« Nous avons assez patienté; le ministre Paradis doit passer de la parole aux actes! »
lundi 22 août, 2016
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Québec, le 22 août 2016 – Le député de Richelieu, Sylvain Rochon, ainsi que son collègue député de Berthier et porte-parole du Parti Québécois en matière d’agriculture, André Villeneuve, sonnent une fois de plus l’alarme à propos des ennuis financiers que vivent des agriculteurs de la circonscription de Richelieu, notamment ceux dont les terres sont situées aux abords de la Baie de Lavallière, dans un milieu naturel fragile. À la suite d’une visite à la ferme de la famille Paul de Sainte Anne de-Sorel, qui fait face à la situation la plus dramatique, Sylvain Rochon a perdu patience.

« J’ai offert, dès mon entrée en fonction, ma pleine et entière collaboration au gouvernement afin que soient trouvées des solutions pour ces agriculteurs dont les terres se drainent mal en raison d’une combinaison de facteurs environnementaux. D’ici là, il faut aussi qu’ils soient dédommagés. Pourtant, malgré quelques signaux positifs à différentes occasions, rien n’a abouti. Je demande au ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis, de mettre le poing sur la table et d’exiger de son gouvernement qu’il agisse maintenant. La famille Paul n’a plus les moyens d’attendre! », a insisté le député de Richelieu.

André Villeneuve endosse évidemment le cri du cœur de son collègue. « Parmi celles qui sont les plus touchées, la famille Paul vit l’enfer au quotidien. Impuissante, elle voit s’additionner, année après année, des pertes de rendement désastreuses. Les conséquences économiques sont telles qu’elles mettent en péril la survie même de la ferme établie depuis sept générations. Vient un temps où le gouvernement doit faire preuve de jugement et d’un minimum d’humanité, et il est venu, ce temps. Le ministre Paradis doit faire entendre raison à ses collègues du Conseil des ministres pour que des solutions soient trouvées et que la famille Paul soit dédommagée », a-t-il poursuivi.

« L’un des problèmes que tous identifient est l’obstruction des affluents. Or, l’entretien de ces affluents nécessite l’autorisation de plusieurs ministères, dont les résultats d’analyses se contredisent et qui se livrent à des guerres de juridiction. Depuis des mois, le gouvernement a entre les mains une étude hydrogéologique qui peut guider son action. Assez, c’est assez! Après plus de deux ans et demi de tergiversations, le gouvernement libéral doit régler cette affaire immédiatement », a conclu Sylvain Rochon.