Une vie à militer pour le pays

Permanence nationale

Équipe de services aux membres du Parti Québécois.

vendredi 15 avril, 2016

Armor Dufour est peut-être le plus ancien des militants du Parti Québécois. Dès le début des années 1960, alors que René Lévesque est encore au gouvernement Lesage, le récipiendaire du Prix Marcel-Léger 2016 s’active déjà pour l’indépendance du Québec. Membre-fondateur du Mouvement souveraineté-association en 1967, Armor Dufour devient d’ailleurs le premier président du Parti Québécois dans la circonscription de Rivière-du-Loup.

Anecdote intéressante: son premier enfant naît le 11 octobre 1968, la journée même du congrès de fondation du Parti, auquel il ne peut ainsi pas assister. Depuis, il n’est cependant pas une journée où Armor Dufour n’a pas milité bénévolement pour pouvoir léguer l’héritage qu’il n’a lui-même jamais reçu: celui d’un pays.

«Les idées, c’est toujours porté par des femmes, par des hommes. Ça n’a pas de jambes, des idées, ça ne court pas tout seul. Ça prend quelqu’un qui bouge, à un moment donné, ça prend des étincelles.»

Selon lui, la politique est encore le meilleur moyen de changer les aspects de la vie collective qu’on souhaite voir évoluer. Mais c’est aussi le moyen le plus exigeant. C’est une carrière de service qui implique une volonté réelle de vouloir aider ses concitoyens.

«Quand tu es député ou premier ministre, tu n’es seulement que le premier serviteur de ta région. Si t’aimes pas le monde ordinaire, t’es mieux de rester chez vous.»


Armor Dufour, prix Marcel-Léger 2016

Malgré les résultats référendaires et les innombrables revers électoraux essuyés durant sa très longue carrière de militant, Armor Dufour demeure plein d’espoir. Il est d’ailleurs revenu gonflé à bloc du dernier Conseil national du Parti Québécois, tenu à Trois-Rivières en février dernier, où le tiers de la salle n’avait pas 35 ans.

«Ça, c’est significatif. Je n’ai jamais vu ça au PQ depuis 40 ans. C’est une cure de rajeunissement des structures qui est en marche présentement.

Différents facteurs expliquent à son avis ce regain d’intérêt des jeunes pour le Parti: la déconstruction de l’État qui est en cours et la prise de conscience qu’il faut s’impliquer pour pouvoir préserver nos acquis, mais aussi la clarté du message de Pierre Karl Péladeau relatif à l’indépendance du Québec.

«La notion de petite nation qui peut tirer son épingle du jeu dans la cour des grands, c’est important. On peut être assis à l’ONU, à l’UNESCO, n’importe où. Ça aussi, ça peut être inspirant.»

Armor Dufour continue donc de donner son temps pour la cause car, comme il le dit si bien, la retraite n’existe pas pour les militants, tout comme l’idée d’indépendance ne vieillit pas.

«Et si, pour dire mon dernier mot sur l’indépendance réalisée, je dois attendre d’être centenaire, eh bien je le ferai!»

Chapeau bas, Monsieur Dufour, et merci encore de cette vie dédiée au pays du Québec.


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