Port de signes religieux - Philippe Couillard refuse de s’excuser auprès de ses propres électeurs
mercredi 22 février, 2017
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Québec – Après avoir dévoilé les résultats d’un sondage mené par la firme repère communication recherche démontrant que la majorité des électeurs libéraux appuient l’interdiction de signes religieux pour les juges, les policiers et les gardiens de prison, le chef de l’opposition officielle, Jean?François Lisée, et la porte-parole du Parti Québécois en matière de laïcité, Agnès Maltais, ont demandé au premier ministre Philippe Couillard de s’excuser d’avoir dénigré tous ceux qui sont en désaccord avec lui.

« La semaine dernière, le premier ministre a déclaré que tous ceux qui étaient d’accord avec la proposition de Bouchard-Taylor, soit d’interdire les signes religieux pour les juges, les gardiens de prison et les policiers, faisaient preuve de "dérive néfaste" et "banalisaient le discours xénophobe". Il s’adresse ainsi à la majorité des Québécois – 63 % – et à la majorité de ses propres électeurs – 52 % », a indiqué Jean-François Lisée.

Trois fois pendant la période de questions, M. Lisée a offert au premier ministre l’occasion d’exprimer des regrets d’avoir ainsi dénigré les Québécois et ses propres électeurs. Trois fois, le premier ministre a refusé de retirer ou de regretter ses paroles, ce qui indique que M. Couillard considère que 52 % des électeurs libéraux font preuve de dérive néfaste et banalisent le discours xénophobe. C’est du jamais?vu.

« Dans ce dossier, il n’y a qu’un seul Québec. Montréal, Québec, les régions : toutes approuvent à plus de 60 % l’interdiction du port de signes religieux pour les policiers, les juges et les gardiens de prison. Les francophones, à plus des deux tiers, ainsi que les allophones, dans une proportion de 50,3 %, l’approuvent également. C’est un enjeu transrégional, transpartisan et transgénérationnel. Nous avons démontré clairement que le Parti Québécois et les autres partis d’opposition sont sur la bonne voie en proposant au premier ministre d’interdire le port de signes religieux pour les personnes en autorité. Maintenant, au gouvernement d’agir! », a ajouté Agnès Maltais.

« Maintenant qu’il est mieux informé de la réalité de l’opinion publique et de sa base politique, est-ce que le premier ministre va faire preuve d’un peu d’humilité et de respect pour ceux qui sont en désaccord avec lui? », a demandé le chef de l’opposition officielle, devant un premier ministre qui s’est campé dans une arrogance totale.