Lutte contre la corruption - Le gouvernement refuse que le commissaire soit désigné par l’Assemblée nationale
mercredi 4 novembre, 2015
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Québec – La preuve est maintenant faite et sans équivoque : le gouvernement tient à désigner lui-même la personne qui enquêtera sur le Parti libéral. C’est la seule conclusion à laquelle on peut arriver, estime le porte-parole du Parti Québécois en matière de sécurité publique, Pascal Bérubé. En effet, le gouvernement a rejeté la motion qu’il a présentée aujourd’hui en Chambre à ce sujet.

« Nous savons que le Parti libéral est actuellement sous enquête de l’UPAC. Or, le mandat du commissaire à la tête de l’UPAC, qui a pour mission d’assurer la coordination des actions de prévention et de lutte contre la corruption en matière contractuelle dans le secteur public, vient à échéance, et le commissaire demande au parti politique sur lequel il enquête de le reconduire dans ses fonctions. C’est insensé, ça n’inspire pas du tout confiance, et il faut absolument que ça change! », a insisté le porte-parole.

Le Parti Québécois est d’avis que le poste de commissaire à la lutte contre la corruption doit être occupé par une personne ayant obtenu la faveur des deux tiers des élus siégeant à l’Assemblée nationale. « C’est ainsi qu’au Québec, on nomme le vérificateur général et le directeur général des élections. Je ne vois pas comment ni pourquoi on pourrait prendre moins de précautions pour nommer une personne aussi importante que le commissaire à la lutte contre la corruption », a poursuivi Pascal Bérubé.

La motion rejetée par les députés libéraux se lit comme suit :

« Que l’Assemblée nationale demande au gouvernement que la nomination du commissaire à la lutte contre la corruption soit approuvée par les deux tiers de ses membres. »