Le Parti Québécois veut faire adopter, à l’Assemblée nationale, une motion sur les paradis fiscaux - 2 avril 2009Alors que se dessine à la rencontre du G20 un consensus en faveur de la lutte aux paradis fiscaux, le député de La Prairie, François Rebello, et le député de Rimouski et porte-parole de l’opposition officielle en matière de revenu, Irvin Pelletier, ont déposé à l’Assemblée nationale une motion afin d’exiger du gouvernement fédéral qu’il signe des conventions fiscales bilatérales avec les pays garantissant toujours le secret bancaire. M. Rebello rappelle que selon une étude de la Chaire d’études socio-économiques de l’UQÀM (2008) : « les grandes banques canadiennes auraient évité de payer 16 milliards $ en impôts entre 1993 et 2007 en raison du laxisme du Canada en matière d’évasion fiscale. À l’échelle québécoise, cela représente un manque à gagner d’environ 1,8 milliard $. Ces résultats sont cohérents avec l’estimation de Statistique Canada à l’effet que 88 milliards $ de revenus imposables canadiens reposaient dans des “centres financiers offshore” en 2003. Il s’agit d’un manque à gagner d’environ 10 milliards $ de revenus perdus pour les différents ordres de gouvernement au Canada, soit environ 2 milliards $ pour le gouvernement du Québec ». « Le dernier budget de Monique Jérôme-Forget disait vouloir s’attaquer à l’évasion fiscale, le gouvernement libéral doit s’y mettre dès maintenant, pas en 2011 comme c’est inscrit dans le budget », a réclamé le député de La Prairie, François Rebello.
Thématique : Économie |
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