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'Restauration des sites miniers : pourquoi le gouvernement Charest refuse-t-il de faire respecter sa loi ?'

Restauration des sites miniers : pourquoi le gouvernement Charest refuse-t-il de faire respecter sa loi ? - 5 novembre 2009





Le député de Roberval et porte-parole de l’opposition officielle en matière de mines et de forêts, Denis Trottier, est consterné d’apprendre aujourd’hui, par la bouche du ministre délégué aux Mines, Serge Simard, que le gouvernement Charest est incapable, depuis deux ans, de faire respecter sa loi afin de récupérer les 3,5 millions $ que lui doit la compagnie Century Mining depuis 2004.

« Le Québec compte plus de 345 sites miniers abandonnés dont les contribuables devront payer pour la restauration parce que le gouvernement Charest est incapable de faire respecter sa loi. C’est digne d’une république de bananes. Pendant qu’on augmente les tarifs des citoyens, on laisse filer l’argent que nous doivent les compagnies minières. C’est à se demander qui gouverne actuellement dans le secteur minier », a dénoncé Denis Trottier.

Le député de Roberval juge inadmissible l’impassibilité du ministre Simard devant l’attitude des compagnies minières qui font la pluie et le beau temps, exploitent nos ressources souterraines et agissent impunément, avec la bénédiction du gouvernement Charest.

M. Trottier a aussi rappelé que la compagnie Century Mining, en cause dans un reportage diffusé à Radio-Canada, est aussi bien connue du ministère de l’Environnement pour une trentaine d’infractions à la Loi sur la qualité de l’environnement en 2007 et 2008.

« L’attitude méprisante de la présidente de Century Mining est inqualifiable. Qu’est-ce que ça va prendre pour que le gouvernement fasse respecter nos lois ? Les Québécois sont en droit de réclamer du gouvernement du Québec qu’il mette ses culottes et démontre que c’est lui qui gère le sous-sol des Québécois et non les multinationales étrangères », a conclu Denis Trottier.



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