Québec:
    • d'une mission d’information d’intérêt public visant à garantir la diversité des sources d’information, la présence de contenu culturel québécois et la représentativité des régions du Québec;
    • d'une salle de nouvelles avec des antennes régionales, notamment en développant des partenariats avec les différentes chaînes télécommunautaires locales;
    • de véritables moyens financiers afin d’assurer un développement culturel autonome.
       

Le patrimoine culturel québécois

Le patrimoine culturel d’une nation a une valeur inestimable dont il faut préserver les éléments les plus significatifs.

Pour ce faire, un gouvernement souverainiste posera des gestes véritablement structurants.

  • Assurer la protection et la mise en valeur du patrimoine matériel et immatériel (culture orale et paysage) québécois.
     
  • Favoriser la requalification du patrimoine culturel bâti, notamment religieux, par des projets à caractère culturel et social.
     
  • Convoquer un sommet sur la protection et la mise en valeur du patrimoine culturel religieux rassemblant tous les intervenants intéressés, en particulier les représentants des églises de l’ensemble des confessions et des communautés religieuses.
     

L’histoire nationale et l’éducation à la citoyenneté

Un gouvernement souverainiste redonnera toute sa place à l’histoire nationale du Québec.

  • Revoir le programme d’enseignement de l’histoire dès le primaire, aux 1er et 2e cycles du secondaire, en privilégiant la connaissance des événements politiques de l’histoire nationale du Québec permettant de comprendre l’évolution de la société québécoise à travers une trame chronologique qui met en lumière les dates charnières de l’histoire nationale, politique, économique, sociale et culturelle du Québec et du Canada.
     
  • Ajouter un cours obligatoire d’histoire nationale du Québec dans la formation générale au collégial.
     
  • Bonifier la formation en histoire des futurs enseignants au primaire et au secondaire.
     
  • Rétablir la référence au Québec dans le titre des cours d’histoire de secondaires III et IV.
     
  • Ajouter des notions d’histoire régionale afin d’accroître la connaissance de l’histoire dans chaque région au secondaire.
     
  • Axer l’éducation à la citoyenneté sur la connaissance des institutions et la préparation à l’exercice des droits et devoirs du citoyen, en particulier sur l’importance de la participation à la vie publique.
     
  • Créer un nouveau centre à l’Institut national de recherche scientifique dont le mandat consistera à nourrir et soutenir une connaissance accrue de l’histoire politique et nationale du Québec ici et ailleurs dans le monde. Ce centre sera responsable de la création et de l’attribution de chaires de recherche en histoire du Québec.
     

Relations avec les nations autochtones

Depuis plus de 400 ans, les Québécois et les nations autochtones cohabitent sur le même territoire et nous pouvons affirmer que la nation québécoise ne serait pas ce qu’elle est devenue aujourd’hui sans les Premières Nations et la nation inuite. Le Québec fut un des premiers États occidentaux à reconnaître les communautés autochtones en tant que nations à part entière, ce qui aura permis des avancées importantes comme la conclusion de la Paix des Braves.

Le Québec a tout avantage à poursuivre un dialogue fécond avec les nations autochtones et à forger des partenariats mutuellement avantageux pour chaque nation. Le Parti Québécois souscrit à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones afin de construire sur ces bases de nouvelles relations avec les Premières Nations et la nation inuite.

  • Mettre sur pied un forum composé de représentants du gouvernement du Québec, des Premières Nations et de la nation inuite. Le forum aura pour mandat d’examiner les implications découlant de la Déclaration ainsi que les dispositions de la Constitution québécoise les concernant.
     
  • Voir à ce que le problème criant de logements sociaux chez les communautés autochtones et inuites soit réglé, particulièrement au Nunavik.
     
  • Travaillere de concert avec les nations autochtones afin qu’un Québec souverain remplace la Loi sur les Indiens par un régime plus adapté aux réalités actuelles.
     

Relations avec la communauté anglophone

La communauté anglophone, installée ici depuis des siècles, a fortement contribué au développement économique, social et culturel du Québec. Sa présence et sa force contribuent à l’enrichissement national et le Québec a tout intérêt à favoriser la vitalité de cette communauté.

  • Réaffirmer la garantie de la préservation des droits linguistiques de la communauté anglophone.
     
  • Assurer le maintien du patrimoine institutionnel de la communauté anglophone.
     

Relations avec les francophones des Amériques

Comme seul État francophone en Amérique du Nord, le Québec a une responsabilité particulière envers la Francophonie. La souveraineté lui offrira des moyens beaucoup plus importants pour assurer le rayonnement du français sur le continent.

  • Consulter les représentants des communautés francophones du Canada et de la nation acadienne afin de mettre à jour la politique du Québec en matière de francophonie canadienne, en vue de renforcer les liens unissant le Québec et les communautés francophones du Canada et la nation acadienne.
     
  • Renforcer le soutien des communautés franco-américaines en mettant un accent particulier auprès des communautés francophones de la Louisiane et de la Nouvelle-Angleterre.
     
  • Offrir aux étudiants originaires de communautés francophones du Canada, de la nation acadienne et des États-Unis désireux d’étudier en français au Québec de payer les mêmes frais de scolarité que les Québécois et de bénéficier d’un programme spécifique de prêts et bourses.