Le Parti Québécois réclame un plan d’urgence pour les aînés - 28 mai 2009Le gouvernement libéral n’a toujours pas proposé de solutions pour corriger les situations inacceptables dénoncées par la Protectrice du citoyen dans son rapport annuel déposé à l’Assemblée nationale cette semaine. Le Parti Québécois prend les devant ! À l’Assemblée nationale, aujourd’hui, la députée de Crémazie et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’aînés, Lisette Lapointe, a réclamé aujourd’hui un plan d’urgence à cet effet. « Le rapport de la Protectrice du citoyen est accablant et constitue en quelque sorte le bulletin du gouvernement libéral à l’égard des conditions de vie des aînés », a déclaré Lisette Lapointe. Le retard du gouvernement dans le processus de certification des résidences privées pour personnes aînées est inadmissible et inexplicable, sachant que seulement 31% des résidences sont certifiées. La députée reproche aussi au gouvernement le fait que 70% des centres d’hébergement et de soins de longue durée publics n’aient toujours pas fait l’objet d’une visite d’appréciation de la qualité des services de la part du ministère de la Santé et Services sociaux. « Il faut agir immédiatement pour corriger cette situation », a-t-elle poursuivi.
Deux propositions au gouvernementÀ l’Assemblée nationale, la députée de Crémazie a donc proposé au gouvernement : de mettre sur pied une équipe d’urgence chargée de faire le tour des résidences privées et des centres d’hébergement et de soins de longue durée afin de compléter l’accréditation et l’appréciation de la qualité des services ; d’émettre une directive claire quant aux exigences de formation pour les préposés aux aînés et la faire appliquer sans délai. « Le ministère de la Santé et des Services sociaux dispose d’un personnel compétent pour faire face à des situations urgentes et la situation qui prévaut dans certaines résidences mérite qu’on agisse immédiatement », a insisté Mme Lapointe. La députée de Crémazie propose aussi que l’Assemblée nationale soit informée de l’évolution du plan d’urgence d’ici la fin des travaux parlementaires, en juin. « La situation est connue, le gouvernement n’a rien fait, il est plus que temps d’agir », a conclu Lisette Lapointe.
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