Hommage aux femmes en politique : une lutte à poursuivre

Pauline Marois

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jeudi 6 décembre, 2012
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J'ai profité aujourd'hui du dévoilement du monument en hommage aux femmes en politique pour honorer des femmes pionnières, audacieuses et courageuses. L’ascension des femmes en politique ressemble à une longue et difficile traversée.

Dans toutes les démocraties du monde, il a fallu compter sur ces pionnières pour que les femmes puissent contribuer à la vie politique. Idola Saint-Jean, Marie Lacoste Gérin-Lajoie, Thérèse Casgrain et Marie-Claire Kirkland ont joué ce rôle, pour nous, au Québec. Je les regarde, je les admire et je les remercie du fond du cœur.

C’est très émouvant de penser aux combats qu’elles ont menés avec détermination, audace et force. Les femmes ont obtenu le droit de vote et d’éligibilité au Québec en 1940, soit bien plus tard que dans nombre de démocraties occidentales. Même une fois ce droit acquis, il aura fallu attendre 21 ans avant que l’une d’entre nous, Marie-Claire Kirkland, fasse son entrée au Parlement. Lorsque je suis moi-même devenue députée, 20 ans plus tard, nous n’étions encore que huit...

Aujourd’hui, nous sommes 41 femmes à l’Assemblée nationale. Faudra-t-il attendre le 100e anniversaire pour atteindre la parité dans notre Parlement? J’espère que non.

Les femmes savent maintenant avec certitude qu’elles peuvent aspirer aux plus hautes fonctions politiques au Québec. Il y a des obstacles, bien sûr, mais le mouvement est en marche et rien ne peut arrêter aujourd’hui la progression des femmes.

Ce monument que nous avons dévoilé aujourd’hui, j’espère que toutes les jeunes filles du Québec le verront. J’ai constaté qu'il subsiste encore des craintes et des contraintes qui freinent la venue des femmes en politique. Pourtant, notre contribution est essentielle.

C’est grâce au travail des femmes que certaines politiques sociales ambitieuses ont vu le jour, comme le réseau des services de garde, l’équité salariale.

Il y a encore du chemin à faire. Il reste des réalités à contrer, comme la violence conjugale. Il reste des situations inacceptables, comme la pauvreté, qui frappe encore davantage les femmes. Il reste de la place à prendre pour les femmes.

Les pionnières ont rendu tant de choses possibles pour nous qui avons suivi. Désormais, c’est à notre tour d’ouvrir de nouveaux chemins pour celles qui suivront. Rendons hommage à toutes ces femmes et, ensemble, poursuivons le travail vers plus de solidarité, de confiance et d’égalité.

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