Virage majeur : Augmenter de 16 % l’utilisation des transports collectifs d’ici 2013 dans la grande région de Montréal - 12 novembre 2008Un gouvernement du Parti Québécois entend réaliser les projets suivants au cours des 10 prochaines années :
Le Parti Québécois propose à la population de la grande région de Montréal un projet mobilisateur axé sur le développement des transports collectifs qui favorisera les familles, assurera un environnement plus sain et contribuera à la croissance économique. « Éliminer les problèmes de congestion, c’est rapprocher les familles. Choisir les transports collectifs, c’est choisir le développement durable pour créer entre autres des emplois. Voilà pourquoi nous promettons un virage majeur dans ce secteur si important pour l’avenir de la région métropolitaine de Montréal », a déclaré la chef du Parti Québécois, Pauline Marois, « Contrairement aux libéraux, nous faisons du transport collectif une priorité. Les quelque trois millions de citoyens des régions de Montréal, de la Montérégie, de Lanaudière et des Laurentides, méritent mieux que les petits bouts de rail de Jean Charest, celui-là même qui n’a pas donné suite au Plan de transport de Montréal. Nous, nous leur présentons une vision d’ensemble pour augmenter l’offre de services et l’achalandage », a lancé Pauline Marois. Des problèmes à régler Le phénomène croissant de congestion exerce des pressions considérables sur les villes, les entreprises, les citoyens et l’ensemble de la société. La Chambre de commerce du Montréal métropolitain a, par exemple, évalué, en 2003, à 1 milliard $ par année les pertes économiques découlant des problèmes de congestion dans la métropole. Au moment où les trains de banlieue débordent et que les stationnements incitatifs sont pleins, la demande ne cesse d’augmenter pour plus de services. Par exemple, sur la ligne de train Mont-Saint-Hilaire, l’achalandage a augmenté de 431 % entre 1996 et 2006. Un geste concret pour l’environnement et un levier économique stratégique « Près de 40 % de la totalité des émissions de gaz à effet de serre au Québec sont liés au secteur des transports. Dans la région métropolitaine, ce chiffre atteint 49 %. L’augmentation des accidents et l’accroissement de la circulation automobile, particulièrement dans les centres urbains, exercent des pressions importantes sur l’aménagement des villes. Si nous voulons préparer le Québec à la période post-Kyoto, tout en diminuant les coûts des soins de santé, si nous voulons améliorer la qualité de vie des citoyens et offrir une réelle alternative de transport aux familles, nous devons agir dès maintenant pour assurer un avenir durable aux générations futures », a indiqué Mme Marois. Le développement des transports collectifs constitue la pierre d’assise de l’économie du 21e siècle, l’économie verte. Selon une étude de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain de 2004, pour chaque 10 millions $ investis dans le transport en commun au Québec, il se crée 8,7 millions $ de valeur ajoutée et 99,8 % des emplois sont créés au Québec. En moyenne, un investissement de 1 milliard $ dans les infrastructures génère près de 8000 emplois. Augmenter l’achalandage de 16 % Le développement du transport collectif se doit d’être le plus intégré, souple et multiforme possible. Pour augmenter significativement l’achalandage, il faut travailler sur tous les axes de déplacement, augmenter l’offre de transport collectif et améliorer les services existants. Le Parti Québécois s’engage à doubler l’achalandage. C’est ambitieux, mais faisable. Mais nous n’avons plus le choix, sinon c’est la vitalité économique de la grande région de Montréal qui déclinera et nos objectifs environnementaux ne seront jamais atteints. Par ailleurs, Mme Marois a précisé que des efforts devront être déployés pour encourager l’utilisation du moteur hybride dans les véhicules dédiés au transport collectif. Une volonté politique, une vision globale Les projets annoncés aujourd’hui nécessiteront des investissements en immobilisation de l’ordre de 3,5 milliards $ au cours des dix prochaines années. Le financement des projets prêts à démarrer rapidement se fera à l’intérieur de l’enveloppe de 37 milliards $ déjà prévue dans le budget du Québec dans le Plan québécois des infrastructures. Par la suite, un nouveau plan d’infrastructures sera annoncé où les projets de transports collectifs seront priorisés. Télécharger les documents joints:Thématique : Environnement |
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