Projet de dépotoir nucléaire à Chalk River - Le Parti Québécois réclame la tenue d’un BAPE
jeudi 4 mai, 2017
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Québec – Le porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Sylvain Gaudreault, le porte-parole en matière de ressources naturelles, Sylvain Rochon, et le député responsable de la région de l’Outaouais, Stéphane Bergeron, dénoncent le fait que le gouvernement fédéral ait négligé de consulter le Québec quant au choix du site de Chalk River pour l’implantation d’un dépotoir de déchets nucléaires. Ils demandent au gouvernement du Québec de tenir une consultation publique du BAPE sur ce projet.


EN BREF

  • Le Parti Québécois s’inquiète du projet d’implantation d’un dépotoir nucléaire à Chalk River, à proximité de la frontière québécoise.
    - Le ministre de l’Environnement, David Heurtel, a admis que le gouvernement du Québec n’a pas été consulté quant au choix du site.
    • Le dépotoir serait situé à un kilomètre de la rivière des Outaouais, principale source d’eau potable de la ville de Gatineau.
      - Une consultation générique du BAPE permettrait d’obtenir un portrait clair des risques liés à l’enfouissement des déchets nucléaires.**

« Le choix de ce site, à proximité de la rivière des Outaouais, comporte des risques réels pour la santé publique et l’environnement. Pourtant, le ministre de l’Environnement n’a même pas d’étude d’impact à nous présenter. Ce n’est pas vrai que le Québec doit se contenter d’être un simple spectateur. En ne remettant pas en question le choix du site de Chalk River, le gouvernement du Québec abdique face au fédéral. Le ministre doit confier au BAPE le mandat de tenir une consultation publique sur ce projet », a affirmé Sylvain Gaudreault.

« Le gouvernement a admis, hier, qu’il préparait un plan d’urgence en cas d’émissions radioactives, pour être prêt s’il se produit une catastrophe. Autrement, très peu d’information a filtré jusqu’à maintenant à propos de ce projet; l’essentiel de ce qui est disponible a été publié en anglais par la Commission canadienne de sûreté nucléaire. Rappelons que grâce au gouvernement du Parti Québécois, le Québec a fait le choix de sortir du nucléaire; nous avons donc le droit de connaître tous les risques associés à ce dépotoir », a exigé Sylvain Rochon.

« Le site a été choisi par une société d’État fédérale, sans l’aval du gouvernement du Québec. Or, c’est au Québec, aux Québécoises et aux Québécois de décider si un dépotoir de déchets nucléaires peut être installé à un kilomètre seulement de la principale source d’approvisionnement en eau potable de la ville de Gatineau et de nombreuses autres localités de l’Outaouais », a conclu Stéphane Bergeron.