De plus en plus de voix s’élèvent en faveur d’une enquête du vérificateur général sur la gouvernance des FIER - 7 mai 2009
Hier, Agnès Maltais, députée de Taschereau et porte-parole de l’opposition officielle pour la Capitale-Nationale, a révélé que le FIER Montestrie Capital, de Granby, a investi 250 000$ dans un hôtel montréalais de luxe pour chats et chiens de compagnie. Le minitre Bachand n’a rien trouvé de mieux à dire que de l’accuser de « tenir des propos méprisants et hautains envers l’industrie des services ». Or, il n’en est rien. Posons-nous plutôt la question suivante : est-ce à ça que l’argent des contribuables québécois doit servir ? Les FIER ont été conçus comme capital de démarrage d’entreprises. Comme le rappelle André Pratte dans son éditorial d’aujourd’hui, les FIERS devaient « agir comme levier pour amener d’autres partenaires privés à financer la réalisation de projets en région ». Au profit des gens qui y habitent, des communautés qui s’efforcent de faire face à des défis toujours plus importants. La voix de l’éditorialiste fédéraliste s’est d’ailleurs ajoutée au concert de celles qui réclament une enquête du vérificateur général. Jean Charest et son ministre des Finances ainsi que du Développement économique, Raymond Bachand, restent cependant de glace. Le ministre Bachand répète que la mécanique des FIER est simple, et qu’Investissement Québec est en mesure de revoir l’ensemble des dossiers pour formuler des recommandations au gouvernement. Pourtant, au moins six FIER contreviennent aux règles établies en ayant investi plus de 50% de leur capital à l’extérieur de leur territoire. Or, presque une semaine après le dévoilement de la première irrégularité, le ministre peine toujours à répondre aux questions incessantes de l’opposition et à statuer sur la capacité d’IQ à effectuer les vérifications requises. Ces contradictions discréditent le ministre, estime la chef du Parti Québécois et chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, qui réclame une enquête du vérificateur général pour faire toute la lumière sur la gestion des FIER dont le deux tiers des fonds provient des contribuables.
La ministre Normandeau devra expliquer l’échec du gouvernement libéral pour le développement des régionsÀ cet effet, le député de Labelle et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement régional et d’occupation du territoire, Sylvain Pagé, et le député de Matane, Pascal Bérubé, entendent questionner la vice-première ministre, ministre des Régions et ministre responsable de la région Gaspésie–Iles-de-la-Madeleine, Nathalie Normandeau, pour qu’elle explique l’échec de son gouvernement pour le développement des régions, particulièrement dans la foulée du scandale des FIER. L’interpellation aura lieu le vendredi 8 mai, de 10 h à midi, au Salon bleu de l’Assemblée nationale
Thématique : Économie |
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