Quand le lys passe au vert

Mathieu Traversy

Député de Terrebonne, Chargé de mission à l'organisation et porte-parole de l'opposition officielle en matière de tourisme

samedi 23 avril, 2016

Force est d’admettre que le gouvernement libéral menant la barque québécoise nous dirige inévitablement vers une chute vertigineuse en ce qui a trait à la protection de notre environnement. Depuis que le ministre Heurtel tient le gouvernail de l’environnement, les projets verts tombent à l’eau et les exemples pleuvent avec notamment la gestion désastreuse du déversement d’eaux usées à Montréal l’automne dernier et l’immobilisme ancré dans le projet de dérivation des Grands Lacs de la ville de Waukesha où l’amiral Heurtel ne s’est pas positionné, menaçant ainsi ces cours d’eau, des vecteurs maritimes économiques du Québec.

La dérive ne s’arrête malheureusement pas là, on dénote une sérieuse absence de leadership dans la protection de nos milieux humides ainsi qu’un laxisme évident dans le dépôt d’une nouvelle stratégie québécoise de l’eau 2016-2030 pour remplacer la Politique nationale de l’eau.

Si ces constats éclaboussent le parti libéral, les chiffres noient le gouvernement dans sa propre tempête : moins de 0,2% du budget de l’État est accordé au ministère de l’Environnement et, en 10 ans, le budget du ministère a été réduit de plus de 5%. Il m’apparait donc imparfait de parler de creux de vague : le Parti libéral s’embourbe avec leur mauvaise gestion du Fond vert, leurs coupures, notamment dans le soutien à la mission des organismes de bassins versants et dans les inspections environnementales du Centre de contrôle environnemental du Québec, tout en présentant des cibles en matière de réduction de gaz à effet de serre, sans pourtant y mettre les moyens nécessaires pour les atteindre. Le Québec doit changer de cap.

En tant que porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable, d’environnement et de lutte aux changements climatiques, il est de mon devoir de souligner ce manque à gagner et cette tribune me permet de remettre à la surface les idées durables pour un Québec vert et bleu. Avec le Parti Québécois à la barre du Québec, nous serons sur les rails de l’électrification des transports, des énergies renouvelables et des transports collectifs et alternatifs tout en étant souverains de ce qui coule dans nos rivières. Le Québec se distingue des autres provinces, notamment par sa position face au pétrole et il est temps d’agir en conséquence.

L’indépendance, c’est reprendre le contrôle de son territoire et d’ouvrir toutes les portes du développement que le Québec souhaite pour son économie et ses emplois. L’indépendance, c’est la liberté d’affirmer sans détour nos compétences environnementales sur nos infrastructures et notre territoire. Faire un pays, c’est d’être une voix engagée et active en faveur de la lutte aux changements climatiques et de la protection de l’environnement à travers le monde.

Le PLQ ne protège pas bien notre richesse bleue, mettez le cap sur le PQ.