Discours de Nathalie Leclerc à Charlevoix-Côte-de-Beaupré.

Nathalie Leclerc

Candidate du Parti Québécois dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré

mercredi 17 janvier, 2018
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Bonjour,
 
Au moment du lancement de ma candidature à l'Espace Félix-Leclerc, vous ne pouvez pas vous imaginer l'émotion que j'ai vécue. Merci beaucoup pour votre accueil.
 
Cet automne, j'ai reçu un très joli courriel de Pierre Gariépy, membre du Parti Québécois de mon coin de pays. Il me demandait simplement si j'avais envie d'être candidate pour les prochaines élections. Que ça. Eh bien. J'ai respiré un grand coup et j'ai pris le temps qu'il faut en me posant sérieusement la question.
 
C'était beaucoup d'honneur cette demande. Ça m'a fait un grand boum dans le cœur.
 
Alors, j'ai fouillé dans ma mémoire. Et vous vous imaginez bien : les yeux de mon père. La passion d'être. Le rêve. Ben oui le rêve. Ça manque de rêves aujourd'hui, vous ne trouvez pas ?
 
J'ai demandé une rencontre avec Josué Bouchard, le président du comté et Pierre Gariépy. J'ai posé tout plein de questions. J'ai aussi pensé à mes trois fils et l'importance qu'ils ont dans ma vie. Puis Josué m'a présenté des gens du comté. Et j'ai vu, à nouveau, dans ces gens, la même lumière que les yeux de mon père transportaient. La passion d'être. Le rêve. Ça m'a fait du bien à l'âme.
 
J'ai réfléchi longtemps. Se présenter comme députée n'est pas à prendre à la légère. Et je ne prends rien à la légère.
 
Je dois vous avouer qu'en 2014, j'étais désabusée de la politique. La défaite de Pauline Marois m'a beaucoup attristée. Puis, le souvenir de mon père et les grandes discussions qu'il tenait avec ses amis à l'époque me manquait et je ne retrouvais rien dans l'aujourd'hui pour nourrir mon goût de devenir.
 
J'ai, en quelques sortes, tout quitté ici et je suis partie vivre en France avec mes trois garçons. J'avais besoin d'air. J'avais besoin de me perdre un peu. Et j'ai écrit. J'ai enfin finalisé le livre que j'ai toujours voulu écrire. Ce livre qui me hantait depuis des années. Nous sommes revenus vivre au Québec en 2016, j'ai inscrit mes deux jeunes fils à la petite école de St-Pierre, mon plus grand à la Courvilloise et j'ai, pour mon plus grand bonheur, publié ce livre, La voix de mon père.
Grâce à cette publication, j'ai été invitée à plusieurs salons du livre. J'ai fait des rencontres magnifiques. Des gens, de tous horizons, aux regards étincelants. J'ai même rencontré mon nouvel amoureux dans le fin fond d'un village qui m'était inconnu.
 
J'ai retrouvé mon chez moi. J'ai littéralement réapprivoisé l'immensité des paysages québécois. J'ai à nouveau aimé les champs de marguerites. L'odeur du blé fraîchement coupé.
 
Vous connaissez la phrase « Oublier pour mieux se souvenir. » C'est ça qui m'est arrivé, comme la grande bouffée du vent presque éternel de l'île d'Orléans.
Alors, cette demande de me présenter en politique. Pourquoi dire oui, là, aujourd'hui, maintenant ? Qui suis-je pour représenter le comté de Charlevoix Côte-de-Beaupré ? Et surtout, suis-je à la hauteur ?
 
Je suis la fille de Félix Leclerc. La vie m'a fait ce magnifique cadeau. Je ne peux pas le nier. Ma décision d'être candidate relève beaucoup de lui, vous savez, les yeux de mon père...
 
Plusieurs personnes croient que tout est si facile d'être "la fille de...". Les gens oublient trop facilement qu'être "enfant de...", demande un travail énorme parce qu'on doit prouver au monde entier qu'on est capables nous aussi.
 
Mais être "la fille de..." est tout simplement magnifique. Parce que même quand je tombe, ses écrits et ma mémoire de lui me donnent le courage de continuer et de me cracher dans les mains, comme il a fait toute sa vie. De toute façon vivre, c'est un peu cela, se cracher dans les mains.
 
Alors, je me crache dans les mains, j'attache ma tuque avec de la broche et j'y vais. Je suis une passionnée, une amoureuse, et j'adore l'intensité d'être. Bien sûr, je n'ai pas d'expérience politique. Mais j'ai beaucoup de mémoire et d'instincts. C'est à l'Espace Félix-Leclerc que j'ai annoncé ma candidature. Ce lieu que j'avais en moi depuis l'âge de quatorze ans et que j'ai finalement réalisé avec beaucoup d'efforts et l'aide de tout plein de monde.
 
Je sais ce que c'est que de travailler fort. Et maintenant, les gens du coin profitent de ce lieu. Ils ont maintenant une petite salle de spectacle et ils iront peut-être manger dans un bon restaurant avant de venir voir un artiste, puis, qui sait, après la soirée, ils loueront une chambre dans un des gîtes de l'île d'Orléans.
 
L'existence de ce lieu contribue à faire rouler l'économie de l'île et j'en suis très fière. Je fais partie du conseil d'administration de la Fondation Félix-Leclerc. Mais, pour ne pas qu'il y ait de conflit d'intérêt et par souci de transparence, je remets aujourd'hui même ma démission en tant que membre du CA de la Fondation Félix-Leclerc.
 
Et puis, la politique ne se fait pas seule, j'ai déjà une équipe fabuleuse qui sont membres du conseil exécutif. J'ai besoin d'eux comme j'ai besoin de vous pour bien faire mon travail.
 
Mon comté Charlevoix Côte-de-Beaupré est rempli de promesses. Il est immense de beauté, de réalisations à faire. Je pense à cette fameuse piste cyclable qui n'existe toujours pas sur l'île d'Orléans. Pourquoi pas un grand marché public où tous les produits offerts par nos agriculteurs se retrouveraient au même endroit ? Cet hôpital de la Malbaie qui traîne en longueur, qui n'aboutit pas. Et nos personnes âgées, qui souhaitent rester chez eux. Pourquoi pas un retour des médecins de famille qui se déplacent vers eux pour leur bien-être ? Pourquoi ne pas offrir un peu d'humanité ?
 
Mais pour cela, je veux vous connaître encore plus. J'ai déjà eu la chance de rencontrer pas mal de monde du comté grâce à Josué. Et en plus de retomber amoureuse des champs de marguerites, je suis tombée amoureuse des gens de mon comté Charlevoix Côte-de-Beaupré.
 
Je me souviens de Michel Guimond. Qui ne se souvient pas de lui ? Député du Bloc Québécois pendant de nombreuses années. C'était aussi un ami. On a fait du théâtre ensemble, ici même, avec des amis. On a monté quelques pièces de théâtre de mon père. J'ai même joué un ange. J'étais enceinte de 8 mois ! Que de plaisir nous avons eu. Et la passion qu'il avait des gens. Je vais prendre un peu de sa passion quand j'irai à votre rencontre. En souvenir de lui. Car je suis certaine qu'il faisait le plus beau métier du monde. Être député c'est ça. La rencontre des gens. L'écoute. L'aide que l'ont peut offrir. Être là pour vous.
 
C'est comme cela que je serai. Parce que je sais aussi l'espèce d'écœurite politique qui règne dans la population. Je ne vis pas sur un nuage rose. J'ai aussi été déçue, amère, désabusée mais l’inaction ne sert à rien.
 
J'ai envie d'aider. De me battre. De me relever les manches pour vous. Déjà, entrer dans la vie des gens, prendre le temps qu'il faut et m'asseoir dans leur salon pour les écouter eux, qui ont tellement de choses à dire.
 
Ils vivent souvent de grandes déceptions. Des pertes immenses. Le manque de ressources des écoles. Les résidences de personnes âgées devenus légions avec le vieillissement de la population. J'ai vu des choses qui m'ont crevé le cœur. Le travail de député c'est cela : voir, écouter et faire bouger les choses.
 
Je ferai du mieux que je peux. Tiens, ma première promesse électorale!
 
Pourquoi le Parti Québécois ? Pour tout ce que je viens de vous dire. Parce que j'étais une petite fille et le Parti Québécois faisait partie de ma vie. Parce que j'ai grandi et j'ai rencontré René Lévesque. Jacques Parizeau. Lucien Bouchard. Bernard Landry. Pauline Marois. Parce que je les ai aimés. Et maintenant, j'admire Jean-François Lisée, qui, depuis longtemps, porte les valeurs du parti avec respect et grandeur d'âme.
 
J'ai peur aussi. Bien sûr. Mais je suis bien entourée, avec Agnès Maltais en tête. Et j'ai confiance. J'aime la vie.
J'ai entendu quelquefois dire que le Parti Québécois était un vieux parti. Mais le mot vieux devient péjoratif dans certaines bouches. Puis, une phrase de mon père m'est apparue la semaine dernière. Il est devenu papa pour la deuxième et troisième fois à 53 et 56 ans. C'est vieux. Alors, il a écrit cette phrase : « Ce n'est pas parce que je suis un vieux pommier que je donne de vieilles pommes. » C'est pas mal beau. Quand on y pense, c’est vrai que le Parti Québécois est un grand pommier avec une grande histoire. Chaque année, ce grand pommier donne de nouvelles pommes. Aujourd’hui, c’est à ce grand parti que je me joins.
 
Merci beaucoup.
Nathalie Leclerc
Candidate du Parti Québécois dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré
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