Transport des matières dangereuses - L’opposition officielle réclame une commission parlementaire
mercredi 21 juin, 2017
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Québec – Dans la foulée du dépôt, aujourd’hui, du rapport de la CNESST sur l’accident ayant causé la mort d’un camionneur sur l’autoroute 40, en août 2016, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports, Alain Therrien, soutient qu’une réflexion beaucoup plus large doit être tenue sur le transport des matières dangereuses. 

EN BREF

  • Le rapport nous rappelle que le transport des matières dangereuses sur nos routes représente un risque pour les usagers.
  • Après bientôt un an en fonction et alors que son prédécesseur avait reconnu le besoin d’intervenir, le ministre Lessard n’a donné aucun indice voulant qu’il travaille sur une solution.
  • Compte tenu de l’inaction du ministre, une commission parlementaire devient nécessaire.

« Après l’accident ayant coûté la vie à M. Gilbert Prince, le ministre des Transports de l’époque, Jacques Daoust, avait promis de revoir la réglementation. Son successeur, Laurent Lessard, est en poste depuis près d’un an, mais on attend toujours ses propositions pour améliorer la sécurité du transport des matières dangereuses. Or, je lui rappelle que l’an dernier, son propre ministère a admis ne pas avoir toute l’information nécessaire concernant le transport des matières dangereuses; croit-il que tout va bien et qu’il peut dormir sur ses deux oreilles? », s’interroge le député de Sanguinet.

Soulignons que le gouvernement du Parti Québécois avait mis sur pied un comité de travail pour réfléchir à l’encadrement du transport des matières dangereuses au Québec. Le gouvernement libéral y a cependant mis fin dès son élection, préférant s’en remettre au gouvernement fédéral. Aujourd’hui, les Québécois sont donc en droit de se demander si la sécurité figure parmi les priorités du ministre Lessard.

« Nous croyons que le dépôt du rapport de la CNESST justifie amplement qu’on remette le dossier à l’ordre du jour. Une commission parlementaire doit avoir lieu pour poursuivre le travail avorté du comité, dresser un portrait complet du transport des matières dangereuses et étudier des pistes de solution pour mieux l’encadrer », a ajouté le député.

« Depuis son entrée en fonction, le ministre des Transports a mis plusieurs projets importants sur la glace. D’abord, il a écarté la réforme de la gouvernance au MTQ, alors que les travaux de la vérificatrice générale et de la commission Charbonneau en ont démontré l’urgence. Puis, il a mis de côté la réforme du Code de la sécurité routière, alors que son prédécesseur affirmait être prêt à aller de l’avant dès l’automne dernier. Et dans le dossier qui nous occupe aujourd’hui, encore une fois, les parlementaires devront faire le travail à la place de Laurent Lessard en commission parlementaire », a conclu Alain Therrien.