Allocution du chef du Parti Québécois - Lancement de campagne

Jean-François Lisée

Chef du Parti Québécois, député de Rosemont

jeudi 23 août, 2018
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Lancement de campagne, Mont-Saint-Hilaire, le 23 août 2018

 

La version prononcée fait foi

 

Le choix que vous ferez le 1er octobre aura un impact réel sur la qualité de vie des enfants, des patients, des aînés du Québec. Au Parti Québécois, nous prenons les intérêts de chacun d’entre vous au sérieux.
 
Depuis quatre ans, le gouvernement libéral a sérieusement affaibli les services rendus aux aînés, aux enfants en difficulté, aux régions du Québec. Il a construit ses surplus budgétaires sur le dos de dizaines de milliers de citoyens vulnérables qui en ont souffert quotidiennement dans leurs écoles, dans leurs CHSLD, dans leur chez-soi. Les libéraux laissent derrière eux une épidémie d’épuisement professionnel chez les infirmières, comme chez les enseignants.
 
J’ai été profondément révolté par le manque de compassion des membres du gouvernement Couillard envers la réelle misère humaine qu’ils ont créée et qui a été documentée, année après année, par la protectrice du citoyen et plusieurs autres.
 
J’ai été aussi choqué par l’inaction des libéraux face à l’affaiblissement du français. Choqué par leur refus de correctement défendre la laïcité de l’État et de correctement assurer l’intégration des membres de la diversité québécoise. J’ai été peiné de constater à quel point les libéraux ont affaibli le rapport de force du Québec dans le Canada. L’injustice flagrante qui fait qu’Ottawa utilise notre argent pour faire tourner à plein régime les chantiers navals d’Halifax et de Vancouver, pendant que 1000 de nos travailleurs et travailleuses de Lévis sont au chômage, en est le plus grand symbole.
 
Pour toutes ces raisons, je crois, comme la plupart d’entre vous, qu’il faut tourner la page sur 15 ans de régime libéral.
 
Le Parti Québécois vous offre une équipe forte, un parti à la fois expérimenté et régénéré, prêt à redresser le Québec, en commençant par le devoir le plus important d’un État : prendre soin de ses citoyens.
 
Alors que d’autres font miroiter des baisses de taxes scolaires pour les propriétaires, y compris les plus riches, et sont prêts à signer des chèques en blanc pour un troisième lien dont personne ne connaît le coût, je m’engage envers vous à mettre l’élève, le patient, l’aîné au cœur de nos décisions.
 
Chaque dollar que vous nous confiez sera utilisé pour assurer et augmenter la qualité des services que vous recevez, comme citoyen, comme parent, comme grand-parent. Nous ne voulons plus d’un État au régime qui fait payer aux moins riches le coût de l’austérité, pendant que les augmentations fulgurantes se multiplient en haut de l’échelle. Nous voulons un État au gym, un État plus efficace, qui traque le gaspillage, simplifie ses interactions avec vous. Alors que d’autres veulent affaiblir l’État, le privatiser, le priver de dizaines de milliers de ses salariés, nous souhaitons au contraire utiliser toutes ses ressources et tous ses artisans pour se mettre, mieux qu’avant, en « mode solutions », à votre service.
 
Nous faisons le choix de la vérité. Les libéraux font semblant qu’il n’y a eu aucune compression. Personne ne les croit. Les caquistes font semblant qu’ils peuvent couper les taxes sans couper les services. Personne ne devrait les croire. Car, si vous avez détesté l’austérité libérale, vous détesterez aussi l’austérité caquiste.
 
Au Parti Québécois, on va sérieusement s’attaquer au gâchis laissé en santé. Diane Lamarre, qui fut présidente de l’Ordre des pharmaciens, Diane Lavallée, qui a fondé la fédération des infirmières, le Dr Éric Tremblay, qui a dirigé les Médecins québécois pour le régime public, forment la meilleure équipe possible pour une toute nouvelle approche.
 
Donner enfin aux 200 000 professionnels de la santé la chance de faire, pour vous, davantage d’actes cliniques. Avec des infirmières spécialisées dans chaque CLSC, prêtes à s’occuper des petites urgences, sept jours par semaine, du matin au soir. Avec des pharmaciens, mieux outillés pour vous aider dans chaque quartier.
 
Les libéraux ont rationné les soins à domicile et offert de verser sept milliards de dollars de plus aux médecins au cours des prochaines années. Nous allons prendre cette somme pour ajouter, entre autres, 900 000 heures de soins à domicile pour, enfin, répondre dignement à la demande.
 
Pour la jeunesse, nous faisons le choix de la qualité. Les études sont unanimes : c’est dans les centres de la petite enfance, des organismes à but non lucratif gérés par les parents, que la qualité est de loin la meilleure pour nos tout-petits. C’est là que nous allons dorénavant créer toutes les nouvelles places en garderie installée, contrairement aux deux autres grands partis.
 
Notre objectif : un enfant, une place de qualité. Nous allons abolir la taxe famille introduite par Philippe Couillard, qui a fait monter à 21 $ par jour le tarif pour certaines familles de la classe moyenne.
 
Nous allons ramener le tarif général à 8 $ par jour. Il sera réduit à 4 $ pour le deuxième enfant et ce sera gratuit pour les autres frères et sœurs, même s’ils ne sont pas à la garderie simultanément. Et, pour les plus démunis, pour leur donner une vraie égalité des chances, ce sera gratuit.
 
La moitié de nos écoles sont en mauvaise santé, plusieurs sont insalubres. Nous allons lancer un grand chantier pour que chaque parent soit fier de son école de quartier et que chaque enfant sente qu’on lui a construit un lieu d’étude accueillant, lumineux, qui l’invite à la réussite.
 
Nous voulons aussi enrichir la vie de toutes ces femmes et de tous ces hommes du Québec qui peinent à lire et à écrire. Cela touche au moins un Québécois sur cinq. Nous proposons la Décennie québécoise de l’alphabétisation, un grand effort collectif pour permettre à chacun de prendre pleinement sa place au soleil.
 
Nous avons annoncé hier la première d’une série de mesures qui visent à libérer du temps pour les familles. À les libérer des lunchs. Nous allons poursuivre sur cette lancée, car nous savons que le temps gagné avec ses enfants est le temps le plus précieux.
 
Nous voulons être le gouvernement qui va agir sérieusement contre les bouchons de circulation et pour plus de transport collectif. Qui va agir sérieusement pour réduire notre consommation de pétrole et accélérer notre transition à l’énergie verte. Qui va agir sérieusement pour libérer les commerçants du Québec de la concurrence déloyale du commerce en ligne étranger.
 
Qui va mettre fin à l’évasion fiscale légalisée par les libéraux. Qui va faire vraiment confiance aux régions en leur reconnaissant plus de pouvoirs de décision et plus de services de proximité. Qui va rendre la culture plus accessible. Sérieusement.
 
Dans les 101 premiers jours de notre gouvernement, nous déposerons la loi 202 pour donner au français, notre langue officielle et commune, son plus grand élan depuis la loi 101. Nous ne voulons pas seulement freiner le déclin du français, nous voulons assurer sa progression.
 
Nous voulons réussir l’indépendance du Québec. Voilà pourquoi on s’y prend sérieusement. Il n’y aura pas de référendum pendant ce premier mandat, notre engagement est connu. Mais nous serons actifs pendant chacune des années de ce mandat pour préparer l’avenir.
 
L’an prochain, lors de l’élection fédérale, nous allons mettre les partis au défi de donner au Québec sa juste part des investissements économiques fédéraux. L’injustice d’Ottawa nous fait perdre au moins trois milliards par année d’investissements productifs. C’est inacceptable.
 
L’année suivante, nous mettrons à jour les études commandées dans le passé par Jacques Parizeau et Robert Bourassa sur l’indépendance du Québec. Nous serons donc éclairés sur les changements survenus dans le processus d’indépendance depuis 20 ans. L’année suivante, en 2021, un grand congrès du Parti Québécois précisera l’offre indépendantiste qui sera présentée aux électeurs lors de l’élection de 2022.
 
Dans ce premier mandat, notre objectif est de redonner à la nation québécoise sa forme et sa fierté. Une nation en forme, c’est une nation ayant retrouvé confiance dans ses systèmes d’éducation, de santé, de justice.
 
Une nation fière, c’est une nation qui voit progresser sa langue, sa culture, le respect de ses valeurs – notamment de laïcité et d’égalité entre les hommes et les femmes – et la connaissance de son histoire, en ayant toujours la main tendue vers le nouvel arrivant, vers la diversité, et en développant toujours davantage son rapport respectueux, de nation à nation, avec les Premières Nations.
 
Nous voulons que d’ici quatre ans, les Québécois vivent une révolution numérique qui permettra aux entreprises, aux travailleurs autonomes et aux citoyens de chaque coin du Québec d’avoir un accès de qualité aux promesses d’Internet. C’est une condition essentielle de notre enrichissement collectif. Nous voulons que d’ici quatre ans, les entreprises soient soulagées d’une grande partie de leur fardeau réglementaire, que les jeunes agriculteurs puissent prendre la relève sur des terres qu’ils possèdent enfin, que les petites entreprises innovantes trouvent au Québec un terreau fertile pour inventer et croître.
 
C’est cette nation, plus forte et plus fière, qui sera conviée ensuite à choisir un destin à sa mesure, à prendre sa place à la table des nations, où elle a tant à dire et à contribuer.

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