Une mesure d’économie irrespectueuse du français et des réfugiés

Hier, dans les pages du quotidien Le Devoir, le président de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié a défendu la décision de la Section d’appel des réfugiés de ne pas rendre public l'ensemble de ses jugements sous prétexte que la traduction est trop coûteuse. Comme la Loi sur les langues officielles impose la traduction des décisions rendues par les tribunaux, le gouvernement canadien a donc choisi de contourner la loi. Il décidera maintenant lui-même quelles décisions seront rendues accessibles aux avocats en immigration ainsi qu'aux réfugiés, une orientation éminemment discutable sur le plan juridique sans doute, mais […]