Retour sur le colloque Gouvernement souverainiste et développement culturel : le Parti Québécois affronte plus que jamais la mauvaise foi des libéraux - 23 novembre 2009
À l’émission Bouchard en parle sur les ondes du FM93 à Québec, Pauline Marois a discuté de tous les sujets de l’heure : la loi que le Parti Québécois déposera dans les prochains jours à l’Assemblée nationale, le besoin pressant de tenir une commission d’enquête indépendante et publique sur l’industrie de la construction et le rôle crucial de la langue française dans le développement du Québec, entre autres.
Pourquoi déposer un projet de loi sur les valeurs québécoises ?Parce que les valeurs québécoises doivent être mieux défendues ; le Parti Québécois est le porteur naturel des valeurs québécoises que le gouvernement libéral ne cesse de bafouer. L’égalité entre les hommes et les femmes doit avoir préséance sur les droits religieux. Du coup, la laïcité de l’État québécois doit être réaffirmée puisque les libéraux de Jean Charest sont en faveur des accommodements raisonnables. Enfin, il est nécessaire de réaffirmer l’importance de la langue française puisque les libéraux de Jean Charest préfèrent courber l’échine devant Ottawa que défendre le français. Inscrire ces valeurs dans une loi fondamentale du Québec est nécessaire pour protéger nos valeurs et affirmer notre identité pour nous assurer que les tribunaux, les juges et les avocats, ne détournent pas le sens des décisions du Québec au profit d’interprétations mitigées. Au coeur de cette démarche, la langue française comme ciment social et la nécessité de plus de mesures pour en faire la promotion, comme la chef du Parti Québécois l’expliquait à René Homier-Roy, animateur de l’émission C’est bien meilleur le matin sur les ondes de la radio de Radio-Canada, lundi matin.
L’opposition et la mauvaise foi des libérauxNos adversaires commencent à s’énerver un peu. Leurs arguments ne tiennent pas la route, gonflés par l’aveuglement idéologique et le refus de débattre ouvertement. En entrevue à LCN, Christine St-Pierre mêle les cartes, par pure démagogie ! Pas claire et visiblement stressée, la ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française ne répond pas aux questions et répète le discours libéral entendu trop souvent. Mme St-Pierre souligne qu’il y a eu du progrès depuis 30 ans au niveau de la francisation des nouveaux arrivants. Évidemment, puisque la loi 101 est là ! Dans le but évident de miner la crédibilité de la démarche de consultation du Parti Québécois, elle confond volontairement colloque et instance de décision du parti. Lundi matin, Pierre Curzi expliquait clairement à Paul Arcand du FM98,5 que le débat est en cours au sein du Parti. En effet, l’anglicisation des milieux de travail est cependant le résultat du transfert de francophones et allophones vers l’éducation postsecondaire en anglais, ce que l’application de la loi 101 au niveau collégial permettrait de régler. Par ailleurs, pour assurer que les Québécois soient outillés correctement, assortir l’éducation de cours d’une seconde langue, dès l’or que nous aurons la certitude de la maîtrise du français, ira de soi. Aussi sur les ondes de la radio de Radio-Canada, Pauline Marois a rappelé à Christiane Charette que le Parti Québécois est « un parti de débats, et parfois les échanges peuvent être chargés, surtout lorsque le projet collectif est celui de faire du Québec un pays.
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