Ensemble vers le pays — Entrevue avec Véronique Hivon

Permanence nationale

Équipe de services aux membres du Parti Québécois.

lundi 23 novembre, 2015
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Dans le cadre de notre Conseil national des 21 et 22 novembre 2015 à Sherbrooke, notre blogueuse invitée, Annick Vigeant, a rencontré Véronique Hivon.


Quand on se rappelle le doigté avec lequel Véronique Hivon a réussi à surmonter les barrières partisanes pour mener à terme le délicat projet de loi Mourir dans la dignité à l’Assemblée nationale, on ne peut que se réjouir que le chef du Parti Québécois, Pierre Karl Péladeau, l’ait nommée responsable la convergence du mouvement indépendantiste.

Véronique Hivon prend ce nouveau rôle avec beaucoup d’humilité: «La convergence ne va pas se faire avec mes petits moyens à moi. L’idée, c’est d’abord et avant tout d’envoyer le signal que le Parti Québécois veut travailler avec les autres, que c’est sérieux.»

Depuis le début septembre, les discussions formelles et informelles se sont multipliés avec les autres chefs de partis, mais également avec les autres éléments de la société civile qui s’intéressent à l’indépendance.

«La première étape, c’est de rebâtir la confiance», explique Véronique Hivon. «Il faut apprendre à ne plus s’observer en chiens de faïence entre différents partenaires. C’est évident qu’il y a eu des événements par le passé, de part et d’autre, qui ont fait en sorte qu’il y a eu des bris de confiance. Il faut en prendre acte et se dire qu’on veut recoller les morceaux.»

Le Parti Québécois souhaite aussi travailler en collégialité pour bâtir le projet de pays: «Si on veut se rapprocher et que tout le monde adhère à certaines idées, il faut élaborer la feuille de route ensemble», souligne Véronique Hivon.

Diverses activités conjointes rassemblant tous les partis indépendantistes ont déjà commencé à s’organiser sous des égides neutres, comme le OUI Québec et les intellectuels pour la souveraineté. «Ensuite de ça, ce qui serait vraiment intéressant, ce serait de sortir de nos cercles de convaincus et de voir comment, ensemble, on est capables d’aller à la rencontre de gens qui sont des orphelins politiques, qui sont désintéressés, qui ont déjà cru à l’indépendance et qui y croient moins, pour essayer de redynamiser le mouvement avec une diversité de points de vue», indique la député de Joliette.

«Moi, je suis convaincue que la diversité dans le mouvement va vraiment être une force de relance importante. Il ne faut pas voir ça comme une source de division comme on l’a fait trop longtemps.»

«L’union, ce n’est pas la fusion. L’union, c’est de travailler ensemble dans le respect de nos différences pour faire avancer une cause commune.»

— Véronique Hivon

Selon Véronique Hivon, les citoyens doivent se réapproprier le projet individuellement. «Ce n’est pas le projet d’un parti politique, c’est d’abord un projet citoyen. Mais nous, on peut peut-être faciliter ça et donner le goût aux gens, à partir de la base, de faire le lien avec le projet d’indépendance et de le travailler dans leurs milieux respectifs, plutôt que ce soit porté uniquement par des institutions politiques.»

Le défi est donc grand et la responsabilité, immense, mais on peut compter sur l’ouverture, l’écoute et la grande humanité de Véronique Hivon pour mener à bien cette ambitieuse mission.

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