Neutralité religieuse de l’État: Le projet de loi doit représenter une avancée pour le Québec
mardi 15 août, 2017
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Québec, le 15 août 2017 – La porte-parole de l’opposition officielle en matière de laïcité, Agnès Maltais, a présenté aujourd’hui l’essentiel des amendements qu’elle déposera lors de l’étude détaillée du projet de loi sur la neutralité religieuse de l’État. 

EN BREF

  • Les modifications que nous souhaitions retrouver dans le projet de loi ont été transmises au gouvernement libéral il y a presque un an.
  • Au terme de ce long délai, nous espérons que la ministre de la Justice nous proposera un projet de loi qui représentera une avancée pour le Québec et non un recul, comme c’est le cas de la version originale.

« Les modifications que nous souhaitions retrouver dans le projet de loi ont été transmises au gouvernement libéral il y a presque un an. La ministre de la Justice a beaucoup tardé, sous prétexte de soumettre ses propositions d'amendement au caucus libéral avant de reprendre l'étude du projet de loi. Nous espérons qu’elle a fait ses devoirs. Ce projet de loi doit représenter une avancée pour le Québec et non un recul, comme c’est le cas de la version originale », a d’abord insisté Agnès Maltais.

La porte-parole rappelle certains amendements significatifs proposés l’automne dernier : « Nous devons inscrire le principe de la laïcité de l’État et celui de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. Il faut aussi interdire les signes de conviction religieuse pour les personnes en position d’autorité, et ajouter le devoir de réserve des fonctionnaires », a-t-elle énuméré.

« Il est également essentiel de supprimer du projet de loi l’exception concernant l’interdiction du visage couvert dans la prestation et la réception des services publics, et d’y ajouter l’interdiction expresse du port du tchador dans la fonction publique québécoise. Il faut, enfin, reprendre le contrôle sur les demandes d’accommodement religieux et tracer des balises afin que les pratiques en cette matière soient claires et uniformes partout dans les deux grands réseaux de services publics », a conclu Agnès Maltais