Épouvantails

Pierre Karl Péladeau

*Dans une récente sortie, [le Philippe Couillard a affirmé qu’il ne cèderait pas un pouce aux souverainistes](http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2015/08/16/001-couillard-souverainete-independance-promet-combattre-pkp-quebec.shtml). Voici ici la réplique du chef du Parti Québécois, Pierre Karl Péladeau.* ——— Nous aurions pu penser que le premier ministre libéral aurait eu un peu plus d’imagination que ses prédécesseurs fédéralistes tels Pierre Trudeau, Jean Chrétien, Stéphane […]

mardi 18 août, 2015
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Dans une récente sortie, le Philippe Couillard a affirmé qu'il ne cèderait pas un pouce aux souverainistes. Voici ici la réplique du chef du Parti Québécois, Pierre Karl Péladeau.


Nous aurions pu penser que le premier ministre libéral aurait eu un peu plus d’imagination que ses prédécesseurs fédéralistes tels Pierre Trudeau, Jean Chrétien, Stéphane Dion et bien d’autres. Il semble plutôt que ses bureaux de communication lui aient conseillé les mêmes formules éthérées du passé. Ainsi donc, le premier ministre libéral Philippe Couillard agite les épouvantails et les arguments de peur, tant de fois utilisés par le clan fédéraliste. Assez ironique d’ailleurs de constater que le premier ministre, dans un discours axé exclusivement sur la défensive, nous somme de sortir les chiffres alors que lui-même n’a absolument aucune donnée sur laquelle se baser. À lui de nous dire en quoi la vision provincialiste qu’il propose est visionnaire et porteuse d'avenir pour le Québec et les Québécois.

Peut-être devrait-il écouter le premier ministre Jean Charest, qui a affirmé que le Québec avait les moyens d’être indépendant?

Aujourd’hui, ces arguments de peur ne fonctionnent plus, alors que le Québec se situait au 27e rang des pays selon le PIB par habitant, en 2013. Les Québécoises et les Québécois ont démontré depuis les dernières décennies leur courage, leurs succès et leur détermination. Tous les chemins, surtout celui de l’indépendance, sont ouverts.

Contrairement à l’appréciation négative du premier ministre à l’endroit des Québécois, je crois fermement, et nous l’avons prouvé à tous égards, que nous sommes des gagnants. Le développement économique de notre nation est essentiel. C’est pourquoi nous insistons depuis des mois sur la nécessité au Québec d’avoir une réelle politique économique. C’est pourquoi je demande au premier ministre libéral Philippe Couillard la tenue d’un grand forum économique, qui réunirait l’ensemble des partenaires. Proposition reçue avec le mépris habituel qui est le leur dans leur perception et leur habitude d’avoir toujours raison.

L’électrification des transports, les défis de nos industries, la forêt, l’entrepreneuriat, la relève agricole, la recherche et le développement. Ce sont tous des secteurs économiques qui méritent, parmi d’autres, une attention particulière.

Pas le laisser-faire libéral, pas l’austérité qui attaque de plein fouet les leviers économiques et sociaux de la collectivité, mais bien une véritable politique.

Quant aux arguments en faveur de l’indépendance, j’invite le premier ministre à demander à ses conseillers de faire leur travail et à relire les interventions des députés du Parti Québécois, entre autres les deux interpellations sur la question de l’indépendance faites par mon collègue député Stéphane Bédard, où le premier ministre était absent. Nous avons notamment abordé la sécurité ferroviaire, l'énergie, la gestion de l'offre, le registre des armes à feu, les quais fédéraux, le transport, la protection de notre environnement.

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