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'Parents et poupons à l'Assemblée nationale pour le dépôt de la pétition Un enfant, une place qui a recueillie 17 000 signatures'

Parents et poupons à l'Assemblée nationale pour le dépôt de la pétition Un enfant, une place qui a recueillie 17 000 signatures - 17 novembre 2009

Mise à jour le 18 novembre 2009 à 10 h 50




C’est en compagnie de parents et de leurs poupons que le député de Gouin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille, Nicolas Girard, a déposé la pétition Un enfant, une place à l’Assemblée nationale aujourd’hui. Plus de 17 000 personnes ont signé la pétition et plus de 2000 parents ont aussi écrit un commentaire ou raconté leur histoire.

Cette pétition visait deux objectifs :
1. Donner une voix aux parents qui n’ont pas de place en services de garde éducatifs ;
2. Faire pression sur le gouvernement libéral afin que chaque parent qui le désire, puisse avoir accès à une place à 7$ pour son enfant.

Au cours des derniers mois, Nicolas Girard a fait une tournée dans plusieurs régions du Québec afin de déterminer l’ampleur de la crise d’accessibilité aux services de garde éducatifs et aussi pour recueillir des témoignages de parents en attente d’une place.

« Le Québec vit actuellement un mini baby-boom et nous nous en réjouissons », a déclaré Nicolas Girard. « Malheureusement, le développement de nouvelles places en services de garde se fait au compte-gouttes et ne suit pas l’évolution de la courbe des naissances. »

Par exemple, juste en Montérégie, plus de 18 000 enfants sont en attente d’une place, dont 12 000 places sont nécessaires au 31 octobre.

Pour l’année 2009-2010, le gouvernement s’est fixé comme objectif de développer 6300 nouvelles places. Or selon les données fournies par le Ministère de la Famille en date du 30 septembre dernier, seulement 1312 places ont été créées. Ceci ne représente que 20% de l’objectif.

À titre de comparaison, on développait en moyenne plus de 14 000 places par année à l’époque où le Parti Québécois était au pouvoir.

En campagne électorale, les libéraux avaient promis de développer 15 000 nouvelles places d’ici 2010. Or, le plan stratégique du ministre de la Famille prévoit dorénavant l’autorisation de 15 000 nouvelles places d’ici 2012. Les familles ne verront donc pas la couleur de ces places avant 2013, 2014 ou même 2015…

« Le résultat de la crise en services de garde est le suivant : des parents doivent attendre jusqu’à deux ans, trois ans et parfois même quatre ans avant d’avoir une place en services de garde. Ce n’est pas acceptable ! », a déclaré M. Girard.

Il en coûte environ 10 000 dollars pour créer une place en centre de la petite enfance (CPE). Les CPE sont un lieu de socialisation et de développement, ont démontré leur rôle dans la réussite scolaire. Taux d’activité des femmes sur le marché du travail a augmenté depuis la création des CPE qui jouent un rôle important dans le développement économique – surtout en période de ralentissement économique !

Ce retard est profondément injuste. Des parents doivent refuser de retourner au travail pour s’occuper de leur progéniture. D’autres retournent malgré les difficultés financières importantes engendrées par des coûts de service de garde allant jusqu’à 55 $ par jour – plus de 1600 $ par mois, soit davantage qu’une hypothèque ! Tant de familles paient les mêmes impôts que celles qui bénéficient des CPE et pourtant, n’y ont pas accès.

Juste avant la période de question de l’après-midi, en point de presse, Nicolas Girard a rappelé qu’il a eu l’occasion d’interpeller le ministre de la Famille à plusieurs reprises sur le manque de places en services de garde. « Lors de l’étude des crédits de son ministère, au printemps dernier, j’ai lu des cas de parents qui n’avaient pas de places et qui étaient à la recherche de solutions. Vous savez ce que le ministre m’a répondu, et ce, deux fois plutôt qu’une : “que les parents fassent garder leur enfant par la voisine !” C’est inacceptable », s’est-il exclamé.

Pauline Marois, mère des CPE, était aussi présente. « La solution du Parti libéral c’est : “un enfant, une voisine”. Ce que nous réclamons aujourd’hui c’est que chaque parent puisse avoir accès à une place à 7 $ pour son enfant. Pour ce faire, le gouvernement doit accélérer maintenant le développement des nouvelles places et annoncer dès le prochain budget le développement des 15 000 places additionnelles », a conclu la chef de l’opposition officielle.



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