Projet de loi 62 - Le gouvernement rejette la dernière chance d’obtenir un consensus québécois
jeudi 5 octobre, 2017
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Québec, le 5 octobre 2017 – La porte-parole de l’opposition officielle en matière de laïcité, Agnès Maltais, déplore que le gouvernement Couillard ait encore une fois refusé d’adhérer au consensus québécois concernant la laïcité de l’État.

 

EN BREF

  • Jusqu’à la toute fin, le Parti Québécois aura tenté d’inscrire le consensus québécois en matière de laïcité dans le projet de loi 62. Jusqu’à la toute fin, le gouvernement libéral aura refusé d’adhérer à ce consensus.
  • Comme l’a déjà déclaré la ministre, il s’agit d’un projet de loi du Parti libéral, qui représente une solution pour le Parti libéral. Mais pas pour les Québécois.
  • Au lieu de protéger l’État québécois de toute influence religieuse, comme le demande la population québécoise, le projet de loi 62 soumettra plutôt l’État aux préceptes religieux de tout un chacun.

 

« Aujourd’hui, nos règles parlementaires offraient au gouvernement Couillard une ultime occasion d’adhérer au consensus québécois en matière de laïcité. Même s’ils visaient à traduire ce consensus dans le projet de loi, nos derniers amendements ont tous été rejetés par l’ensemble des députés libéraux; cela écarte définitivement toute possibilité d’unité sur la question », déplore Agnès Maltais.

 

Voici les amendements que proposait le Parti Québécois :

  • Le devoir de réserve des fonctionnaires;
  • L’interdiction des signes religieux pour les agents de l’État en position d’autorité, comme le suggérait le rapport Bouchard-Taylor;
  • Le refus de tout accommodement religieux à la règle du visage découvert dans la prestation et la réception des services publics;
  • Enfin, une reprise de contrôle quant aux accommodements raisonnables passant par un allégement du fardeau imposé aux employeurs dans la recherche d’accommodements religieux.

 

« Le gouvernement imposera donc sa solution aux Québécois, au lieu d’entendre leurs préoccupations. Ajoutons que son refus d’inscrire clairement le principe de la laïcité de l’État dans nos lois envoie le signal que l’État devra se soumettre à tous les préceptes religieux. Autrement dit, le projet de loi ne protège nullement l’État de l’influence des religions, un principe pourtant cher aux Québécois et aux Québécoises », a conclu Agnès Maltais.