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'La solution des libéraux à la crise d’accessibilité aux services de garde ? La voisine !'

La solution des libéraux à la crise d’accessibilité aux services de garde ? La voisine ! - 7 mai 2009





Depuis le lancement de la pétition Un enfant, une place, plusieurs révélations troublantes ont été faites à propos du gouvernement Charest et de son ministre de la Famille, Tony Tomassi. On se rend maintenant compte que les cassettes libérales sont brisées puisque les promesses, non réalisées, sont fondées sur des données désuètes.



Pas assez de places créées…

D’abord, le gouvernement libéral tarde et peine à créer les 18 000 places promises en août dernier. En réalité, seulement 3400 nouvelles places ont été créées, soit un maigre 19 % de la promesse libérale en matière de services de garde. Les parents qui souhaitent retourner sur le marché du travail au terme de leur congé parental sont trop souvent pris à la gorge : plusieurs doivent refuser des offres d’emploi faute de place de garde. Quel paradoxe ! La politique de natalité et l’assurance parentale du Québec reviennent au visage des parents.

C’est le cas d’Isabelle D’Amours, de Rivière-du-Loup. Mère d’une fille de 15 mois, Mme D’Amours a dû refuser plusieurs offres de travail dans le commerce au détail depuis que son congé de maternité est terminé pour s’occuper de sa fille. Refuser un revenu pour s’occuper des enfants, est-ce vraiment ce que nous voulons pour les familles du Québec ?

À l’étude des crédits budgétaires, le député de Gouin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Famille, Nicolas Girard, l’instigateur de la pétition, a questionné le ministre de la Famille, Tony Tomassi, sur les moyens dont disposent les parents qui veulent retourner sur le marché du travail au terme de leur congé parental.







Pressé de jouer la cassette libérale, le ministre n’a pas écouté la question et a débité son discours inadapté à la dure réalité de cette citoyenne : les fameux crédits d’impôts, qui peuvent s’appliquer autant à sa voisine ! Se moquant du fait que Mme D’Amours ne fasse pas garder sa fille par sa voisine, le ministre a complètement évacué un fait important : Mme est sans emploi, donc sans revenu.

C’est bien beau, les crédits d’impôts, mais encore faut-il que les parents soient dans une situation financière confortable pour assumer les frais de garde s’élèvent parfois à 30$ par jour !

Pour aider tous les parents qui se trouvent dans la même situation que Mme D’Amours, visitez le site Un enfant, une voisine !



… et à partir de données désuètes !

Pis encore, on apprenait récemment que le gouvernement libéral a choisi d’utiliser des données obsolètes pour planifier la création des quelques nouvelles places consenties. Les libéraux ont préféré les données de Statistique Canada, remontant au dernier recensement, aux données actualisées à la démographie québécoise de l’Institut de la statistique du Québec. Il manque donc 25 000 places aux besoins établis.



Pour en savoir plus sur le dossier des services de garde et la pétition Un enfant, une place, vous pouvez consulter ces nouvelles.

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Thématique : Famille

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