De coeur et d'actions
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Sans solidarité, jamais la nation québécoise n’aurait pu survivre, puis s’épanouir comme elle l’a fait jusqu’à aujourd’hui. Au cours des dernières décennies, cette solidarité s’est particulièrement manifestée à travers l’État, le Québec s’étant doté d’un vaste filet social. Nous devons maintenant le rendre plus efficace, plus souple, plus humain et mieux adapté à la réalité des Québécois.
 

L’éducation

Nous disposons d’un formidable réseau éducatif. Le Québec peut compter sur des enseignants et des professionnels dynamiques et compétents qui doivent être soutenus vigoureusement. Cependant, bien des problèmes persistent encore aujourd’hui. Le taux de décrochage scolaire élevé et persistant en est le signal le plus alarmant.

Parmi les problèmes que nous devrons résoudre, quatre retiendront particulièrement l’attention d'un gouvernement souverainiste : l’organisation des classes, en particulier le ratio maître-élèves, et l’équilibre entre l’intégration des élèves en difficulté et la réussite scolaire; l’inégalité des exigences imposées aux écoles privées et aux écoles publiques; la lourdeur administrative du système d’éducation et le manque d’autonomie des écoles; l’insuffisance de la formation technique, professionnelle et continue au Québec.

  • Encourager fortement la mobilisation de tous les secteurs de la société dans la lutte au décrochage scolaire.
     
  • Réduire la taille des classes de façon à favoriser un meilleur apprentissage et à réduire le fardeau des maîtres.
     
  • Augmenter le nombre de professionnels et d’employés de soutien afin de répondre aux élèves ayant des besoins particuliers ou en difficulté, tant en classe qu’au service de garde.
     
  • Prévoir des mesures de soutien aux élèves, notamment les jeunes garçons qui n’ont pas réussi à terminer leurs études secondaires dans le temps prescrit;
    • lesdites mesures continueront de s’appliquer aux élèves qui rejoignent la formation professionnelle même s’ils n’ont plus l’âge requis pour pouvoir bénéficier de ces mesures.
       
  • Mettre en place un programme visant à augmenter les activités sportives dans les écoles publiques, notamment en finançant la construction ou la rénovation des installations.
     
  • Favoriser les liens entre les carrefours jeunesse-emploi et le réseau de l’éducation dans une logique de lutte au décrochage scolaire et le réseau de la santé et des services sociaux, notamment en matière d’intervention psychosociale.
     
  • Favoriser l’apprentissage de l’anglais en recourant à la pédagogie la plus efficace qui soit dans l’enseignement intensif à un moment de la scolarité où l’acquisition du français est confirmée, c’est-à-dire à la fin du primaire ou au début du secondaire.
     
  • Émettre des directives très strictes pour l’application d’une politique de tolérance zéro face à la violence et l’intimidation à l’école, tant à l’égard des élèves que du personnel, et donnera des moyens et des outils aux intervenants scolaires pour l’application de cette politique.
     
  • Modifier les règles de financement des écoles privées afin d’introduire une obligation d’intégration et de rétention des élèves qui ont des difficultés, faute de quoi ces écoles verront leur subvention diminuer graduellement.
     
  • Cesser de subventionner les écoles privées axées essentiellement sur l’enseignement de la religion qui ne respectent pas le régime pédagogique ainsi que les écoles dont les admissions sont fondées sur l’appartenance confessionnelle.
     
  • Alléger les structures scolaires, en particulier le ministère de l’Éducation, de façon à accroître d’autant les ressources financières et humaines dédiées à nos enfants de même que l’autonomie de nos écoles.
     
  • Valoriser la formation professionnelle et la formation continue en partenariat avec les organismes du milieu.
     
  • Lancer un vaste chantier d’alphabétisation en se donnant l’objectif de réduire de façon significative l’analphabétisme en 10 ans.
     
  • Analyser l’opportunité d’implanter dans les milieux défavorisés la maternelle quatre ans à temps plein tout en s’assurant qu’une concertation étroite s’établisse entre les CPE et l’école afin que les enfants reçoivent à leur entrée scolaire les services appropriés à leurs besoins.

Les études supérieures et les universités

L’avenir du Québec et des Québécois se jouera de plus en plus au sein des cégeps et des universités qui sont le socle de la société du savoir et contribuent à maints égards aux liens du Québec avec le monde.

Un gouvernement souverainiste fera en sorte que nos établissements d’études supérieures se comparent aux meilleurs de la planète et que les Québécois puissent y accéder sans égard à leur condition économique.

  • Réinvestir de façon significative dans l’éducation supérieure.
     
  • Occuper exclusivement tous les champs de compétence et obtiendra le contrôle de tous les fonds liés à l’enseignement postsecondaire, l’aide financière sous la forme de prêts ou de bourses et les budgets de recherche.
     
  • Participer avec la communauté universitaire, les employeurs et la société civile à un sommet sur l’enseignement supérieur portant sur la qualité de l’enseignement, la gestion des universités, l’adéquation entre la formation et les besoins de l’économie, la formation générale de qualité ainsi que le financement du réseau des universités québécoises.
     
  • Assurer l’accessibilité en maintenant un régime de réglementation des droits de scolarité uniformes parmi les programmes et les institutions.
     
  • Rétablir le gel des droits de scolarité à la fin de la hausse 2007-2012 jusqu’à la tenue du sommet sur l’enseignement supérieur et l’adoption d’une loi-cadre qui régira les droits de scolarité et les autres frais afférents, qui préservera l’accessibilité économique et l’accessibilité régionale, qui respectera la capacité de payer des étudiants et qui visera à diminuer l’endettement étudiant.
     
  • Proposer différents modes de remboursement des dettes d’études de façon à assurer l’accès à l’éducation et à limiter ou à atténuer l’endettement des étudiants.
     
  • Adapter le programme d’aide financière aux études afin de préserver l’accessibilité des étudiants de tous les milieux socioéconomiques à l’enseignement supérieur;
    • abolir la prise en compte du revenu de pension pour enfant des familles monoparentales dans le calcul de la contribution financière;
    • ajuster le seuil de contribution parentale et les frais de subsistance.
       
  • Revoir le mode de financement des cégeps afin de permettre aux adultes qui le souhaitent de retourner aux études à temps partiel.
     
  • Multiplier les passerelles permettant aux diplômés de secondaire professionnel de poursuivre des études collégiales et aux diplômés collégiaux de poursuivre des études universitaires.
     
  • Favoriser l’accueil des étudiants étrangers francophones en leur donnant accès à la formation universitaire québécoise en français aux mêmes conditions que les étudiants québécois et offrir à tous les étudiants étrangers un programme de crédit d’impôt qui leur donnera accès, à terme, à des conditions équivalentes s’ils choisissent de s’établir au Québec à la fin de leurs études.
     

Au service des familles

Si le Québec a fait des progrès importants pour soutenir les familles, beaucoup reste à faire, notamment pour assurer l’égalité des chances.

Avec un gouvernement souverainiste, l’intervention de l’État s’articulera autour de trois éléments : des services de garde éducatifs accessibles et de qualité; un soutien financier pour permettre aux familles de faire face aux obligations liées aux différentes étapes de la vie de leurs enfants; du temps et des infrastructures pour leur permettre de mieux concilier le travail et la famille et d’avoir accès à des services de proximité.

  • S’assurer que chaque parent qui le désire ait accès à une place en services de garde à tarif réduit pour son enfant;
    • Soutenir la création de haltes-garderies, en particulier dans les cégeps et les universités, et davantage de services de garde en milieu de travail de façon à répondre aux besoins des parents;
    • Mettre l’accent sur l’augmentation de la fréquentation des services de garde en milieux défavorisés.
       
  • Limiter le nombre d’installations qu’un promoteur de garderie à tarif réduit ou de CPE peut posséder.
     
  • Exiger que les nouveaux projets de services de garde éducatifs à tarif réduit soient pilotés par un organisme sans but lucratif contrôlé par les parents, tel que les CPE ou le milieu familial.
     
  • Interdir toute forme d’enseignement religieux dans les services de garde éducatifs et s’assurera qu’aucun enfant ne soit sélectionné ou refusé sur la base de la pratique ou non d'une religion.
     
  • Insérer, dans la Loi sur les normes du travail, des congés familiaux qui permettront aux parents de faire face à leurs obligations.
     
  • Modifier le Régime québécois d’assurance parentale afin de permettre aux parents adoptants d’avoir les mêmes droits que les parents biologiques et l’adapter pour mieux répondre aux besoins des familles vivant des naissances multiples.
     
  • Permettre aux personnes adoptées d’avoir accès à la connaissance de leurs origines et de leurs antécédents médicaux.
     
  • Réclamer une compensation financière pour combler le manque à gagner par le Québec en raison de la fiscalité fédérale en la matière.
     
  • Appuyer davantage les organismes communautaires de soutien aux familles.
     
  • Garantir une véritable liberté de choix en ce qui a trait au suivi de grossesse;
    • en implantant des maisons de naissance dans toutes les régions du Québec; et
    • en assurant l’accès à une sage-femme sur tout le territoire du Québec.
       

La santé

Pour préserver un système de santé public universel, performant, accessible et qui offre des services de qualité, le Québec devra relever plusieurs défis importants au cours des prochaines années et il doit être clair que la solution passe par une efficacité accrue et une consolidation des services publics et non par un recours au privé. Le tout, en évitant le recours aux mesures coûteuses que sont l’achat de services à des centres médicaux spécialisés privés, aux agences privées de placement de personnel, aux partenariats public-privé et à la sous-traitance.

Tout d’abord, il faudra accentuer les efforts de prévention en santé de façon à assurer une meilleure qualité de vie aux Québécois et ainsi réduire les coûts de santé.

Ensuite, il faudra aussi nous attaquer avec vigueur au problème persistant de l’accès aux soins de première ligne, un problème qui exaspère à bon droit les Québécois depuis des années.

Enfin, il s’assurera que chaque citoyen qui le désire ait accès à un médecin de famille en prenant les moyens pour augmenter la disponibilité des médecins de famille.

Ensuite, il faudra agir sur le front du financement de la santé en utilisant mieux les sommes déjà investies grâce à une meilleure gestion.

Finalement, il importe de s’assurer que la dignité des personnes soit assurée tout au long de leur vie, y compris le droit de mourir dignement.

  • Adopter, afin de réduire la prévalence des maladies chroniques et d’améliorer les habitudes de vie, une politique de prévention pour lutter contre la malbouffe, la sédentarité, le tabagisme et les infections transmises sexuellement. Cette politique sera accompagnée des mesures suivantes :
    • une campagne multiforme contre la malnutrition avec un accent particulier à l’école; une réglementation limitant la teneur en sodium, en gras trans et en sucre des aliments industriels et une taxe spéciale sur certains produits néfastes pour la santé;
    • une campagne d’information sur les bienfaits de l’activité physique, une augmentation de l’éducation physique à tous les niveaux scolaires et des incitatifs fiscaux remboursables pour encourager l’activité physique ou sportive, peu importe le statut économique;
    • l’intensification des campagnes contre le tabagisme, une plus grande accessibilité des moyens mis à la disposition des personnes désirant cesser de fumer et un moratoire sur tout nouveau produit du tabac visant les jeunes;
    • la réintroduction dans les écoles secondaires des blocs de cours spécifiques et dispensés par des professionnels, portant sur l’éducation à la sexualité, afin de permettre aux jeunes d’avoir accès à l’information sur les pratiques sexuelles et en mettant l’accent sur le caractère égalitaire des relations et des risques d’infections transmissibles sexuellement et des grossesses non désirées.
       
  • Relancer une véritable stratégie de prévention du suicide qui sera axée sur la formation et l’information auprès des intervenants des milieux sanitaire, scolaire et du travail, en vue d’aider la population à détecter la détresse psychologique et les pensées suicidaires.
     
  • Faire de la lutte contre le cancer une véritable priorité nationale en procédant à une profonde réorganisation de la lutte contre le cancer au Québec afin d’améliorer concrètement la coordination entre la recherche, la prévention, le dépistage et le diagnostic, l’organisation des soins, les ressources matérielles et humaines, la formation des intervenants, le soutien communautaire et les soins de fin de vie.
     
  • Revaloriser les CLSC et insistera sur leur rôle comme instance de première ligne dans la prestation de soins de santé, tout en poursuivant la formation et l’accès à des groupes de médecine familiale et favoriser le rapprochement des GMF et des CLSC afin que les professionnels de la santé, tels que des psychologues, nutritionnistes, inhalothérapeutes et infirmières soient encore plus disponibles pour la population.
     
  • Former davantage de super-infirmières en soins de première ligne, en priorisant leur pratique dans les régions du Québec qui vivent une pénurie de médecins de famille.
     
  • Permettra aux pharmaciens, à l’intérieur d’un cadre bien balisé, de prescrire, de prolonger et de renouveler les prescriptions de médicaments pour certaines infections bénignes, ainsi que pour certaines maladies chroniques.
     
  • Simplifier les structures du réseau de la santé et des services sociaux du ministère et de ses agences afin d’éliminer le dédoublement des rôles et des structures et d’augmenter le nombre de personnes offrant directement des services à la population; responsabiliser davantage les établissements en leur donnant une grande autonomie et en plaçant les professionnels de la santé au centre des décisions des réseaux locaux;
     
  • Procéder à l’informatisation du réseau de la santé et mettra en place le dossier électronique des patients de façon à accroître l’efficacité et à éliminer une partie de la paperasse.
     
  • Moduler le financement des établissements de santé en fonction des services rendus tout en s’assurant de la qualité, plutôt qu’à partir de la formule actuelle fondée sur un financement historique, ce qui incitera les établissements à viser la performance et à adopter les meilleures pratiques.
     
  • S’assurer de répartir équitablement les ressources publiques en santé et en éducation des sciences de la santé entre toutes les régions du Québec.
     
  • Viser à lutter contre les pénuries de personnel, notamment en assouplissant les modalités de mobilité de main-d’oeuvre d’un établissement à un autre ou d’une région à une autre.
     
  • Écarter toute politique de tarification à l’acte, comme les « tickets modérateurs » ou toute autre forme de taxation régressive.
     
  • Mettre en place une politique d’encadrement des coopératives de solidarité santé visant à assurer le respect de la Loi sur l’assurance maladie ainsi que la gratuité et l’universalité de l’accès aux soins médicaux, en particulier pour les démunis.
     

Au service des aînés et des personnes vulnérables

Le vieillissement de la population impose des changements majeurs dans la prestation et le financement du système de santé et des services sociaux. La solution est connue et documentée : c’est le déploiement d’un vaste réseau de soins et de services à domicile.

En résumé, un tel virage permettra d’offrir aux personnes en perte d’autonomie des soins et des services plus humains et plus nombreux. Il permettra de désengorger les établissements, notamment les urgences, et, à terme, de réduire les coûts de santé liés au vieillissement de la population. Autre avantage : la création d’un vaste réseau de soins et de services à domicile offrira à des milliers de femmes et d’hommes des emplois de qualité dans toutes les régions du Québec.

  • Étendre le réseau de services à domicile en s’appuyant sur les entreprises d’économie sociale tout en s’assurant de la qualité et en simplifiant l’accès.
     
  • Investir les sommes nécessaires pour développer le réseau de soins à domicile et prendra des mesures permettant de soulager les proches aidants par une reconnaissance de leur travail et en offrant des mesures de soutien et de répit.
     
  • Réaménager le financement des services et des soins à domicile par la création d’une caisse autonomie et d’une prestation de soutien à l’autonomie.
     
  • Adopter une politique sur le vieillissement et les aînés – une politique sagesse – afin de:
    • faciliter la vie de la personne dans son environnement sur le plan du logement, de l’habitat, de la santé, de la mobilité et du cadre de vie;
    • mieux contrôler les risques d’exclusion et d’abus des personnes aînées;
    • mieux concerter les villes et les villages, les associations, les organismes, les établissements et les entreprises; et
    • donner une voix aux aînés pour leur permettre de mieux contribuer à la définition du Québec de demain.
       
  • Mettre en place des mesures visant le signalement de toute forme de violence à l’endroit des aînés et à soutenir de façon appropriée ceux qui en sont victimes.
     
  • Soutenir le développement de places dans les centres d’hébergement, notamment dans les habitations sociales adaptées et l’aménagement de résidences intergénérationnelles.
     
  • Assurer la qualité des soins et des services dans tous les milieux d’hébergement, qu’ils soient privés ou publics.
     
  • Instaurer des mesures de contrôle et de suivi de la qualité des soins de façon à assurer la sécurité et la dignité de nos aînés.
     
  • Réglementer davantage le secteur privé qui accueille des aînés en perte d’autonomie et l’assujettira aux mêmes règles et pratiques que celles qui prévalent dans le secteur public.

Protéger les plus vulnérables

Les services sociaux font partie de l’important filet social dont s’est doté le Québec il y a une quarantaine d’années. Ils ont un rôle essentiel à jouer au sein de notre société auprès des plus vulnérables, et ce, tant au plan de la prévention qu’au plan curatif.

Alors que des problèmes sociaux tels que la négligence envers les enfants et la violence à l’endroit des aînés s’alourdissent, la bureaucratie et les contraintes administratives imposées aux professionnels sont en croissance. Il est important de donner à ces acteurs tous les moyens nécessaires en assainissant la gestion et en s’assurant de leur fournir une formation continue et adéquate qui sera garante de la qualité des services dispensés.

  • Intensifier la prévention auprès des familles qui sont à risque de présenter de la négligence et de la maltraitance envers les jeunes enfants et accroîtra le dépistage en matière de déficience intellectuelle;
    • consolider les initiatives d’aide à la stimulation précoce, de concert avec le réseau des centres de la petite enfance et les organismes communautaires;
    • favoriser les formations communes des intervenants des différents réseaux et établissements.
       
  • S’assurer d’évaluer convenablement les résidences privées pour personnes âgées et en renforcera les critères de certification; veiller à ce que les besoins en soins soient évalués de façon régulière à l’aide d’instruments cliniques d’évaluation de l’autonomie éprouvés
     
  • Revaloriser le rôle des ressources de type familial (familles d’accueil) qui sont essentielles au fonctionnement du réseau et actuellement en état de grande pénurie afin d’en faciliter le recrutement.
     
  • Renforcer les initiatives de suivi intensif dans le milieu auprès de personnes souffrant de problèmes chroniques de santé mentale, afin de favoriser leur intégration sociale et économique et de diminuer le risque de nouvelles hospitalisations et d’itinérance.
     
  • Mettre en place des mesures afin d’assurer la continuité et la pérennité des services dans le cadre de la mise en oeuvre de la Loi modifiant le Code des professions et d’autres dispositions législatives dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines, notamment en créant de nouveaux ordres professionnels ou en intégrant les professionnels n’en disposant pas dans un ordre existant.
     

L’égalité des chances

Les gouvernements du Parti Québécois ont agi avec force dans le passé pour contrer la pauvreté. Nos efforts ont porté des fruits puisque le taux de pauvreté n’a cessé de reculer. En effet, le Québec se distingue au Canada et en Amérique du Nord en étant la société où la richesse est la mieux partagée et où le taux de pauvreté est le plus bas. Dans les familles, par exemple, 19 % des Américains sont considérés pauvres contre 13 % des Canadiens et 10,3 % des Québécois.

Un gouvernement souverainiste sera aussi déterminé à poursuivre la lutte contre la pauvreté et toutes les formes d’exclusion sociale.

  • Adopter une véritable stratégie de lutte contre le racisme et la discrimination afin d’offrir à tous des conditions favorables à une pleine intégration.
     
  • S'attaquer à la discrimination systémique en emploi en mettant en place des mesures de sensibilisation et d’éducation dans les milieux de travail.
     
  • Augmenter les allocations versées pour l’intégration à l’emploi des personnes handicapées.
     
  • Prendr diverses mesures visant à faciliter la vie des personnes handicapées, dont l’amélioration du transport adapté en région, la gratuité des vignettes d’identification et la certification des dossiers confirmant leur handicap.
     
  • Adopter un plan de développement de construction de logements sociaux et de coopératives d’habitation dans toutes les villes du Québec.
     
  • Introduire une obligation légale aux promoteurs immobiliers, qui ne prévoient pas une part réservée aux logements sociaux dans leur projet, de contribuer à un fonds de financement du logement social et coopératif.
     
  • Soutenir davantage les organismes communautaires oeuvrant à l’intégration des personnes immigrantes à la société et au monde du travail.
     
  • Dans le cadre d’un nouveau plan de lutte contre la pauvreté et contre l’exclusion sociale:
    • relancer les mesures favorisant l’intégration sur le marché du travail des personnes bénéficiant de l’aide de dernier recours et n’ayant pas de contraintes sévères à l’emploil;
    • réviser le salaire minimum afin de permettre aux travailleurs d’atteindre un niveau de revenu et de vie convenable; et
    • appuyer les associations comme les organismes de crédit communautaire qui constituent des outils importants de développement économique et social aux niveaux local et régional.
       
  • Financer les organismes communautaires sur un mode pluriannuel, plus stable et récurrent, de façon à réduire le fardeau bureaucratique des organismes comme de l’État. Cela libérera des moyens et du temps qui pourront être consacrés à assumer la mission de ces organismes.
     
  • Adopter une politique favorisant la réinsertion dans la société des personnes itinérantes.

Lutte aux discriminations

Les femmes sont encore sujettes à de nombreuses formes de discrimination malgré les immenses progrès accomplis depuis quelques décennies. De plus, même si de nouveaux droits ont été acquis depuis quelques années, il reste beaucoup à faire au niveau de l’intégration des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenres (LGBT) dans notre société.

  • S'attaquer à la discrimination systémique envers les femmes en appliquant l’analyse différenciée selon les sexes dans tous ses programmes, toutes ses politiques, tous ses ministères et toutes ses instances décisionnelles.
     
  • Encourager la parité dans les conseils d’administration des entreprises privées.
     
  • Favoriser la participation des femmes à la vie politique scolaire, municipale et nationale,
     
  • Adopter une véritable politique nationale pour le plein respect des droits et de lutte contre les discriminations vécues par les personnes LGBT.
     
  • S'assurer que l’État, ses ministères et tous les organismes publics adoptent des politiques et des mesures afin d’assurer le plein respect des droits des personnes LGBT.
     
  • Intensifier la lutte contre l’homophobie, que ce soit à l’école, dans les milieux de travail ou dans le sport professionnel et amateur.
     
  • Mettre en place des mesures efficaces de lutte contre le suicide des adolescents qui découvrent leur homosexualité.
     
  • Lutter contre les discriminations dans les services aux aînés.
     

Le loisir et le sport accessibles à tous

Les loisirs, l’activité physique et la pratique du sport sont essentiels au développement global des individus, ayant notamment un impact direct sur leur état de santé et leur qualité de vie. De plus, le capital social généré par l’organisation de la pratique de ces activités, dont le bénévolat, contribue au développement socioéconomique du Québec. Enfin, le loisir et le sport touchent directement la vie de millions de Québécois et constituent un puissant outil de mobilisation et d’intégration sociales.

C’est pourquoi un gouvernement souverainiste s'assurera que l’État québécois fasse du soutien au loisir et au sport une priorité.

  • Adopter une politique nationale du sport.
    • Celle-ci comprendra le soutien aux athlètes, la formation aux entraîneurs, la recherche en psychologie et médecine sportive, en nutrition, en développement d’équipements sportifs et en techniques d’entraînement.
    • Cette politique fera la promotion de la pratique du loisir et du sport tout au long de la vie en adoptant des mesures incitatives d’accessibilité et de soutien, tant dans les écoles que chez les travailleurs actifs ou retraités et les personnes vivant avec un handicap.
       
  • Favoriser l’inscription aux activités sportives et de loisirs pour tous les Québécois.
     
  • Assurer la mise à niveau des infrastructures sportives existantes, telles que les arénas et le développement de nouvelles infrastructures pour la pratique de sports en émergence, comme le soccer.
     
  • Assurer une meilleure coordination entre les différents acteurs en matière de loisir et de sports.
     
  • Entamer une réflexion sur tous les enjeux qui touchent à notre sport national, le hockey sur glace : structure du système de hockey mineur québécois, violence, dopage, scolarisation des joueurs, accessibilité à la pratique de ce sport, dichotomie entre le sport d’élite et le sport de masse.
     
  • Encourager la création d’une sélection nationale québécoise dans toutes les disciplines sportives où la réglementation nationale et internationale le permet.
     
  • Encourager la formation des gestionnaires d’organismes à but non lucratif afin d’améliorer la gestion d’organismes et faciliter le recrutement et le maintien des bénévoles.
     

L’État au service des Québécois

L’État québécois constitue le plus important instrument collectif de notre nation. À ce titre, il est crucial qu’il soit gouverné avec la plus grande rigueur, qu’il soit un instrument exemplaire de la justice et qu’il gouverne lui-même ses relations avec les autres nations.

La souveraineté permettra au Québec de s’exprimer en son propre nom sur la scène internationale, de déployer une politique étrangère et d’adopter des lois conformes aux intérêts et aux valeurs du Québec. La création d’un nouveau pays nous offrira également une occasion unique de remodeler notre État en fonction des réalités du 21e siècle.

Un État performant et responsable

Les Québécois ont fait la démonstration, dans les dernières décennies, de leur capacité à construire un État novateur et performant. Les membres de la fonction publique possèdent une grande expertise et une réelle volonté de servir au mieux le Québec.

Cependant, au fil des ans, l’État s’est bureaucratisé. Freinés par le poids des structures, l’archaïsme du système de gestion, la rigidité du cadre réglementaire et normatif, le cloisonnement des classes d’emploi et la surabondance des contrôles, les membres de la fonction publique sont incapables de donner le meilleur d’eux-mêmes.

Dans un monde marqué par la concurrence, face à un gouvernement fédéral expansionniste et à une période où les changements démographiques et technologiques induisent de nouveaux paramètres, la fonction publique québécoise doit redevenir une grande force de développement.

Pour y arriver, un gouvernement souverainiste libérera les capacités d’innovation, de créativité et de performance des membres de la fonction publique québécoise et gérer les finances publiques de façon responsable.

  • Respecter la Loi sur l’équilibre budgétaire de façon à ne pas handicaper les générations futures par un endettement excessif. Le mot d’ordre : « responsabilité ».
     
  • Procéder à une réorganisation majeure de l’État visant à le débureaucratiser, à le réorienter vers les services aux citoyens, en réduisant les niveaux hiérarchiques. Le mot d’ordre : « débureaucratiser ».
     
  • Introduire une véritable culture des résultats dans les réseaux publics, par exemple en conditionnant l’octroi et le niveau des budgets et des primes au rendement par les résultats obtenus en matière de satisfaction de la clientèle et d’augmentation de la productivité de chacun des ministères, organismes et sociétés d’État. Le mot d’ordre : « des résultats ».
     
  • Donner, dans le cadre de paramètres très généraux, une vaste autonomie de gestion à chacun des ministères, organismes et sociétés d’État. Le mot d’ordre : «pas de mur à mur».
     
  • Réviser, à l’occasion d’un grand débat public, la politique de rémunération et des avantages sociaux concernant les hauts fonctionnaires du gouvernement et les directions des sociétés d’État. Le mot d’ordre : « transparence ».
     
  • Ouvrir les appels d’offres informatiques aux logiciels libres et mettra en place dès son arrivée un groupe conseil, libre d’intérêts particuliers, pour le guider sur le virage à prendre. Cette simple mesure pourrait faire économiser des dizaines de millions au gouvernement, en plus d’offrir plus de flexibilité. Le mot d’ordre : « modernité ».

Une justice accessible aux citoyens

La justice est une assise fondamentale de notre démocratie. Pourtant, elle vit des problèmes nombreux et de plus en plus connus. Tout d’abord, il est frappant de constater que depuis une vingtaine d’années, de moins en moins de citoyens ont recours aux tribunaux. On peut parler de véritable désaffection à l’égard d’un système de justice qui apparaît inaccessible aux citoyens, aussi bien d’un point de vue financier qu’humain.

Le citoyen ne semble tout simplement plus au centre de l’organisation de notre système de justice qui est trop souvent devenu l’apanage d’initiés et d’experts.

Pour faire du système de justice québécois un des plus accessibles et efficaces au monde, un gouvernement souverainiste donnera un sérieux coup de barre et osera mettre de l’avant des initiatives originales.

  • Rendre les services de justice plus accessibles, plus efficaces et moins formels.
     
  • Procéder à la mise en place de véritables Maisons de la justice en collaboration avec les partenaires du milieu. Ces Maisons de la justice offriront des services de proximité, tels de l’information juridique, du référencement, de la médiation, de l’accompagnement dans le processus judiciaire ainsi que de la garde effectuée sur place par des avocats et des notaires.
     
  • Valoriser davantage la justice participative et les modes alternatifs de règlement des conflits, notamment en favorisant la médiation citoyenne, la médiation civile et familiale ainsi que la médiation à la Division des petites créances.
     
  • Enchâsser dans le programme d’éducation à la citoyenneté un volet portant sur les grands principes du droit et de notre système judiciaire afin d’informer les citoyens de leurs droits et devoirs.
     
  • Prendre le virage de la justice réparatrice en mettant l’accent sur le développement de formes de justice qui permettent aux victimes d’avoir une place accrue dans le processus judiciaire et aux sentences de prendre davantage en compte la réalité des victimes.
     
  • Exiger du gouvernement fédéral que le Québec soit soustrait de l’application de la Loi sur le système de justice pénale pour adolescents afin qu’il puisse maintenir son modèle unique d’intervention dans le domaine des jeunes contrevenants, modèle axé sur la réhabilitation qui a permis au Québec d’avoir un des taux de criminalité juvénile les plus faibles en Amérique.

Une sécurité publique rigoureuse

Assurer la sécurité des citoyens demeure une des fonctions les plus fondamentales de l’État. Le Québec est actuellement l’endroit où il se commet le moins de crimes violents en Amérique du Nord et il faut donc continuer à miser sur un modèle éprouvé, tout en améliorant la performance dans certains domaines.

  • Mieux outiller nos forces policières afin qu’elles soient plus performantes face à certaines nouvelles réalités. À cet égard, il mettra sur pied, au sein de la Sûreté du Québec, des escouades spécialisées pour faire face à des problématiques particulières, par exemple les personnes disparues, les personnes illégalement en liberté ou le vol d’identité.
     
  • Assurer une formation continue aux policiers, notamment pour faire face aux nouvelles réalités socioculturelles.
     
  • Instituer un nouveau mécanisme d’enquête indépendante, incluant la participation de civils, lors d’incidents impliquant des policiers.
     
  • Réformer le fonctionnement de nos institutions carcérales en affectant des prisons ou certaines sections de prison à des clientèles particulières, comme les détenus ayant un problème de santé mentale et les détenus ayant un potentiel élevé de réhabilitation.
     
  • Assurer une surveillance plus rigoureuse des contrevenants bénéficiant d’une ordonnance de sursis ou d’une libération conditionnelle et évaluera la possibilité d’utiliser de nouveaux mécanismes de surveillance tels les bracelets électroniques.
     
  • Adopter des mesures pour prévenir et lutter contre toute forme de violence envers les femmes.
     
  • Mèner une lutte vigoureuse contre la contrebande du tabac.
     
  • Prendre le contrôle du registre des armes à feu et négociera un espace fiscal correspondant.

L’immigration et les ressortissants étrangers

Le Québec accueillera des milliers de personnes immigrantes dans les prochaines années. Il est essentiel d’assurer leur intégration harmonieuse à la nation québécoise, de favoriser leur adhésion aux valeurs communes et de voir à leur épanouissement. À cette fin, le Québec établira une approche républicaine qui définira clairement l’égalité de tous les citoyens au plan des droits et des devoirs.

Un gouvernement souverainiste mettra en place un plan d’action en matière d’immigration.

  • Adopter une politique rigoureuse de sélection des demandes d’immigration économique en fonction, d’une part, de la réalité du marché du travail pour les travailleurs qualifiés et, d’autre part, des besoins de relève entrepreneuriale pour les immigrants investisseurs et entrepreneurs de façon à maximiser leur intégration en amont et à optimiser leur apport à l’économie du Québec et de ses régions.
     
  • Assurer une adéquation entre le seuil d’immigration et la capacité d’intégration de la société québécoise, notamment en haussant les effectifs de francisation et en améliorant les services d’intégration pour satisfaire les besoins des nouveaux citoyens.
     
  • S’assurer que toutes les personnes candidates à l’immigration soient évaluées et rencontrées seulement par des employés de l’État dûment formés et assermentés par le Québec, notamment pour leur faire part des valeurs fondamentales du Québec et s’assurer que chaque personne qui entre au Québec s’engage à les respecter, dans le cadre de l’obtention de la citoyenneté québécoise.
     
  • Accroître la promotion ciblée de l’immigration économique dans les pays ayant des bassins de population francophone et exigera de toutes les personnes candidates à l’immigration qu’elles remplissent des conditions liées à la connaissance ou à l’apprentissage du français, à l’employabilité et à la sécurité, et ce, avant leur arrivée au Québec.
     
  • Prioriser la conclusion de nouvelles ententes en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles avec d’autres pays de la Francophonie et des Amériques pour permettre une plus grande ouverture dans la reconnaissance de diplômes étrangers, spécialement dans les domaines où il y a une pénurie de main-d’oeuvre.
     
  • Accentuer les mesures d’accompagnement et de suivi par l’État des personnes immigrantes pour faciliter leur intégration harmonieuse, notamment:
    • en favorisant leur apprentissage du français avant leur arrivée au Québec par des ententes d’offre de services par des partenaires dans leur pays d’origine, à titre d’exemple les Alliances françaises, et par l’accélération du développement de l’apprentissage du français en ligne,
    • en offrant des cours de français et des mesures de soutien pour l’intégration en emploi, en renforçant les programmes académiques et culturels de francisation,
    • en étudiant la pertinence de rétablir les COFI et en rendant plus efficaces les mesures de soutien pour l’intégration en emploi.
       
  • Adopter une stratégie sur l’accessibilité équitable aux professions réglementées afin d’en favoriser l’accès aux personnes immigrantes.
     
  • Soutenir les initiatives locales, provenant d’organismes ou d’entreprises privées, visant à recruter, d’une part, des travailleurs qui répondent aux pénuries de main-d’oeuvre et, d’autre part, des entrepreneurs investisseurs qui contribuent au développement économique et visant à les accueillir en région.
     
  • Adopter, dans le cadre d’une stratégie d’occupation dynamique du territoire, des initiatives visant à accueillir des personnes immigrantes en région.
     

La politique étrangère

Depuis plus de 40 ans, le gouvernement fédéral freine ou interdit la présence et l’affirmation du Québec sur la scène internationale, ce qui l’empêche de défendre avec toute la vigueur requise ses intérêts et ses valeurs. Les grandes décisions de politique étrangère, comme l’engagement militaire en Afghanistan ou la position canadienne face aux changements climatiques, sont prises par Ottawa, trop souvent en contradiction avec les intérêts et les valeurs du Québec.

  • Regroupera tous les principaux services reliés à l’action internationale du Québec dans un seul ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et du Commerce international.
     
  • Étendre, au maximum de ses moyens, le rayon d’action du Québec dans le monde et sa pleine participation dans les forums internationaux où sont discutées des questions qui concernent les Québécois.
     
  • Élaborer une politique étrangère qui reposera sur les axes suivants :
    • la promotion des intérêts des Québécois dans le monde;
    • la promotion de l’identité et de la culture québécoises;
    • la promotion des intérêts économiques et commerciaux du Québec;
    • le renforcement des capacités du Québec en vue de la reconnaissance internationale de la souveraineté.
       
  • Relancer la politique québécoise de coopération en concertation avec les organisations non gouvernementales.
     
  • Augmenter l’engagement du Québec au sein de la Francophonie institutionnelle dans les réseaux francophones et s’engagera dans l’élaboration d’un projet de Convention de la promotion et la protection de la diversité linguistique.
     
  • Renforcer la présence du Québec dans les pays où le Québec a des intérêts économiques, politiques et culturels à promouvoir en établissant des vitrines culturelles, technologiques et d’affaires chargées de faire rayonner le génie québécois.
     
  • Prendre la tête du combat pour la présence du français dans les grandes organisations internationales et au sein des États membres de la Francophonie; assurer le rayonnement du français en partenariat avec les réseaux francophones, par exemple avec les Alliances françaises, partout dans le monde.