La ministre Normandeau incapable de défendre les régions au conseil des ministres - 8 mai 2009
La ministre Normandeau est incapable de défendre adéquatement la cause des régions à la table du Conseil des ministres. Les dossiers s’accumulent et rien ne bouge. Pire, la situation régresse ! Pour le Parti Québécois, son laisser-faire est déloyal envers l’engagement qu’elle a pris à l’endroit des régions. « Comment peut-elle expliquer qu’elle a laissé son gouvernement modifier discrètement les critères d’investissement des fonds FIER qui peuvent investir 50 % à l’extérieur de leur région d’origine ? Le gouvernement libéral fait de la fausse représentation envers les régions du Québec », a affirmé Sylvain Pagé. Il a sérieusement de quoi se questionner sur les motifs ayant conduit la ministre Normandeau à accepter qu’Investissement Québec permette que l’argent dédié au fonds FIER pour une région serve à des entrepreneurs et des entreprises de la région de Montréal. « C’est une forme de mépris de la part du gouvernement libéral qui laisse entendre que les régions n’ont pas d’entrepreneurship. C’est faux. Les régions du Québec ne demandent qu’un petit coup de pouce, pas des bâtons dans les roues », a insisté Sylvain Pagé. Selon la ministre, seulement 6 des 44 fonds on contrevenu à la règle qui exige que 50% des sommes soient investies dans leurs régions ; elle n’estime pas cette situation très grave. Pourtant, le père du programme FIER, Yves Séguin, disait précisément en avril 2004 : « On ne veut pas que ces fonds-là servent à des projets à Montréal ou à Québec. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas de respect pour Montréal ou Québec, c’est parce que c’est un volet régional et ce qu’on veut aider, c’est les grandes régions du Québec qui ont besoin d’aide, qui n’ont pas eu de fonds vraiment à elles. » Ce matin, la ministre a défendu avec force le fait que des fonds publics aient servi à financer un hôtel de luxe pour chiens et chats. « Je mets au défi la ministre Normandeau de rencontrer les entrepreneurs agricoles pour justifier cette décision, eux qui n’ont pas droit aux fonds FIER », a poursuivi M. Pagé.
Internet haute vitesse : les citoyens écopent de la lenteur du gouvernementPlus de 800 000 Québécois n’ont toujours pas accès au service Internet haute vitesse. Le député de Labelle, Sylvain Pagé reçoit des centaines de plaintes de citoyens n’ayant pas le service Internet haute vitesse : des enfants ne peuvent réaliser leurs travaux scolaires, des entrepreneurs doivent renoncer à leur projet d’entreprise ou encore des travailleurs autonomes doivent acheminer le fruit de leur travail la nuit !
Crédit d’impôt aux diplômés travaillant dans une région éloignéeLa ministre se traîne également les pieds dans le dossier des crédits d’impôt aux diplômés travaillant dans une région éloignée. Le gouvernement en a modifié. Or, le gouvernement libéral vient d’annoncer qu’il entend le bonifier, d’ici 2014 seulement. « Pourquoi attendre si longtemps avant de rétablir un crédit d’impôt qui fonctionnait et qui était apprécié ? Faudra-t-il attendre que les régions se vident de leurs jeunes diplômés encore davantage pour agir ? », se demandent les députés Sylvain Pagé de Labelle et Pascal Bérubé de Matane.
La Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine : une région comme une autre pour les libérauxCe dernier comprend mal comment la ministre responsable de la région Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine peut prétendre que son gouvernement se préoccupe particulièrement de la région alors que les décisions vont dans le sens inverse. « Il y a un an, Nathalie Normandeau annonçait fièrement le FIER-Gaspésie, après quatre ans d’attente. Elle disait que le FIER-Gaspésie allait favoriser les projets de la péninsule gaspésienne dans les secteurs éolien, des biotechnologies marines, de la transformation du bois et du récréotourisme. Je ne savais pas que l’industrie du transport scolaire, en Outaouais de surcroît, était un secteur porteur pour la Gaspésie ! », a déclaré Pascal Bérubé. Le député de Matane rappelle que sous la gouverne du Parti Québécois, c’est le premier ministre du Québec qui avait la responsabilité du Plan de relance pour la Gaspésie, un engagement réitéré par la chef du Parti Québécois, Pauline Marois, lors de la dernière campagne électorale.
Thématique : Économie |
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